<p>Un livre solide et court (un peu trop, parfois) sur le ph&eacute;nom&egrave;ne qui&nbsp;inqui&egrave;te les politiques am&eacute;ricains, D&eacute;mocrates comme R&eacute;publicains.</p>

Depuis quelques années, le Tea Party a fait irruption dans la vie politique américaine , et on a beaucoup parlé, mais finalement dit peu de choses, de cet ovni étatsunien. Vu de France, il ressemble tantôt a un "rebranding" du parti Républicain, peut-être lassé du néo-conservatisme en vogue pendant l’ère Bush, tantôt à un déferlement d’américains moyens, islamophobes et belliqueux. Sûrement croit-on encore dans l’hexagone que l’Amérique du Tea Party, c’est celle de la condamnation des anti-patriotes qui ne "pourraient même pas écrire le mot "vote" correctement ou le prononcer en anglais" mais "ont conduit un communiste radical à la Maison Blanche"—dont on aime à rappeler que le deuxième prénom est Hussein. Pourtant, ces mots sont ceux de Tom Tancredo, ancien Représentant du Colorado au Congrès américain, qui s’exprimait là devant des membres du Tea Party, mais qui ne peut prétendre, comme tous les hommes politiques américains, avoir capturé l’essence du mouvement. Kate Zernike le rappelle, si le Tea Party a fait—et continue de faire—sensation, c’est parce qu’il s’agit de plus que d’une énième rengaine conservatrice made in USA.

Bien sûr, les thèmes que porte le Tea Party ne sont pas nouveaux : responsabilité individuelle, méfiance totale à l’égard de toutes les institutions—au premier rang desquelles l’Etat fédéral lui-même, célébration du petit commerce et du grand marché, volonté féroce de réduire la dette et de limiter le service public… les économistes autrichiens, l’école de Chicago, ou le Cato Institute auraient pu nous en dire autant. Le Tea Party se distingue en fait d’abord par les critères suivants : la rencontre de jeunes activistes libertariens avec des baby-boomers résolus à défendre l’Amérique de la Constitution, des principes de rigueur fiscale et budgétaire devenus passion collective, la cristallisation de cette volonté populaire contre l’administration Démocrate et l’establishment Républicain, et la détermination de la foule à exprimer ses peurs, ses frustrations, et sa colère (Boiling Mad, en anglais, veut dire "enragé"). Avec, certes, quelques connaissances, mais surtout peu d’entrain, Kate Zernike aborde tous ces thèmes, pour, nous dit-elle, montrer le vrai visage d’un Tea Party souvent caricaturé. L’entreprise est louable, et à demi réussie. Pour vraiment combler le lecteur, qui n’apprendra pas grand-chose s’il a suivi l’actualité politique américaine depuis deux ans, il aurait fallu vraiment croire à son sujet, et à la démarche de ses acteurs, ce que Zernike a visiblement du mal à faire. Il n’en reste pas moins que son ouvrage est utile pour mieux comprendre le phénomène populaire le plus marquant de ces dernières années aux Etats-Unis.

 

La fin des baby-boomers ou la fin de l’Etat-Providence ?

Les thèmes au cœur du mouvement  ont été évoqués plus haut. Il n’aura échappé à personne qu’ils sont quasi-exclusivement économiques, et ce pour une raison simple : le projet du Tea Party n’est pas de traiter les sujets sociaux, qu’il rechigne d’ailleurs souvent à vouloir considérer sur le terrain politique. Bien sûr, il est parfois difficile d’isoler complètement les sujets économiques—surtout dans un pays ou le religieux se glisse partout et ou les values ("valeurs"), qui sont affaire de foi, mais aussi de politique et de philosophie, reviennent sans cesse sur le devant de la scène. Néanmoins, pour le Tea Party et selon la plus pure théorie non-interventionniste, l’Etat doit permettre aux citoyens d’être libre et en sécurité ; aux plus travailleurs et ingénieux d’entre eux, aidés par les forces du marché, de déterminer le reste .

Servis avec une rhétorique résolument guerrière, ces préceptes, souvent un peu décalés par rapport à un monde occidental qui a accepté une bonne dose de Welfare State, se drapent également dans une dignité constitutionnelle qui fait sa force. Armé du célèbre "We the People"  et en rapportant tout à une approche littérale du texte de 1787 , on peut effectivement justifier presque tous les discours. Brandissant leurs Constitutions en toutes occasions et distribuant des versions de poche à qui veut se plonger une nouvelle fois dans l’acte de naissance politique de la république américaine, les Tea Party ont choisi de célébrer leur attachement aux principes fondateurs de leur nation, mais aussi pris le chemin d’une stratégie politique extrêmement solide.

Reste qu’à ne jurer que par un texte qui date du XVIIIème siècle et par des axiomes économiques très XIXème, les supporters du Tea Party ont fini par mériter une réputation de fanatiques de la non-intervention aux relents d’Ancien Régime. Et si on leur a souvent prêté des convictions racistes, ce n’est pas seulement que leur rangs comptent une écrasante majorité de blancs conservateurs et d’un certain âge , ou que leurs critiques se soient tout naturellement portées vers Barack Obama, qu’on a accusé non seulement de vouloir transformer les Etats-Unis en puissance socialiste, mais aussi d’avoir menti sur ses origines et sa foi chrétienne – c’est aussi que la contribution du Tea Party au débat public s’est vite résumée à un arrière-gardisme forcené.

Porté haut et fort par des milliers de manifestants à travers le pays, le message est clair : c’en est fini de l’Etat-Providence. Rapidement, la puissance publique s’est vue accusée de tous les maux, comme par exemple de vouloir mettre en place des instances d’exécution pour les personnes en fin de vie, les fameux "death panels", selon la formule popularisée par Sarah Palin.

Selon Zernike, on voit ici le prolongement d’un mouvement né après-Guerre, porté par les anti-communistes, Barry Goldwater, et tous ceux qui, effrayés par les succès Démocrates du début des années soixante, avaient vu en John F. Kennedy l’homme à abattre. En 2009, le flambeau est repris par des enfants du baby-boom, qui, encouragés par les initiatives réussies d’une jeune prof de maths  et d’un journaliste financier , mais aussi soutenus par les animateurs star de la radio et de la télévision conservatrice, sans compter les dollars des frères Koch , créent de manière quasi organique une "troisième voix" que personne n’attendait. Si les meneurs, qui s’organisent avec l’aide de la structure conservatrice Freedom Works, n’ont souvent même pas la trentaine, il ne faut pas s’y tromper : les supporters du Tea Party sont âgés . Ils sont aussi plutôt diplômés, plutôt croyants, plutôt aisés, et moins préoccupés par leur situation financière que le reste de la population. Il faut donc peut-être croire les activistes du mouvement quand ils jurent que leur démarche n’a rien de politique ; serait-on face à des baby-boomers, échaudés par les turbulences financières de 2007 et prêts à descendre dans la rue pour défendre leurs économies plus que leurs convictions néo-libérales ?

Bien sûr, il est logique de voir les Tea Party rejeter cette étiquette de "politique" comme un compliment empoisonné — c’est justement leur méfiance à l’égard de politiques impuissants et menteurs qui justifie que les citoyens, "We the People", prennent les choses en main. Autour de Washington, DC, on s’exaspère : les élus, Démocrates comme Républicains, ne font plus l’affaire ; seul l’individu devrait être en mesure de décider de son destin. On atteint le stade ultime d’une société postmoderne qui n’a pas su honorer ses promesses, mais qui progresse inlassablement pour faire de chaque personne un îlot, un système, un monde. Du Not In My Backyard ("Pas dans mon jardin") que les profs de fac répètent souvent pour illustrer la vision individualiste que les américains ont de la politique, on passe à un Not My Problem qui veut ignorer non seulement les conséquences, mais jusqu’à l’existence même de la souffrance de l’autre. 

Bonnes questions, mauvaises réponses ?

Pourtant, n’y a-t-il pas aussi des raisons de se réjouir de l’arrivée du Tea Party sur la scène politique? Sans le dire vraiment, c’est à cela que Zernike consacre une bonne partie de son introduction. Alors que pas un observateur sérieux n’a manqué de souligner la fermeture d’esprit et le manque de profondeur politique des Tea Party (beaucoup, dans le mouvement, se revendiquent même de cette inculture—un argument central quand on veut signifier aux élites qu’elles ne sont plus légitimes à gouverner), l’auteur nous montre que les meneurs ne rechignent pas à aller se plonger dans une littérature politique gauche rouge pour trouver la recette du parfait mouvement populaire. Plutôt pas mal pour ceux que l’on n’imaginait justement pas capables d’ouvrir un livre. Ces jeunes activistes, qui aident chacun des dizaines de grand-mères et de grand-père à descendre dans la rue et exprimer ce qu’ils ont sur le cœur comme ils peuvent, sur des pancartes ou des tee-shirts, ont à coup sûr quelque chose d’attendrissant. Il y a dans leur démarche quelque chose du service aux personnes âgées. Et puis, quoi de plus beau qu’un peuple qui se prend en charge quand il estime que les dirigeants lui font du tort ?

Même si cela ne saurait faire oublier les propos odieux ou mensongers souvent tenus à l’égard du président Obama—92% des Tea Party pensent que "son action entraîne le pays vers le socialisme" —on aurait tort de ne pas reconnaître et apprécier l’engagement de ces citoyens sans histoire, dont la plupart n’avaient jamais participé à une campagne politique. On pourrait aussi dire du Tea Party, comme on le fait souvent du Front National en France, qu’il apporte de mauvaises réponses à des questions, qui, sur le fond, méritent d’être posées. L’affichage d’un primat total de la responsabilité individuelle n’est-il pas une réponse aux politiques budgétaires irresponsables de ces dernières années (elles concernent tout autant George W. Bush que Barack H. Obama, si ce n’est plus) ? La rhétorique enflammée contre les "élites" n’est-elle pas une réponse au manque de considération que les politiques semblent porter aux problèmes du citoyen lambda ? Ce retour radical vers une société mythique ou chacun est maître de son destin, n’est-ce pas une réponse au sentiment d’impuissance des gouvernants après la fin des idéologies politiques ? Comment reprocher à tous ces honnêtes gens de vouloir tenter de se débarrasser de leurs inquiétudes en criant aussi fort que possible ? Keli Carender, la prof de maths et bloggeuse libertarienne, explose page 19 : "Oh mon Dieu, qu’est-ce que ça fait du bien d’agir plutôt que de ressasser mes frustrations !". Il est finalement assez ironique de voir que le Tea Party, adversaire de Barack Obama au moins aussi farouche que le parti Républicain, est lui aussi basé sur le modèle du community organizing , c’est-à-dire l’action locale centré sur les besoin d’un groupe restreint, défini spatialement et socialement; un concept difficile à appréhender depuis la France, dont les tendances sévèrement centralistes ont toujours bridé à la fois les communities et l’organizing.

 

L’échec du post-partisanship et le retour à la Constitution

Mais pour mieux comprendre le Tea Party, il ne faut pas simplement maîtriser les grands principes de la politique américaine sur le temps long. Il faut aussi s’intéresser à la crise financière de la fin des années 2000 et à la réponse que Barack Obama a voulu y apporter. A l’évidence, voir la puissance publique porter secours aux plus grands symboles du capitalisme américain—les banques, bien sûr, mais aussi l’industrie automobile, qui fait la fierté de tout le pays—a provoqué des inquiétudes et nourri tous les fantasmes de "prise en charge généralisée de l’Etat" (en anglais, le "government takeover"). Et la rhétorique du Sénateur de l’Illinois de 2008 a peut-être tout autant convaincu les américains de rejoindre le mouvement Tea Party. L’un des plus grands échecs de Barack Obama est de n’avoir pas compris que sa promesse de dépasser les partis ("post-partisanship" ) était non seulement irréalisable, mais surtout synonyme de danger pour tous ceux qui le voyaient comme un représentant de la gauche de la gauche . ‘Comment ce rouge foncé, diplômé d’Harvard et de Columbia, peut-il prétendre que c’en est fini de l’opposition Démocrates-Répubicains ?’, ont dû se dire pas mal de futurs Tea Party. Le "post-partisanship" se nourrissait d’une intention on ne peut plus louable, mais il a fini par se retourner contre son promoteur le plus actif et sincère : au lieu d’accepter le compromis, une large partie de la droite a préféré s’offusquer et crier au génocide idéologique. Pire—pour les baby-boomers, qui n’aspirent qu’à la tranquillité, la rengaine du changement portée par la campagne Obama a pu sonner non comme la délivrance décrite par les jeunes Démocrates, mais plutôt comme une menace.

Résultat, en Avril 2010, après 14 mois d’une campagne appuyée par les argentiers de la droite et Fox News, mais aussi relayée par le reste des médias américains , un américain sur cinq s’identifie au mouvement, et un sur 20 le soutien financièrement ou à travers les manifestation qu’il organise. Il faut dire, que, comme souvent dans le débat politique aux Etats-Unis, les enjeux sont de taille. Il y a bien longtemps que l’on ne parle plus de telle initiative économique ou de tel programme social ; ce qui est en jeu pour le mouvement Tea Party, ce n’est rien de moins que la défense de la liberté, c’est la définition même de l’Amérique, c’est le problème de la fidélité des Etats-Unis du XXIème siècle à leurs principes fondateurs. Rien d’étonnant, alors, à ce que le débat tourne très vite autour de la Constitution et d’un retour à une interprétation littérale de son contenu, surnommée "constitutionnalisme".

Pour défendre le texte sacré de la démocratie américaine, on est prêt à presque n’importe quoi. "Finalement, l’Etat-Providence lui-même est-il mentionné directement dans la Constitution ?", demande-t-on du côté du Tea Party. Pour dire la vérité, le texte date de 1787, les chances d’y trouver des références explicites à cette invention du XXème siècle y sont donc faibles… Inspirés par la lecture de Cleon Skousen , un commandant de police braqué contre la menace rouge et auteur de "The 5000 Year Leap", livre de chevets des partisans d’une interprétation étriquée de la Constitution, nombreux sont ceux qui en tirent la conclusion que le Welfare State n’est en fait pas légitime. On ne tarde alors plus à inscrire Barack H. Obama dans la lignée de Franklin D. Roosevelt et de John F. Kennedy, symboles d’une l’intervention étatique blasphématoire au pays du laisser-faire.

 

"Ruthless"

"Ruthless", cela veut dire "sans pitié" en anglais, et c’est un peu l’image que donne—à raison—Kate Zernike du mouvement Tea Party. Car à Boston, à Portland, et à Dallas, à Salt Lake City et à Salem, on se bat pour gagner. C’est ce que les organisateurs du mouvement répètent à corps et à cris tout au long du livre. Bien sûr, le défi est de taille—le Tea Party est d’abord une initiative populaire sans coordination nationale officielle, et dont la majorité des militants n’a pas d’expérience politique ou syndicale. Mais cela ne fait que les motiver davantage, et, en creux, le livre donne vraiment à réfléchir sur les modalités de l’engagement civique, et sur les facteurs qui participent à son succès. Résolument local , passionnément tourné vers la victoire politique concrète (on ne veut pas simplement gagner des consciences, on veut aussi gagner des sièges), le mouvement fait de sa concision idéologique son principal atout ; le programme tient en deux mots (anti-government), mais va être décliné sur tous les tons, par de "vrais gens" qui portent leur voix propre et refusent absolument toute récupération politique, notamment par le parti Républicain.

Avec l’élection symbolique de Scott Brown dans le Massachusetts , le cercle vertueux de l’ascension politique du Tea Party est en marche. Pourtant, à l’automne 2010, les élections de mi-mandat ne sont pas un succès exceptionnel pour le Tea Party, qui n’obtient que quelques rares élus de stature nationale. Mais l’effort est honnête. Zernike nous décrit avec une certaine précision les cours de marketing politique intensifs dispensés par les meneurs. On y apprend les bases de la mobilisation électorale, et comment faire campagne pour la victoire : n’ayez que la gagne en tête, ne vous découragez jamais, utilisez des mots simples, soyez le dernier à parler aux électeurs avant qu’ils n’entrent dans l’isoloir, et ne tendez pas un programme aux personnes que vous croisez, conseillent les professeurs ; "tendez-leur la main" .

Ces pages sont clairement les plus fortes d’un livre en général un peu trop fade. Kate Zernike nous propose en effet un long article avec des faits précis et révélateurs, mais pas vraiment de thèse forte, si ce n’est que le mouvement Tea Party correspond à une tendance de fond de la politique américaine ; la méfiance à l’égard de l’Etat fédéral et des élites. Si elle sait être pédagogue, comme quand elle offre au lecteur une courte leçon d’économie , Kate Zernike ne brille que quand elle s’efface pour laisser place aux vrais acteurs du mouvement . Un peu plus de passion aurait fait honneur aux activistes dont elle tente de tirer le portrait, et au rouge vif de la couverture, qui, avec ou sans bandeau plastique, attirera à coup sûr le chaland en libraire.

Le Tea Party, un Front National Américain ?

Mais quels sont, finalement, les enseignement de ce livre pour la France ? Il est difficile de ne pas voir des similitudes fortes entre le Tea Party et le mouvement de Marine Le Pen. Outre l’intérêt médiatique qu’ils ont tous deux suscité récemment, on note de solides parallèles entre les deux, notamment leur discours anti-élites, leur affection pour les théories conspirationnistes, leurs explications simplistes et leurs stigmatisations d’un ennemi coupable de tous les maux, leurs quelques "coups" politiques dans les années récentes, la prétention qu’ils partagent à représenter seuls la voix du peuple, l’exploitation systématique de la fibre patriotique, etc. Mais si les similitudes avec le FN existent, il faut comprendre que le Tea Party est tout de même un mouvement 100% américain. Outre le fait qu’il s’oppose vigoureusement à toute forme de culte du chef, ce qui n’est pas exactement le cas du Front National, la force du Tea Party est de s’appuyer sur les principes de la Constitution, que chaque américain respecte peut-être plus que son propre acte de naissance (d’aucuns diront qu’au lieu de le célébrer, il instrumentalise en fait le texte de 1787, et ils auront raison—mais pour l’écrasante majorité de la population, le résultat est le même). Plus encore, il faut voir que la stratégie politique du Tea Party, parce qu’elle rend hommage au concept de liberté individuelle qui touche le fondement de chaque individu, est vécue non comme un scénario national développé sur le terrain local de chaque élection, du haut vers le bas, mais bien comme une mission portée par chaque soutien du bas vers le haut, dans sa famille, son église ou son temple, son quartier, sa communauté.

Le Tea Party relèvera-t-il les défis d’institutionnalisation et de professionnalisation qui se posent à lui et pourraient miner sa crédibilité populaire  ? Le rendez-vous présidentiel de 2012 (aux Etats-Unis aussi !) sera certainement un bon indicateur de la santé du mouvement après presque quatre ans d’existence. Peut-être aussi que Républicains et Démocrates, menacés par cette troisième voix populiste ou tout simplement mus par le désir de faire avancer les Etats-Unis, penseront en 2012 à tendre la main au peuple américain, en lui posant les bonnes questions, et en y apportant les bonnes réponses.

 

 

A lire aussi sur nonfiction :

 

3 critiques de livre : 

 

Jill Lepore, The Whites of Their Eyes: The Tea Party's Revolution and the Battle over American History, par Françoise Coste.

 

Scott Rasmussen et Douglas Schoen, Mad as Hell. How the Tea Party Movement is Fundamentally Remaking Our Two-Party Systempar Romain Huret.

 

Sébastien Caré, Les libertariens aux Etats-Unis, sociologie d'un mouvement asocial, par Arnault Skornicki.

 

2 interviews de spécialistes :

 

Une interview de Justin Vaïsse, chercheur à la Brookings Institution de Washington D.C., par Emma Archer et Quentin Molinier.

 

Une interview de Mark Lilla, essayiste et historien des idées à Columbia University, par Emma Archer (traduction de Quentin Molinier).

 

3 analyses du mouvement :

 

Une analyse du Tea Party Movement, publiée sur nonfiction en septembre 2010, par Françoise Coste.

 

Une analyse critique d'une note de la Fondapol consacrée au Tea Party, par Quentin Molinier.

 

Une analyse des rapports entre le Tea Party et les think tanks, par Marie-Cécile Naves.

 

1 revue de presse :

 

sur le financement du Tea Party par les frères Koch, par Pierre Testard#nf#