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Qui est Florence Montreynaud ?
[mardi 08 mars 2011]

Historienne et écrivaine – et non pas écrivain, comme elle aime le rappeler –, Florence Montreynaud est une féministe qui s’est engagée pour la défense des droits des femmes il y a maintenant quarante ans. Présidente du mouvement des Chiennes de garde, qu’elle a fondé en 1999 pour lutter contre les insultes à caractère sexiste, elle a fait des violences symboliques adressées aux femmes son cheval de bataille. Nous l’avons rencontrée alors qu’elle s’apprête à passer la main à une autre chef de meute à la Présidence des Chiennes de garde. 

 

Lorsque l’on consulte la page Wikipedia consacrée à Florence Montreynaud, on apprend que sa devise favorite est "Et liberi et libri" ("Et des enfants et des livres") en réponse au carcan social qui enjoignait autrefois aux jeunes filles de choisir parmi ces deux options. C’est donc une féministe dévouée à la cause des livres et des études que nous nous attendons à rencontrer dans les salons de l’hôtel du Scribe tout proche de la Madeleine, où Florence Montreynaud nous a donné rendez-vous. Souriante, elle détone avec l’image stéréotypée que l’on peut parfois avoir des féministes – masculines et revanchardes. On comprend un peu mieux également pourquoi les membres des Chiennes de garde sont parfois considérés par les autres féministes comme trop parisiennes et bourgeoises. C’est vrai qu’à première vue, on a du mal à imaginer Florence Montreynaud lever le poing ou pis, se prendre au jeu d’un happening pour défendre l’honneur bafoué des femmes. Il n’en est pourtant rien : deux jours plus tôt, le 6 décembre, elle a organisé – comme chaque année depuis maintenant onze ans- le rassemblement place du Québec, dans le 6e arrondissement parisien, qui commémore le massacre de quatorze jeunes polytechniciennes québecquoises, disparues sous la violence d’un seul homme, un antiféministe. Florence Montreynaud est donc l’une de ces femmes qui a fait de la défense des droits des femmes un engagement de toute une vie. 

 

Nous nous installons sur les banquettes, l’entretien commence. C’est avec le sourire et une affabilité à toute épreuve que la présidente des Chiennes de garde revient dans un premier temps sur sa jeunesse et les débuts de son engagement féministe. 

 
 

Souvenirs d’une jeune fille rangée

 

Née en 1948 dans une famille de la bourgeoisie parisienne, classique et assez conservatrice, Florence Montreynaud n’a pas été nourrie aux valeurs féministes lorsqu’elle était enfant. Même si sa mère "la berçait d’histoires telles que celle de Marie Curie qui n’avait pas le droit de vote et de sa grand-mère qui déjà, à l’époque, s’en indignait", son père soutient encore mordicus que les femmes sont moins intelligentes que les hommes : "c’était délicat avec une femme et cinq filles à la maison. Mais il disait que l’on ne pouvait pas le démontrer parce que les études n’étaient pas les mêmes pour les filles et les garçons". Ainsi donc, pendant longtemps, Florence Montreynaud a cru qu’elle devait à la bonté du Général de Gaulle son droit de se rendre aux urnes. Elle estime n’avoir pas été victime personnellement des injustices qui chaque jour, frappent les femmes. Elle l’admet elle-même : sa vie calme et studieuse de jeune nantie l’a tenue à l’écart du mouvement de Mai 68, comme elle l’a tenue loin des premières actions féministes menées en France. Mariée à dix-neuf ans à "un homme d’ordre, qui se méfie des gauchistes", sa sensibilité intellectuelle aux idées féministes prend forme lorsqu’elle lit pour la première fois Le Deuxième sexe de Simone de Beauvoir.

 
 

La rencontre avec le MLF

Mais sa "renaissance", sa "mise en mouvement" date de sa lecture dans Le Monde, de l’article relatant la manifestation du MLF le 26 août 1970. Ce jour-là, les "historiques" du mouvement féministe, neuf femmes d’âge divers, se donnent rendez-vous sous l’Arc de triomphe pour rendre hommage à la femme du soldat inconnu. Florence Montreynaud ne s’y trouve pas mais lorsqu’elle prend connaissance de leur action, c’est le déclic : elle "veut en être". Pourtant, son engagement réel ne survient que l’année suivante, en 1971, lorsque Le Nouvel Observateur publie le "Manifeste des 343". Elle prend alors contact avec le MLF via l’adresse d’une boîte postale laissée à la fin du Manifeste. On lui donne rendez-vous le 21 avril 1971 à l’Ecole des Beaux-arts pour assister à sa première A.G. du MLF. C’est durant cette première réunion agitée, quelque peu chaotique, que Florence Montreynaud trouve un écho concret à sa "sensibilité intellectuelle au féminisme". Elle s’engage alors à la fois au MLF et au Mouvement français pour le Planning familial (MFPF). 

 

Florence Montreynaud a fait partie de "la première génération de jeunes filles à avoir pris la pilule". C’est cependant sur la défense de cette cause que va se centraliser, dans un premier temps, son engagement féministe : "Ca me semblait être fondamental pour la liberté des femmes". Avec le MFPF, elle s’engage pour la légalisation de l’avortement et s’occupe de la prise en charge des femmes souhaitant interrompre leur grossesse Elle va également dans les classes pour des dialogues avec les élèves sur l’éducation sexuelle. 

 

En 1977, Florence Montreynaud ouvre une permanence du Planning à Crépy-en-Valois, une petite ville de l’Oise et en 1979, elle est à l’origine de la pétition qui a permis l’ouverture à Senlis du centre d’orthogénie, qui dispense des moyens contraceptifs et pratique l’IVG. Sa lutte en faveur de la dépénalisation de l’avortement l’incite également à rejoindre le mouvement féministe Choisir, créé en 1971 par Simone de Beauvoir et Gisèle Halimi. C’est d’ailleurs sous l’étendard de Choisir que Florence Montreynaud se présente en 1978 aux élections législatives. Déjà élue l’année précédente conseillère municipale de Fresnoy-le-Luat, elle est la première femme à se présenter dans sa circonscription. Pourtant, elle renonce après cette expérience de la vie politique, désemparée par la violence sexiste à laquelle elle doit faire face, ses affiches électorales ayant été marquées de l’insulte "PUTE". 

 
 

Le féminisme ?  Un "humanisme"

 

Pour Florence Montreynaud, "chacun donne sa propre définition" du féminisme.  Elle nous en donne sa propre vision, une définition dans laquelles les personnes ayant peur du mot "féminisme" peuvent se reconnaître  :  "un engagement collectif pour que les hommes et les femmes soient égaux en droit et en dignité, et que ces droits soient appliqués". Un mouvement égalitaire donc, appelant à la conscience de l’autre par une démarche personnelle et volontaire, loin de l’image que peuvent renvoyer les féministes "extrémistes" qui haïssent les hommes, ces oppresseurs des femmes. Non : "Le féminisme est un mouvement égalitaire et libérateur", "un humanisme au sens philosophique du terme : il tient l’être humain pour la valeur suprême, et il revendique pour chacun la possibilité d’épanouir librement son humanité" . Un peu trop candide Florence Montreynaud ? Oui, assurément. Pour elle, c’est par une impulsion humaniste et non-violente que doit s’opérer le changement des mentalités et la fin du "système de violences, d’inégalités et d’injustices qu’est le machisme" . Et la tâche est encore difficile selon elle : "Aujourd’hui, après un siècle et demi de travail, nous avons obtenu l’égalité des droits ; le dernier a été de pouvoir transmettre son nom à son enfant. Maintenant, il y a faudra encore quatre ou cinq siècles pour que le droit entre dans la pratique, par exemple pour l’égalité des salaires. Quant à l’égalité en dignité, c’est beaucoup plus difficile et beaucoup plus compliqué et je crois que dix autres siècles ne seront pas de trop ! Cela fait des millénaires que les femmes sont méprisées, que leur corps est assimilé soit à la maternité, soit à la prostitution. Nous avons donc un énorme travail à faire pour revaloriser le désir et la sexualité des femmes".

 

Une "écrivaine" engagée 

 

C’est cette définition du féminisme que Florence Montreynaud a cherché à enseigner, à propager dans ses livres. Car elle est avant tout une historienne, une "écrivaine", qui a construit sa pensée féministe à travers l’écriture. Lorsqu’elle s’engage au sein du MLF, au début des années 1970, Florence Montreynaud est encore étudiante, travaillant à une thèse -non terminée- de russe sur Tourguéniev. C’est ce goût pour les lettres, associé à sa volonté de défendre les droits des femmes qui va définitivement marquer l’orientation de ses ouvrages : elle écrit sur l’amour, sur son histoire  et sur ses mots . Et bien sûr, elle écrit sur les femmes. En 1989, paraît Le XXe siècle des femmes, une somme de huit cent pages, préfacée par Elisabeth Badinter et qui retrace, année après année à travers des portraits de femmes, leur combat pour être enfin reconnues comme les égales des hommes. Réédité à quatre reprises, avant d’être rebaptisé, en 2006, L’Aventure des femmes (Nathan), l’encyclopédie est un succès en librairie. Son entreprise ne s’arrête pas là. Actuellement en pleine rédaction de ses Mémoires féministes, elle s’est replongée dans son passé, s’est "prise comme sujet" pour "raconter d’où [elle] vient, afin que l’on comprenne ce qu’est le parcours d’une féministe". 

 
 

Une Chienne de garde, une cheffe de meute

 

Florence Montreynaud n’est pas qu’une historienne. Elle est aussi une militante. Le 8 mars 1999, elle lance le manifeste des Chiennes de garde, association mixte qui lutte contre "les insultes sexistes publiques faites aux femmes". Florence Montreynaud en est la "cheffe de meute" jusqu’en 2000 (moment où Isabelle Alonso la remplace) avant de recouvrer sa place en 2007. Bien que le mouvement des Chiennes de garde soit une petite structure – une quinzaine de responsables, environ 250 membres – le retentissement dans les médias de leurs actions a été conséquent. La cause ? Le nom même de l’association, que Florence Montreynaud analyse comme un "phénomène sociologique et linguistique". Elle qui se dit dérangée par la violence du vocabulaire des féministes françaises a choisit un nom fort – un peu trop peut-être – pour mener la lutte contre les insultes faites aux femmes. Somme toute, malgré un nom un peu "primaire", l’association des Chiennes de garde reste très classique : elle s’est dotée d’une structure juridique pour pouvoir accompagner les femmes insultées dans leurs actions en justice. Quant aux membres des Chiennes de garde, à voir leur profil, on comprend bien que le militantisme original et décalé  n’est définitivement pas leur mode d’action.  L’association des Chiennes de garde serait à l’image de la société française : ses adhérents, principalement des femmes, sont essentiellement issues d’Ile-de-France. La moyenne d’âge ? La quarantaine, peu de trentenaires, quelques femmes de moins de vingt-cinq ans et beaucoup qui ont plus de cinquante ans, très peu de femmes issues des minorités. Soit, finalement, pas si représentatif de la société française... Pour Florence Montreynaud, le profil parisien et bourgeois des membres des Chiennes de garde n’est pas propre au féminisme : il est surtout symptomatique de la centralisation de la France : "Les féministes sont le plus souvent des petites ou moyennes bourgeoises, un peu éduquées. La France est un pays marqué par son histoire, avec la prépondérance de Paris. C’est un problème que n’ont pas seulement les féministes, mais les mouvements français".

 

Les Chiennes de garde sont aussi très traditionnelles dans leurs modalités d’action : il s’agit avant tout d’une structure de réflexion, qui se réunit le premier dimanche de chaque mois pour "débattre entre nous de sujets féministes, parfois avec une personne invitée"  "On y débat de différents thèmes que l’on choisit entre nous – il n’y a pas de professionnel -, tout le monde s’exprime et l’on fait connaissance. Avec le temps, j’ai compris qu’il était très important d’avoir des temps pour la connaissance et la réflexion, et pas que pour l’action. Il faut agir à bon escient pour ne pas s’épuiser, et ce qui est très important, c’est de se connaître entre nous, de s’apprécier, d’être là pour le plaisir et pas seulement, comme c’est le cas avec les féministes, pour râler contre les trucs qui ne vont pas. A défaut de râler, la présidente des Chiennes de Garde devrait peut-être tout de même "japper" un peu plus bruyamment. A l’heure du féminisme 2.0., n’est-il pas un peu obsolète de se contenter de discuter avec ses "copines" féministes ? Depuis 1999, les Chiennes de garde et La Meute ont toutefois lancé environ 70 actions, soit pour défendre des femmes insultées publiquement, soit pour nous opposer à des publicités sexistes. C’est ce penchant un peu trop appuyé pour la réflexion théorique qui pourrait être reproché aux Chiennes de garde. Florence Montreynaud s’en défend : "Je vais faire de l’auto-satisfaction, mais ce que l’on fait, ça marche ! Les Chiennes de garde sont l’un des groupes féministe les plus connus de France. Si vous êtes là à m’interviewer d’ailleurs, c’est que cela fonctionne (sic !). Notre nom si choquant a fait beaucoup pour montrer que les féministes ont du culot, et osent revendiquer qu’on respecte la dignité des femmes. Le machisme tue tous les jours, le féminisme n’a jamais tué personne.» Il est vrai que certaines actions ont eu un écho conséquent : avec La Meute, autre mouvement mixte qu’elle a fondé en 2000 et fort d’un réseau de 7 700 membres, Florence Montreynaud a fait de la publicité sexiste (à lire sur ce sujet un texte de Matthieu Lahure, rédacteur du site Implications philosophiques) son second cheval de bataille. Parties en croisade contre la mode du "porno chic" qui a essaimé la publicité à la fin des années 90 et au début des années 2000, Florence Montreynaud et ses amies de La Meute ont semble-t-il, encore du travail : "Aujourd’hui dans la pub, il y a moins de choses horribles, mais c’est beaucoup plus insidieux et moins scandaleux. Les clichés sexistes sont encore très prégnants dans la société".

 
 

Les "nouvelles générations" de féministes 

 

Que dire des relations qu’entretiennent les Chiennes de garde avec les autres mouvements composant le large spectre du féminisme français ? Pour Florence Montreynaud, il est d’abord trompeur, voire erroné, de parler de "nouveau féminisme", qui est typiquement une "formule de journaliste" : "Je ne vous imputerai pas les torts des autres journalistes, mais c’est classique ! C’est comme un manège, on en a marre des anciennes féministes, donc on va chercher les nouvelles féministes, on les met sur le pavois. Moyennant quoi, les autres associations sont jalouses, ça ne crée que des problèmes". Il existe, selon elle, une véritable continuité, une solidarité féminine et féministe entre les militantes de la première heure et les nouvelles, venues prendre leur relève : "Ce qui a changé, depuis une dizaine d’années, c’est que les jeunes féministes prennent contact avec les anciennes, les "vieilles". En ce qui me concerne, ça a commencé en 1992 avec le groupe des Marie pas Claire. Elles sont venues à la Maison des Femmes et ont demandé à rencontrer les "anciennes" féministes. En tant qu’historienne, je peux vous assurer que l’on vivait un grand moment car, jusqu’aux années 80, chaque nouvelle vague féministe a commencé par dire : "Il n’y a rien eu avant nous". La preuve, on avait osé dire en 1970 "Libération des femmes : Année zéro" ! On ne savait rien de ce qui s’était passé avant". Les seules exceptions selon elle ? "Psychépo", le groupe d’Antoinette Fouque, qui a déposé le sigle et la marque commerciale MLF, en se mettant à dos le reste du mouvement. Et plus récemment Ni Putes Ni Soumises qui s’est lancée en 2003 en écrivant, à tort, dans son manifeste fondateur "Les féministes ont déserté les cités", ce qui revenait à oublier les permanences du Planning familial.

 

Et lorsque l’on interroge Florence Montreynaud sur les éventuelles dissensions, rivalités ou mêmes querelles qui émaillent le féminisme français depuis la scission du MLF, difficile de ne pas y voir de la langue de bois : "Hormis Ni Putes Ni Soumises au début, exception tout à fait regrettable, on est plutôt copines. Et c’est normal, on milite ensemble ! Ce qui nous réunit compte plus que ce qui nous divise. Il arrive qu’il y ait des dissensions politiques très importantes, mais nous sommes capables de faire la part entre les différences politiques et les relations personnelles. Je pense que l’on a plutôt de bonnes relations, même si l’on me traite d’angélique quelque fois". Difficile, donc, d’aborder le sujet des déviances parfois extrêmes de certaines historiques du MLF, à l’image d’Anne Zelensky, aujourd’hui associée au site Internet Riposte Laïque, proche de l’extrême-droite et farouchement anti-musulman. "Parmi les anciennes, certaines ont pris des chemins tout à fait opposés, comme Anne Zelensky et Christine Delphy. J’ai des réserves sur leur engagement, mais je leur conserve mon amitié. Entre féministes qui nous connaissons depuis si longtemps, qui sommes parfois des adversaires politiques mais pas des ennemies (l’ennemi, c’est le machisme), si l’une est gravement malade, tout le monde ira la soutenir, il n’y a pas de haine". Toutes copines les féministes ? "Le féminisme, c’est une école de liberté. Etre féministe, c’est penser par soi-même, donc vous ne pouvez pas vous attendre à ce que l’on pense toutes selon la ligne du parti".

 

Parmi les lignes de discorde tenaces, il y a la question du voile, sur laquelle Florence Montreynaud admet aujourd’hui s’être trompée : "J’étais contre la loi interdisant le port du voile à l’école, car j’aurais préféré qu’elle repose sur un fondement féministe et non laïc ; je reconnais qu’elle s’est révélée efficace". Quant à l’autre objet de clivage important entre les féministes, c’est la prostitution. Là-dessus, Florence Montreynaud a un avis très tranché. Farouchement opposée à l’hypothétique projet prévoyant la réouverture des maisons closes, elle s’intéresse depuis maintenant plusieurs années à la question de la prostitution , et a particulièrement étudié les hommes qui paient pour un acte de prostitution (les "putaniers"), ainsi que ceux qui s’y refusent : "Les hommes qui refusent d’avoir recours à la prostitution sont une écrasante majorité, mais le problème, c’est qu’ils n’en parlent jamais et qu’ils ne s’unissent pas. Je les rencontre et cherche à constituer un réseau d’hommes contre le système prostitutionnel ". 

 

Favorable à la prévention auprès des adolescents pour les sensibiliser à la dégradation de la sexualité et à la violence que représente la marchandisation du corps des femmes, Florence Montreynaud prévoit d’enfin abandonner la présidence des Chiennes de garde pour se consacrer entièrement à cette activité. Sans oublier l’écriture de ses Mémoires : "J’avais lu les mémoires de mes copines, et j’étais toujours déçue car je les connais bien – je pense à Anne Zelensky ou à Françoise Picq, car il manquait une dimension affective, je ne retrouvais pas ce qui a fait le tissu chaleureux du mouvement. Et je me suis dit qu’au lieu de critiquer, j’allais m’y atteler. J’ai vu que c’était long et difficile, cela fait deux ans que j’y suis !".

 

A lire également sur nonfiction.fr :

 

 

Les lobbies féministes, par Lilia Blaise.

 

- Les associations de banlieue, Voix de Femmes et Voix d'Elles Rebelles, par Lilia Blaise. 

 

Mix-Cité, par Pierre Testard.

 

Osez le féminisme, par Lilia Blaise.

 

La Barbe, par Quentin Molinier. 

 

Les TumulTueuses, par Quentin Molinier.

 
 

- Une analyse des nouvelles modalités d’action des militantes féministes, par Marie-Emilie Lorenzi. 

 

- Un entretien avec la chercheuse Christelle Taraud sur la structuration actuelle du mouvement féministe, par Pierre Testard.

 

- Un entretien avec la philosophe Sandra Laugier sur l'éthique féministe du care, par Pascal Morvan et Quentin Molinier. 

 

- Un aperçu de la présence féministe sur Internet, par Pierre Testard.

 

- Une recension du livre de Valérie Ganne, Juliette Joste et Virginie Berthemet, Merci les filles, par Charlotte Arce. 

 
 

- Un entretien avec Martine Storti, sur le passé et l'avenir du féminisme, par Sylvie Duverger. 

 

- Une interview de la philosophe Geneviève Fraisse sur le féminisme et son actualité, par Sylvie Duverger et Lilia Blaise. 

 

- Un entretien avec Marie-Hélène Bourcier sur la queer theory, par Sylvie Duverger. 

 

- Une chronique de l'ouvrage de Jean-Michel Carré, Travailleu(r)ses du sexe (et fières de l’être), par Justine Cocset. 

 

- Une brève de féminisme ordinaire, par Sophie Burdet. 

 
 
 

* Ce dossier a été coordonné par Charlotte Arce, Lilia Blaise, Quentin Molinier et Pierre Testard.

 
 

A lire aussi : 

 

- Martine Storti, Je suis une femme. Pourquoi pas vous ? 1974-1979, quand je racontais le mouvement des femmes dans Libération, par Fabienne Dumont. 

 

- Réjane Sénac-Slawinski (dir), Femmes-hommes, des inégalités à l'égalité, par Aurore Lambert. 

 

- Sylvie Schweitzer, Femmes de pouvoir. Une histoire de l'égalité professionnelle en Europe (XIXe-XXIe siècles), par Léonor Gutharc. 

 

- "L'Etat doit-il réglementer la représentation du corps féminin dans la publicité ?", par Matthieu Lahure.

 

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