Histoire

Hitler

Couverture ouvrage

Johann Chapoutot Christian Ingrao
Presses universitaires de France (PUF) , 212 pages

Comment devient-on Hitler ?
[samedi 13 octobre 2018]


Un clairage bref et prcis sur la vie du dictateur nazi et une entre pour ceux qui veulent comprendre la construction de la pense du chef nazi.

La biographie d'Hitler par deux grands spécialistes français du nazisme, Johann Chapoutot et Christian Ingrao, était un ouvrage attendu. Il faut dire que depuis le travail monumental mené par le britannique Ian Kershaw , il est difficile d’apporter du neuf sur la vie du dictateur. Et ce n'est d'ailleurs pas l'objectif de Chapoutot et Ingrao. Dès l'introduction, ils annoncent clairement que leur ouvrage n'a pas la « prétention de rivaliser avec les énormes biographies de Ian Kershaw, Peter Longerich ou Volker Ulrich. Le lecteur intéressé s'y reportera pour de plus amples informations ». Les deux historiens font ici œuvre d'humilité, tant il est vrai que les travaux des historiens anglo-saxons et allemands cités ci-dessus font référence sur le sujet.

Il est vrai aussi que cet ouvrage est le premier de la série « biographies » tout juste lancée par les PUF. L'objectif de cette nouvelle collection est de proposer une « série consacrée à des personnages historiques, par les meilleurs universitaires, dans un style clair, accessible et pour tous les publics dans un format court ». Autant dire qu'ici, Chapoutot et Ingrao ont parfaitement respecté le cahier des charges : deux-cents pages au format poche, des phrases épurées, des exemples brefs et surtout pas de notes. Disons le tout de suite, les lecteurs spécialistes des guerres mondiales ou de l'Allemagne de la première moitié du XXème siècle ne trouveront sans doute pas leur compte dans ce livre. Mais les motivations de Chapoutot et Ingrao sont ailleurs. Avec cette biographie, ils souhaitent faire œuvre de pédagogie et de simplification sur ce sujet complexe.

 

La jeunesse d'Hitler aux origines de la construction de l'idéologie nazie

La jeunesse et surtout l'expérience combattante durant la Première Guerre mondiale sont des moments essentiels dans la construction idéologique de nombreux tenants de l'extrême droite en Europe durant l'Entre-deux-guerres. Comme l'a récemment rappelé Nicolas Patin dans sa biographie du très brutal SS Krüger, les tranchées de 14-18 ont marqué toute une génération. Certains sont revenus des combats le pacifisme chevillé au corps, d'autres, dans le cadre d'une Europe troublée et divisée avec la création de nouveaux pays dans l'après-guerre, ont vu dans l'engagement pour l'extrême droite et les corps-francs un moyen de poursuivre ce qu'ils savaient faire de mieux depuis la Grande-Guerre : le combat. Chapoutot et Ingrao, même s'ils ne sont pas les premiers à le faire, démontrent parfaitement le rôle de la guerre dans le façonnement de la personnalité d'Hitler.

Avant la Première guerre, il mène une vie bohème. Réfracaire à l'ordre, il quitte l'Autriche pour aller en Bavière. Au front, il ne fait pas une grande carrière militaire, puisqu'il s'arrête au grade de caporal. Même si son expérience combattante n'est pas la plus représentative, puisqu'il passe l'essentiel de la guerre comme estafette, il n'en demeure pas moins qu'il en ressort transformé. L'obéissance à un chef, la volonté de se battre pour un idéal ou la création d'une communauté de combat constituent autant de motivations qui révèlent chez le futur dictateur une pensée extrémiste et xénophobe encore en gestation alors que les armes se taisent en 1918.

C'est la situation troublée de l'Allemagne au début des années 1920 qui va propulser Hitler vers la politique, au sein d'une extrême droite morcelée en groupuscules qu'il va peu à peu noyauter pour faire du NSDAP, le parti dont il prend la tête, un parti majeur au début des années 1930. Mais, avant cela, il y a l'échec du putsch de Munich qui a failli coûter sa carrière politique à Hitler. Comme le montrent Chapoutot et Ingrao, sans être un génie, il va, par ses aptitudes à l'art oratoire (qu'il a développé à la fin de la guerre) et surtout grâce à une motivation sans faille, réussir à faire du parti nazi la seule alternative aux partis de gouvernement sous Weimar.

La crise économique du début des années 1930, et surtout la présence dans la rue des SA, font le reste : Hitler est appelé à devenir chancelier le 30 janvier 1933. Alors qu'il avait échoué à prendre le pouvoir par la force en 1923, il a reconstruit son autorité au sein du NSDAP en convaincant ses membres du bien-fondé de sa stratégie tournée vers la légalité. L'homme est le reflet d'une partie de son temps, comme l'énoncent Chapoutot et Ingrao dès l'introduction : « nous espérons ainsi avoir livré un rapide aperçu qui témoigne d'une histoire compréhensive, internaliste, se posant au cœur de ce phénomène tourmenté qu'est le nazisme, en empruntant la porte sombre qu'est son dictateur ».

 

Hitler à l'épreuve du pouvoir

Seule une petite moitié du livre est consacrée au moment où Hitler est au pouvoir et à la guerre dans laquelle il a précipité l'Europe et le monde, soit de 1933 à 1945. C'est dire si, aux yeux des deux historiens, la genèse de la pensée politique de celui qui se fait désormais nommer Führer est le moment essentiel pour comprendre (tout en les déconstruisant) la pensée et la mythologie mises en place par Goebbels pour faire de lui un personnage surnaturel.

Dans cette biographie apparaissent tous ceux qui naviguent dans la nébuleuse nazie (Goebbels, mais aussi Himmler, Goering et les autres), comme pour énoncer que le dictateur n'est rien sans ses sbires : ce sont d'ailleurs eux qui vont se salir les mains pour anéantir l'opposition, comme le fait Himmler avec le développement des camps de concentration sur tout le territoire.

Ainsi, compte tenu de leur focalisation sur la genèse hitlérienne, un seul chapitre et dix-huit pages seulement sont consacrés à la prise du pouvoir et à la mise au pas de la société allemande : l'essentiel est dit mais peu développé. De même, certains aspects ne sont pas ou peu abordés, comme les conséquences de la crise (le chiffre cité de vingt millions d'allemands en chômage partiel ou total est sans doute surévalué) ou les pogroms (la Reichspogromnacht de 1938, par exemple). L'objectif de Chapoutot et Ingrao n'est pas, dans cet ouvrage, d'expliquer la prise de contrôle par l'Etat sur l'individu, mais de présenter comment un homme a pu réussir à accaparer tous les pouvoirs avec l'approbation de tout un peuple. C'est d'ailleurs pour cela que le chapitre sur les débuts de l'expansion qui suit est aussi bref : le but est de montrer comment Hitler, obnubilé par la place de l'Allemagne dans le monde, met en application ses théories géopolitiques nées de la défaite de 1918 et surtout du diktat de Versailles conclu l'année suivante.

 

Destructions et exterminations : Hitler et la Seconde Guerre mondiale

La période de la Seconde Guerre mondiale est traitée en trois chapitres par Chapoutot et Ingrao. Comme pour le reste de l'ouvrage, il s'agit ici essentiellement de développements généraux illustrés par quelques exemples. Ils sont surtout là pour insister sur le rôle du Führer dans les décisions prises, en mettant l'accent sur son inefficacité stratégique. La section intitulée « La victoire malgré Hitler » le démontre clairement : si les succès de la campagne de France sont imputables aux généraux, dont Rommel, les égarements sont directement dus aux ordres d'Hitler. Ainsi de celui qu'il donne à ses armées de s’arrêter devant Dunkerque, ce qui laisse le temps au corps expéditionnaire britannique de rembarquer.

La suite des événements est traitée succinctement : les politiques nazies vis-à-vis des pays occupés, la mise en place de la germanisation à l'Est et surtout la politique génocidaire du Reich envers ce que les nazis considèrent, dans leur vulgate, comme des Untermenschen (sous-hommes), sont évoquées en une vingtaine de pages (où d'ailleurs le personnage d'Hitler semble disparaître derrière des descriptions générales du nazisme et de l'Europe occupée). Un tel choix apparaît d’autant plus surprenant que ces sujets sont un des domaines de spécialité d'Ingrao, auteur de La Promesse de l'Est, espérance nazie et génocide .

Ces choix confirment que le projet des auteurs était de de rendre accessibles à un vaste public certains aspects du nazisme plus clairement dégagés par la recherche récente. Hitler est ainsi examiné à l'aune de son temps : il est une entrée possible pour qui veut comprendre l'histoire allemande de ce « premier vingtième siècle ». Si on lit le Hitler de Chapoutot et Ingrao avec cette ambition à l’esprit, on ne peut que constater qu'ils réussissent à sortir un livre intelligible par tous. Ils l'avaient annoncé en introduction, en rappelant que le projet de proposer une nouvelle biographie d'Hitler revenait à cheminer sur un terrain miné. La mise en garde était justifiée, et leur synthèse constitue une lecture à conseiller à tous ceux qui recherchent une vision d'ensemble, actuelle et nécessairement partielle, de l'âge du nazisme.

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15 commentaires

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Germain Lecourtois

15/10/18 15:10
"L'objectif [est] de présenter comment un homme a pu réussir à s'accaparer tous les pouvoirs avec l'approbation du peuple tout entier." Parler d'une approbation du peuple tout entier" me paraît exagéré. Le NSDAP a fait 44% aux dernières élections de mars 1933, et ceci dans un climat de violence. Lors du vote des pleins pouvoirs à Hitler trois semaines plus tard, l'opéra Kroll est entourée par des SA qui menacent les députés des autres parties. Enfin, si Hitler avait eu l'approbation "du peuple tout entier", qu'en est-il des opposants assassinés ou internés dans les camps de concentration créés à cette même époque?
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Franois Delpla

16/10/18 05:08
"Si les succès de la campagne de France sont imputables aux généraux, dont Rommel, les égarements sont eux directement dus aux ordres d'Hitler, comme celui qu'il donne à ses armées de sarrêter devant Dunkerque, ce qui laisse le temps au corps expéditionnaire britannique de rembarquer."
C'est pousser à la caricature le livre de KH Frieser, qui écrit de bonnes pages sur les combats mais ne comprend pas grand-chose au leadership hitlérien. C'est prolonger bientôt un siècle d'antinazisme primaire (ne pas zapper ce mot !).
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luc nemeth

16/10/18 13:27
@Germain Lecourtois

en ce qui concerne les opposants assassinés ou internés dès 1933 à Dachau, Timothy W. Riback a publié en 2014 sous le titre 'Hitler's First Victims' un très bon livre et qui montre à quel point dès cette date ce camp fut un "laboratoire de l'extermination" -même si ce fut, bien sûr, sous la forme artisanale et non industrielle.

PS. en fait il semble que la toute "première" victime de Dachau n'ait été ni un communiste ni un socialiste allemand mais... un libertaire italien. Pierre Van Paassen du 'Toronto Star', qui fut aux côtés de Gorge Seldes un des "géants" du journalisme nord-américain de l'entre-deux-guerres rappelle dans un de ses livres avoir été présent à Berlin en février 1933 puis arrêté en mars à Münich, pour une affaire embarrassante (il avait filé son passeport à un anti-nazi pour que celui-ci puisse quitter le pays, puis l'avait déclaré perdu, mais le passeport avait ensuite refait surface) ; il fut alors brièvement interné à côté de Münich dans un camp qui venait tout juste d'être ouvert et s'avéra ensuite être celui de Dachau ; seule sa notoriété lui permit de s'en sortir. Il fournit à ce propos une précision que bien sûr j'ai transmise à Ryback, qui s'est montré intéressé... mais hélas n'en sait pas plus :

That afternoon I was taken out in a police truck to a camp, along with seventeen other men. I learned later from fellow prisoners that I was in Dachau. There at least I had a chance to wash and I was given my first meal in fifty hours: coffee made of acorns and a slice of bread.
In Dachau we were housed in wooden huts. There was no other human habitation in sight on the other side of the triple fence of barbed wire. In the distance we could see the snowy tops of the Bavarian Alps. My eleven companion in the small barrack were all Germans, except one young fellow, who was an Italian libertarian. He had been employed as a chimney sweep in Munich, and had been taken from his job to the Brown House. Every day he was escorted to the Kommandantur of the camp and returned in an unconscious state. He nourished a hope that he would be returned to Italy, although there, too, prison awaited him. "At least", he would say, "I will see the sun of San Daniele once more." But he never did. At one of the interviews with the camp commander, his torturers, in order to extract names and addresses of comrades, applied wooden clamps to his testicles, an instrument which the Inquisition bequeathed to Benito Mussolini, and the Duce to the Fuehrer. Eugenio Narduzzi died in the camp hospital on March 23, 1933. The notice on the bulletin board said the cause of his death was appendicitis.
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Franois Delpla

16/10/18 18:41
Il y a beaucoup à dire sur le livre. Plus encore sur le nazisme, mais essayons de nous concentrer ! L'avez-vous lu ?
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Franois Delpla

22/10/18 06:09
Puisque le débat stagne ici, voici un lien avec un autre lieu ...où votre serviteur n'intervient pas parce qu'il en a été banni voici des années pour hétérodoxie. Il insistait sur la dimension psychotique de l'entreprise hitlérienne. Ses contradicteurs étaient encore très tributaires des analyses (dans lesquelles baigne toujours, sauf par endroits, le livre ici recensé) selon lesquelles Hitler était un incapable, tout juste bon orateur.

http://www.passion-histoire.net/viewtopic.php?f=49&t=41020&start=0

A présent ils ont pour la plupart remarqué l'habileté manoeuvrière du personnage.

Paris ne s'est pas fait en un jour !
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luc nemeth

22/10/18 14:09
(@Modérateur)
L'imposteur François Delpla ne manque pas de toupet, de se plaindre ci-dessus qu'il a été... banni de quoi que ce soit : là où c'est lui, qui laisse sans suite les mises en demeure qui lui sont adressées lorsqu'il affiche sur son blog des allégations frauduleuses -et qui en ce qui me concerne lui auront valu une plainte auprès de la CNIL.
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yrba

22/10/18 21:01
"antinazisme primaire"... Mein Got. Certains "contributeurs" sur ce sujet n'y vont pas avec le dos de la cuillère... Le sous-entendu ici laisse songeur. Tous les historiens sérieux, en particulier les spécialistes de la chose militaire, insistent sur l'indigence et l'inculture de Hitler quant à la stratégie militaire. Il ressort de toutes les études sérieuses à ce sujet qu'il ne comprenait absolument rien de rien à la chose. Mais le rappeler c'est faire de l'antinazisme primaire. On a les idoles qu'on mérite, Mr Duprat, pardon Mr Delpla.
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luc n.

23/10/18 11:05
(@yrba) pour ce qui est de ce Delpla mon point de vue tient a priori en une phrase : le moins j'entends parler de lui, le mieux je me porte. Mais puisque vous évoquez son rire obscène à propos de "antinazisme primaire", sic, je vous signale que ce n'est pas la première fois qu'il fait le mariole : on lui doit aussi de nauséabondes allusions à ce qu'appelle la... "doxa paxtonienne", ben voyons.
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Franois Delpla

24/10/18 05:33
Que pourrait Lucyfaire ?
1) L'antinazisme primaire ne me fait pas rire du tout; j'y vois au contraire un adjuvant majeur de ses succès, dont l'évocation me réjouit encore moins.
2) Nier l'existence de cet antinazisme primaire (dont Yrba donne un bon exemple avec la prétendue nullité militaire du chef, qui certes n'avait guère de formation initiale mais se rattrapait un peu tous les jours) relève du négationnisme, dès lors qu'on étend ce concept de la négation de la Shoah à celle, dictée par une passion quelconque, d'un fait aussi évident que bien établi.

Merci de revenir au sujet.

(sur le passé de mes échanges internautiques avec Luc N., pas besoin de Google ni du moindre clic : il se prévaut d'une sienne plainte, cela devrait suffire.)
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luc n.

24/10/18 17:15
(@Modérateur)
je suis prêt à me justifier devant un Benalla, si les circonstances l'imposent -mais pas devant le nommé Delpla. La seule discussion historienne que j'ai jamais eue avec l'intéressé s'est déroulée sur ce site en février 2010, et s'y trouve encore affichée. Pour le reste je tiens bien entendu à disposition de qui le souhaite la mise en demeure qui lui a été adressée après qu'il se soit livré à ce propos, sur son propre blog où il prétendait "rejouer le match", à des fraudes de bas étage.
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Franois Delpla

24/10/18 20:38
Le sujet, donc.

On lit p. 160 quelques lignes sur l'arrêt allemand devant Dunkerque (24 mai 1940). Les auteurs affirment sans grande fermeté ("la raison la plus plausible") que "Hitler donne l'ordre de stopper devant la ville car il croit que c'est un piège". Et ils continuent : "Le succès de la guerre de mouvement est éclatant mais c'est incompréhensible pour ce vétéran de la Grande Guerre". André Loez, dans sa véhémente recension du Monde des livres, a manqué cette perle (car il est tout de même notoire, et jusqu'ici consensuel, que Hitler était un partisan enthousiaste et conséquent de la guerre de mouvement). Elle renvoie à trois choses :

1 un intellectualisme qui amène les auteurs à projeter des concepts sans examiner de près les faits;

2 une erreur sur la chronologie des visions historiographiques de Hitler; ils professent en effet qu'avant leur propre école dite fonctionnaliste l'histoire errait dans des ténèbres "intentionnalistes" où on faisait "tout découler de Hitler". Or justement les premières analyses, anglaises, de l'ordre d'arrêt, à la fin des années 40 et au début des années 50, dues à Ellis et à Churchill en personne, donnaient ici le rôle principal au général von Rundstedt, qui aurait rallié Hitler à son désir d'avancer prudemment (rien n'est plus faux, précisions sur demande).

3 une absence de réflexion sur la stratégie hitlérienne, qui ne consiste pas à foncer dans le tas pour mettre à genoux la France et l'Angleterre, mais à obtenir une paix rapide, très nuisible à la première et épargnant la seconde.
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marcel samba

26/10/18 16:33
"Le sujet, donc", affirme gravement ci-dessus Delpla/Duprat pour reprendre contenance.
L'ennui (pour lui) est qu'ici le sujet n'est pas... l'arrêt allemand devant Dunkerque mais : Hitler, Adolf.
Et basta cosi avec ce matamore.
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Franois Delpla

31/10/18 10:51
@ "marcel"
Il se trouve que le livre parle de Dunkerque, d'une façon particulièrement critiquable. Si vous trouvez que le reproche porte à faux, démontrez-le.

@ Germain Lecourtois
tout à fait d'accord, c'est aussi un grave défaut du livre que d'ignorer les difficultés qu'a rencontrées Hitler pour convertir les Allemands à son délire, et la combinaison de mensonges, de répression et de séduction qu'il a dû, en conséquence, mettre en oeuvre.


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JARDIN DAVID

31/10/18 23:11
Ce petit livre me semble bien bâclé ... et c'est dommage pour le grand public qui pourrait par ce truchement s'intéresser au personnage AH. Plus grave encore, je ne suis pas du tout convaincu par le postulat d'un dictateur faible, inculte et ballotté (condensé ?) par les conditions du moment.
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luc n.

02/11/18 12:14
(@JARDIN DAVID) le postulat d'un dictateur faible présente aussi l'incomparable avantage de conforter les digestions paisibles et ce en laissant entendre que la seule... VRAIE force, en définitive, est toujours celle des démocraties.
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