Histoire

Comprendre le nazisme

Couverture ouvrage

Johann Chapoutot
Tallandier , 426 pages

Comment pensaient les nazis ?
[samedi 03 novembre 2018]


Une analyse accessible des grands aspects du nazisme par son spcialiste franais, Johann Chapoutot, partir du recueil de plusieurs interventions dans les mdias.

Comprendre le nazisme est un livre d'entretiens regroupés par Johann Chapoutot. Il propose ainsi au lecteur, dans de courts articles, des éclairages vifs et précis sur des aspects spécifiques du régime nazi et de son idéologie. Cet ouvrage n'est donc pas construit comme un livre à part entière, mais comme une juxtaposition d'articles. Il n'y a toutefois pas de manque d'unité car la production de Chapoutot sur le sujet est relativement importante. Comprendre le nazisme ne doit pas être vu comme une « somme » complète et définitive sur l'étude de ce phénomène qui toucha l'Allemagne et l'Europe dans les années 1930-1940. Il s'agit ici plutôt d'aborder cette question complexe par le biais d'articles, de retranscriptions d'interviews ou d'émissions radio.

Le fait qu'il n'y ait pas continuité entre les articles, même s'ils sont regroupés par thèmes, permet au lecteur de lire l'ouvrage en accédant directement à l'item choisit, sans besoin d'avoir tout lu auparavant. Cette sorte de « zapping » éditorial donne une certaine vivacité à l'ouvrage dont les contenus sont ainsi plus dynamiques et ne souffrent pas de longueurs. La diversité des articles retranscrits permet au lecteur d'aborder le nazisme par de nombreux biais : l'idéologie mais aussi les hommes eux-mêmes et leurs actes. Voir les nazis à travers les sources issues de leurs victimes ou de ceux qui leur ont résisté est aussi un choix fort de Chapoutot.

Comprendre le nazisme est donc un ouvrage grand public qui permet de rentrer dans l'étude de l'idéologie nazie, à l'image de la biographie d'Hitler qu'il vient de réaliser avec Christian Ingrao aux PUF et qui a été, en septembre 2018, au cœur d'une polémique dans le Monde des livres à la suite d'une critique assez acérée d'André Loez.

 

Étudier le nazisme sur la longue durée

L'une des spécialités de Chapoutot, c'est d'étudier l'utilisation dans la pensée nazie d'aspects historiques anciens, tel qu'il a pu le faire dans sa thèse sur les rapports entretenus par cette idéologie avec l'Antiquité. Cette thématique, centrale dans ses travaux, est ici en partie résumée à travers un entretien avec Philippe Douroux dans Libération en 2015 intitulé « Les nazis, les Allemands et les Grecs » et la retranscription de l'émission radio de France Culture « Concordance des temps » avec Jean-Noël Jeanneney intitulée « L'Allemagne et la Grèce ».

Cette étude du nazisme sur le temps long a aussi une nécessité épistémologique : il s'agit pour Chapoutot de comprendre quelle est la vision de l'Histoire et du monde des nazis. L'historien essaie de montrer comment ceux-ci ont instrumentalisé l'Histoire pour servir leur pensée politique, comme il le met en avant dans la retranscription de l'émission radio « La Marche de l'Histoire » intitulée « De la Fable à la norme : réécriture de l'histoire et "révolution culturelle" ». Il démontre bien qu'en s'intéressant à certains aspects précis de l'histoire antique, qu'ils déforment (à l'image du mythe des « barbares ») les nazis servent avant tout leur politique contemporaine. L'étude de la longue durée est donc intéressante et abordée par plusieurs biais de l'antiquité gréco-romaine.

Dans une autre partie de Comprendre le nazisme, Chapoutot a regroupé des articles qui étudient l'évolution de la mémoire du nazisme des années 1930 jusqu'à aujourd'hui. Il pose ici des questions pertinentes en proie avec l'actualité et la montée des extrémismes dans différents pays européens, dont l'Allemagne avec l'AFD. Ainsi, à travers « Vivons nous un retour des années 1930 » ou « Fallait-il rééditer Mein Kampf », l'historien vient nourrir le débat public. D'autres débats plus épistémologiques sont aussi abordés comme « Historien ou apologète, le cas Nolte » ou « Après le nazisme : temporalité du chercheur, historicité de la recherche ». Ces articles sont brefs (entre trois et cinq pages) mais proposent un point précis sur le sujet.

 

Le nazisme en miroir : bourreaux, victimes et résistants

Un des choix fort de Johann Chapoutot dans Comprendre le nazisme est d'avoir mis dans une même partie l'étude des nazis à travers leurs sources, mais aussi via le regard de leurs victimes ou des ceux qui ont résisté. « Comment peut-on être nazi ? », question délicate et présentée ici en finesse par Chapoutot dans une conférence donnée au musée de la Shoah. « Devenir Hitler » ou « Henrich Himmler, le crime et l'intimité », l'historien cherche ici, par la présentation de ces nazis et de leur parcours à comprendre les mécanismes qui ont fait que ces derniers ont pu mettre en place leur idéologie raciste et antisémite puis de prendre le pouvoir. Une démarche à rapprocher de celle de Nicolas Patin dans Kruger, un bourreau ordinaire. Les spécialistes actuels du nazisme cherchent donc à mettre en avant les mécanismes socio-politiques qui ont fait basculer ces hommes dans l'horreur et innommable durant la Seconde Guerre mondiale.

Chapoutot montre dans la même partie que rien n'était écrit avant la crise des années 1930. Il met l'accent sur Weimar qui, malgré ses handicaps liminaires (guerre civile contre les communistes, troubles à l'ordre public par les corps-francs, signature du traité de Versailles largement perçu outre-Rhin comme un diktat) a su redresser la barre dans les années 1920 mais s'est heurtée à la crise économique qui l'a finalement emportée. Les nazis ont donc bénéficié du contexte pour arriver au pouvoir plus que de leurs qualités politiques. Cette analyse n'est pas nouvelle mais elle est rappelée fort à propos par Chapoutot. Il en va de même en ce qui concerne la résistance allemande au nazisme qui est simplement présentée. L'intérêt est ici de montrer que derrière la Rose Blanche de Hans et Sophie Scholl, il y eut finalement beaucoup d'Allemands qui ont essayé de s'opposer à Hitler. Il présente d'ailleurs ici un aspect plus méconnu : la concurrence des mémoires entre les résistants de gauche, plutôt mis en avant après-guerre dans la RDA et celle davantage chrétienne (comme la Rose Blanche) en RFA.

 

Nazisme : normes et actes

Cette partie n'est pas la plus novatrice, mais elle est sans doute la plus importante du livre car elle permet de comprendre comment les nazis se sont servis de leur discours pour en venir aux actes, c'est à dire de voir comment ils ont pu commettre autant de massacres de leur arrivée au pouvoir à 1945. Elle est importante car Chapoutot prend soin d'y présenter au public, à travers des articles comme « Oradour et les chiens de l'enfer », « L'avenir appartient à celui qui contrôle la jeunesse » ou « L'antisémitisme et la “Solution finale” », comment les nazis ont pu, au nom de leur idéologie, massacrer autant de civils durant la Seconde Guerre mondiale. Rien de neuf donc, mais une analyse historienne de Chapoutot qui présente les faits et questionne à travers eux son public actuel.

« Peut-on faire l'histoire du nazisme ? » se demande-t-il. Il ne s'agit pas ici d'une question de rhétorique mais d'une vraie interrogation qui taraude et hante l'historien depuis longtemps. Chapoutot avoue être aujourd'hui « touché » après autant d'années de recherches à travers de nombreux fonds d'archives où il a traqué le nazisme pour le comprendre et l'expliquer avec l'appareil scientifique et les méthodes dont dispose l'historien. Il écrit aussi vouloir prendre du recul sur son travail.

 

Comprendre le nazisme est donc une synthèse de ses recherches, publications et interventions marquantes dans les médias. D'une lecture aisée, cet ouvrage permet une meilleure compréhension du nazisme mais il n'est pas suffisant. Il est une entrée dans l'étude scientifique de cette idéologie qu'il conviendra de compléter par de nombreuses lectures annexes (Kershaw, Wachsmann, Sallée, Ingrao...). Comprendre le nazisme est une étude synthétique, mais non exhaustive, sur cette idéologie violente et radicale où Chapoutot fait œuvre de pédagogie pour expliquer ce qui est parfois innommable. Un vrai travail d'historien et de professeur à destination du plus grand nombre.

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13 commentaires

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Franois Delpla

05/11/18 05:07
Après une critique aussi peu critique, les chevilles doivent enfler et ce n'est jamais un service à rendre !

Une question : l'article "Hitler, l'homme providentiel qui ne croyait pas à la Providence" (Parlement(s), Revue d'histoire politique, no 13, 2010/1, pages 6371.), l'un des plus erronés dès son titre, est-il repris ici ?
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luc nemeth

05/11/18 11:12
(@modérateur)

ne sachant plus quoi inventer pour faire le mariole et gonfler les bisques Otto, sitôt qu'il est question d'Hitler, le nommé Delpla vient se hausser du col et utilise la grosse ficelle du... "il-aurait-aussi-fallu-parler-de".
En ce qui me concerne je ne souhaite pas m'adresser à ce personnage dont j'ai pu mesurer (sur ce site même) l'ignorance et contre lequel j'ai porté plainte mais enfin il me semble que ce site est ouvert à un public de profanes et que dès lors l'intéressé pourrait au moins, par égard envers les internautes et sans forcément entrer dans le... détail : nous dire, au moins brièvement, ce que l'article en question a dit et qu'à son sens Chapoutot n'a pas dit.
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Franois Delpla

05/11/18 17:38
à la bonne heure ! nous allons appliquer une règle non écrite de l'Education nationale : dans un rapport d'inspection seules les deux dernières lignes comptent. Je suis donc prié de résumer l'article de Chapoutot avant même que Nicolas Charles nous ait dit s'il était repris dans le recueil. Après tout, pourquoi pas ?

L'auteur accuse Hitler de mensonge propagandiste. Votre serviteur, premier historien français à s'être lancé dans sa biographie, aussi, bien entendu. Mais comme l'imagination chez Pascal, il est d'autant plus fourbe qu'il ne l'est pas toujours. Il ne faut l'accuser de mensonge qu'à bon escient. Or lorsqu'il se réclame d'une Providence, tout indique qu'il est sincère.


Toute la démonstration du contraire repose, dans l'article de Chapoutot dont j'ai donné le lien, sur une citation du discours du 8 novembre 1943 :

« Moi aussi je suis un homme empreint de religiosité, dune profonde religiosité. Je crois que la Providence évalue les hommes et que celui qui ne passe pas lexamen de la Providence, celui qui seffondre, celui-là nest pas désigné pour faire de grandes choses ; je crois que la nature a établi comme loi nécessaire que seuls les plus forts demeurent, après la sélection quelle opère. »

Chapoutot relève à juste titre ici un "glissement" de la Providence à la Nature, qui n'a rien de surprenant chez ce philosophe peu rigoureux. Mais de quel droit en infère-t-il avec un tel aplomb que la Nature compte pour tout, et la Providence pour rien ou presque ?

Et pourquoi est-il indifférent à la date et au lieu ? En cette année commencée à Stalingrad, alors que les Trois Grands vont se réunir à Téhéran pour planifier l'estocade, Hitler préside pour la dernière fois les festivités de Munich, anniversaires du putsch manqué (et fondateur) et, accessoirement, de l'attentat, manqué lui aussi, de Georg Elser en 1939. Il discourait habituellement dans la Bürgerbräukeller, la brasserie même où il avait lancé l'insurrection puis failli perdre la vie mais à partir de 1940, en raison des destructions causées par l'attentat, il avait migré dans sa rivale, la Löwenbräukeller. Jamais lieux ne furent plus chargés en interventions de la "Providence" ! Quant à la date (8 novembre, anniversaire du lancement du putsch, 9 novembre, anniversaire du sanglant échec et de la mort des "martyrs" auxquels est dédié Mein Kampf), elle était devenue la première du calendrier nazi. On y intronisait par exemple les nouveaux SS.

Mais non, Chapoutot, la Nature n'est pas tout ! Dans votre citation même, il est question de "désigner" des personnes "pour faire de grandes choses". On n'est pas dans la "marâtre nature" de Ronsard, ni dans la "comédie humaine" de Vigny
"Qui cherche en vain au ciel ses muets spectateurs"
tandis que le poète ne répond plus
"que par un froid silence
Au silence éternel de la divinité" !

Il s'agit bien d'une Providence personnelle et celui qui parle est bel et bien son "désigné", son élu, son protégé... et celui qui l'implore.
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luc n.

06/11/18 14:48
Revenons au sujet... Un bon nombre des points abordés dans ce livre l'ont été aussi en 2011 et avec une grande finesse par François Roux dans son : "Auriez-vous crié « Heil Hitler » ? Soumission et résistances au nazisme : lAllemagne vue den bas (1918-1946)". Malheureusement il s'est littéralement tiré dans les pattes -et on ne comprend mal que son éditeur n'ait pas mieux attiré son attention sur ce point- avec le titre choisi. Car dès lors il était tout bonnement en train de dire au public qui a les moyens d'acheter des livres... ce qu'il n'a pas envie d'entendre.
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Anonyme

07/11/18 06:47
La conclusion de cette recension de Nicolas Journet (janvier 2012) https://www.scienceshumaines.com/auriez-vous-crie-heil-hitler_fr_28274.html

"On sort donc de la lecture de F. Roux avec une leçon en tête : face à la menace dun pouvoir dictatorial, il faut réagir vite, très vite. Faute de quoi, toute résistance sera de lordre du martyre, car les collectifs ny résistent pas, et les héros sont rares. Des questions historiques, à ce sujet, ont déjà été soulevées et discutées. Les crimes de larmée et le génocide commis par les nazis ont-ils été exécutés et acceptés par la société à la faveur dune particularité du peuple allemand : antisémitisme viscéral selon Daniel Goldhagen, sens de la discipline aveugle selon Ulrich von Hassel ? F. Roux récuse toutes ces lectures culturelles, car les contre-exemples abondent, de la Chine maoïste au Rwanda. Non, selon F. Roux, le phénomène est universel : manipulé, menacé, enrégimenté, lindividu suit, la plupart du temps, la pente de lobéissance et de la soumission, même sil nest pas daccord. Convaincante pour le coup, la thèse de la « banalité de la soumission » souffre cependant dune faiblesse par sa généralité : elle laisse peu de place au fait que, tout aussi régulièrement dans lhistoire, des peuples aux mains presque nues descendent dans la rue et chassent de redoutables dictateurs, sans quon leur en ait donné lordre. Les héros ne sont pas toujours solitaires."

présente les mêmes inconvénients que le livre de Chapoutot-Ingrao... et incite à une certaine indulgence envers lui, au nom même de ce qu'il affirme : ces erreurs sont très partagées, elles sont dans l'air du temps... encore hélas pour un temps.

S'il n'est pas erroné de rattacher le nazisme à d'autres phénomènes politiques sous diverses étiquettes -fascisme, totalitarisme, dictature, tyrannie etc.,
il l'est de faire l'impasse sur les talents exceptionnels de son chef comme sur ses défauts spécifiques. Il n'a littéralement pas son pareil pour percer à jour les velléités d'opposition et les combattre, mais aussi pour les canaliser et les manipuler. Et il enrôle des partisans au gré de ses besoins changeants, sans exiger qu'ils soient d'accord sur tout (énorme différence avec, par exemple, le stalinisme) et même en s'arrangeant pour que tous, visiblement, ne le soient pas. Ce qui renforce, à l'intérieur comme aux yeux de l'étranger, le sentiment d'une communauté nationale unie sur l'essentiel.
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Franois Delpla

07/11/18 08:40
le précédent commentaire n'est anonyme que par l'oubli de taper mon nom dans la case appropriée.

J'en profite pour poser une question : et le match de Gaulle-Pétain à partir du 16 juin 40 ? François Roux invoque-t-il cet exemple français pour donner raison au Général et affirmer que, quelques jours plus tard, il était déjà trop tard pour s'opposer efficacement à une myriade d'atrocités ?

Il se trouve que, là encore, la personnalité de Hitler ne saurait être tenue à l'écart de l'analyse : il ne fallait sous aucun prétexte laisser cet ennemi viscéral de la France disposer d'elle au moyen d'un armistice.
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luc n.

07/11/18 15:12
décidément l'esbrouffe ne fait pas peur au nommé Delpla (auteur des deux trolls ci-dessus) : quiconque a lu l'ouvrage de François Roux est en mesure d'apprécier s'il inciterait en quoi que ce soit à... "une certaine indulgence" envers Hitler
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Luc Nemeth

08/11/18 13:14
L'ubiquité sur Internet de "François Carmignola" (parfois aussi Barmignola, Darmignola, Karmignola, Larmignola etc.), ses façons de parler pour ne rien dire, son manque d'humour absolu, son étrange réactivité dans le cas précis, et l'usage du tutoiement soulèvent une inquiétante question :

- celui-là, aurait-il un lien de parenté avec François Delpla ?
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Franois Delpla

08/11/18 15:07
Pas précisément, il nous arrive même de nous étriper sur la Toile. Certes, cela peut arriver dans les fratries, mais ce n'est pas ainsi que tu vois la nôtre !

Mais c'est toi qui parlais de nous en tenir au sujet...

Au fait, Nicolas Charles, l'article sur la Providence figure-t-il dans le recueil ?
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Franois Delpla

08/11/18 16:56
Quant à ce jugement :

quiconque a lu l'ouvrage de François Roux est en mesure d'apprécier s'il inciterait en quoi que ce soit à... "une certaine indulgence" envers Hitler,

il convient de remarquer que demandais et demande sans insinuation aucune s'il cause du choc Pétain-de Gaulle, sans suggérer le moins du monde que dans le cas d'une réponse négative, l'auteur ferait preuve d'indulgence envers Hitler,

et à plus forte raison sans l'affirmer, ce que semblent induire les guillemets
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Luc Nemeth

09/11/18 10:46
(@www.nonfiction.fr)

Je suis évidemment très surpris de l'hospitalité une fois de plus accordée par un site qui se pare des plumes de la... recherche, aux provocations du personnage fascistoïde et ordurier qui signe Carmignola.
Quoi qu'il en soit j'entends bien continuer d'exercer ma liberté d'expression et même de toute critique, qui a toujours été fondée et argumentée.
Je ne m'exprimerai donc plus ici.

- copie pour information au 'Monde'
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Morovach

09/11/18 15:16
La personne face à qui le facho qui signe Carmignola continue de fanfaronner doit-elle s'adresser au nommé Jean-Pierre Mignard, à son homologue Emmanuel Tordjman ou à son acolyte Sébastien Mabile, indiqués comme étant "avocats du site et de sa rédaction" ?
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Franois Delpla

11/11/18 10:20
Ne nous laissons tout de même pas détourner du sujet.

Nicolas Charles fait hélas partie des recenseurs qui ne répondent pas aux commentaires et je n'ai pas encore trouvé l'occasion de feuilleter la table des matières mais une recension encore plus détaillée https://clio-cr.clionautes.org/comprendre-le-nazisme.html , sur le site des Clionautes, semble confirmer que le regrettable article sur la Providence n'y figure pas.

Elle élargit le propos à un éloge général de l'auteur, jusqu'en ses prises de positions les plus controversées -à bon droit me semble-t-il :

"Luvre de Chapoutot permet aussi certaines désacralisations nécessaires et trop courantes : réduire le rôle dHitler, réduire limportance de Mein Kampf. Pour replacer lentreprise nazie dans un contexte global, celui du pangermanisme du XIXe siècle, celui de la défaite de 1914, de lantisémitisme européen, de la crise de 1929. Ce qui ne dédouane pas les rôles et linfluence des décisions de chacun évidemment, comme certains ont pu le dire, suite à la sortie de la biographie dHitler par lauteur et son compère Christian Ingrao. Cette querelle duniversitaires, et il faut le dire, dabord et avant tout dégos, semble tellement superflue à côté des apports évidents, circonstanciés et étayés des ouvrages de Johann Chapoutot."

Non, non et non ! Sans exclure le rôle indû du Moi dans certaine recensions du
"Hitler" de Chapoutot et Ingrao, on ne peut pas justifier une pochade bâclée par l'affirmation, vraie ou fausse, que l'auteur aurait par ailleurs de grands mérites. Au contraire ! D'autre part, le fait que Chapoutot plaide contre une large prise en compte de Mein Kampf par qui veut comprendre le nazisme est un paradoxe vraiment peu soutenable.

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