La "neutralisation" de la monnaie, à savoir faire en sorte que la monnaie soit muette, est au cœur de la pensée libérale. En effet, cette tradition considère qu’en matière d’évaluation, seuls les marchés sont légitimes. En conséquence, les banques centrales n’ont pas à intervenir. Elles doivent se limiter à fournir une bonne monnaie, à savoir une monnaie non inflationniste. On reconnaît là la position allemande, nourrie de la pensée ordolibérale. 
André Orléan, économiste, sur nonfiction.fr, le 9 janvier 2012.
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