Philosophie

Naufrage d'un prophète. Heidegger aujourd'hui

Couverture ouvrage

Franois Rastier
Presses universitaires de France (PUF) , 160 pages

Heidegger ou la compromission de la philosophie
[mercredi 03 fvrier 2016]


Un livre majeur qui dénonce ceux qui cherchent encore, contre l’évidence de la totale compromission de Heidegger au nazisme, à éviter le naufrage du « prophète »

Ce livre de François Rastier fait partie des ouvrages de salubrité publique. Dans une époque où de nombreux intellectuels, et parmi eux des philosophes de grande notoriété, compromettent l’exercice de la pensée par leurs concessions à l’identitarisme ou au relativisme, l’auteur nous fournit les armes pour ne pas être dupe des faux-semblants. On éprouve, en le lisant, une allégresse constante que son érudition non seulement ne contrarie pas mais renforce. Car si F. Rastier a tout lu et tout maîtrisé, le soin mis à nous renvoyer aux sources de ses analyses fait du lecteur le complice joyeux de sa dénonciation.

 

L’inanité d’une séparation

 

Car c’est bien de dénonciation qu’il s’agit : celle des diverses catégories d’heideggériens qui cherchent encore, contre l’évidence de sa totale compromission au nazisme, à éviter le naufrage du « prophète ». L’un des principaux objectifs de F. Rastier est de montrer, sans pour autant se livrer à l’exercice fastidieux d’une introduction à la pensée du Maître (il le nomme ainsi, comme pour se moquer de ceux qui ne voient dans l’éthique qu’une préoccupation des faibles), que la séparation entre le recteur nazi et le philosophe du Dasein est au mieux un non-sens mais plus certainement une faute morale d’une extrême gravité. Or c’est cette faute qui fait l’objet d’un invraisemblable déni.

Ce dernier touche des philosophes aux engagements politiques extrêmement divers : certes François Fédier et Jean Beaufret, thuriféraires patentés que rien ne saurait troubler, mais également, dans une sorte d’inventaire à la Prévert, Badiou, Vattimo, Trawny, Finkielkraut, B.-H. Lévy, Agamben, Cassin, Derrida, Nancy, Lacoue-Labarthe, Negri, Zizek, Blanchot, Lyotard, Rorty, Safranski, Salanskis, France-Lanord, Romano… Cette liste, aussi hétérogène paraisse-t-elle, indique précieusement ce qui est visé dans l’étude de F. Rastier : le « déconstructionnisme » et, plus généralement, la philosophie non argumentative. Car ce que pratiquent les heideggériens, quelle que soit leur obédience, c’est « l’art de ne pas lire ». Comment sinon expliquer qu’il ait fallu attendre la publication des Cahiers noirs pour voir quelques apologistes troublés admettre enfin (pour certains d’entre eux) l’antisémitisme du Maître qu’ils n’avaient pas perçu dans les 93 volumes précédents   ? La thèse de l’erreur de jugement temporaire (celle également invoquée pour sauver Carl Schmitt de l’opprobre), qui justifiait l’intenable séparation entre, d’une part, les cours et discours militants et, d’autre part, les textes fondateurs, a désormais vécu.

 

Il faut dire que les ayants droit n’ont pas ménagé leurs efforts pour éviter de publier une édition critique, laquelle aurait permis de repérer les réécritures, les tentatives d’effacer les traces, et présenter un auteur « idéalisé, poétisé, romantisé » (p. 70). Mais, soyons honnête, ils ne font que respecter le désir de Heidegger, ce dernier incitant à une lecture ésotérique et déclarant « ne rien pouvoir pour ceux qui ne comprenaient pas l’intention première malgré les réécritures » (p. 71). Il ajoutait que « le plus grand danger pour la Pensée est la tentative de se faire comprendre » (cité par F. Rastier, p. 75). Programme exaltant qui est celui d’un prophète : F. Rastier souligne que si Sein und Zeit (1927) évoque des thèmes traditionnels en philosophie (ontologie grecque ou phénoménologie de la quotidienneté), Heidegger, membre actif d’une société ésotérique catholique, la Ligue du Graal, emploie des mots cryptés, des néologismes jamais définis et agissant comme des symboles inexpliqués, et utilise des procédés de dissémination et d’équivoque. Et ce discours prophétique (à l’image de celui d’Hitler) se présente comme une réaction contre le prophétisme juif : « La prophétie est la technique du rejet du destinal dans l’histoire. Elle est un instrument de la volonté de puissance. Que les grands prophètes soient Juifs est un fait dont le secret n’a pas encore été pensé » (Heidegger cité par Rastier, p. 31). La légitimité, voire la nécessité, de ce « pathos prophétique » se fonde sur la transformation d’événements politiques, tels la venue du IIIe Reich et l’extermination des juifs, en événements théologiques : « Dans son catastrophisme, Heidegger prophétise ce qui vient d’advenir, en recodant les événements dans l’Histoire de l’Être – ou en agitant des menaces : ainsi la technique (enjuivée) qui menace de faire “partir la terre en fumée” (selon Trawny) » (p. 33). Ainsi le changement purificateur aura lieu, l’humanité actuelle, dans un grand mouvement de restauration apocalyptique, sera remplacée par une humanité nouvelle. On songe ici à l’expression fortement suggestive de Saul Friedländer parlant d’« antisémitisme rédempteur » pour qualifier l’antisémitisme nazi. Le Führer, pour Heidegger, est celui qui libère de la dépossession, qui permet la « restitution de l’Étant » et inaugure un « autre commencement » où « la force de l’essence non encore purifiée des Allemands est capable de préparer dans ses fondements une nouvelle vérité de l’Être » .

 

La promesse prophétique

 

Le corpus canonique ne peut donc plus être lu sans les textes qui leur sont contemporains (de 1930 à 1970) et qui « utilisent le même langage, exploitent les mêmes thèmes, mais en ajoutant ce qu’ils taisent ou en reformulant plus clairement ce qu’ils voilaient » (p. 71). Les Cahiers noirs ne font que révéler la promesse prophétique, laquelle n’était jusqu’alors que suggérée. F. Rastier insiste justement sur l’aspect délirant du prophétisme heideggérien, celui-ci prêtant une puissance surnaturelle aux noms débutant par la lettre H, et annonçant le caractère historique de l’année 2327 (400e anniversaire de la publication de Sein und Zeit). Ce nostradamisme, qui est « la rançon d’une vision du monde qui refuse le principe de réalité pour s’ériger en critère de toute vérité » (p. 47) décourage tout débat philosophique. Au-delà, il légitime le complotisme dont la « logique délirante de métonymie généralisée voit partout le même ennemi, sous des guises diverses » (ibid.). Il entre en congruence avec l’idée que le lecteur de Heidegger doit être pénétré, c’est-à-dire intimidé et soumis :         « La lecture n’est pas appropriation critique mais contemplation » (p. 77). Et en effet interprétation et prophétie ne sauraient s’accommoder l’une de l’autre. C’est pourquoi tout est permis, notamment la transformation des bourreaux en victimes. Le premier moment de cette transformation, c’est l’idée que celui qui ne meurt pas de la mort des héros ne meurt pas vraiment  .

 

Comme le souligne F. Rastier, Heidegger « brouille le fait historique de l’extermination en concluant que l’homme n’est pas encore le mortel » (p. 96). Ce négationnisme ontologique (selon l’expression d’Emmanuel Faye) renvoie à l’idée que « les Juifs, purs étants erratiques, sont dépourvus de monde propre car privés de racines et cosmopolites, ils restent sans rapport à l’Être » (ibid.). Le second moment, clairement manifeste dans les deux conférences de 1949 (parues en allemand en 1994 mais inédites en français), permet de confondre l’extermination nazie avec la politique américaine (ou russe), thème central chez de nombreux philosophes « radicaux ». Heidegger écrit : « L’agriculture est à présent une industrie alimentaire motorisée ; dans son essence c’est la même chose que le blocus de régions afin de les affamer  , la même chose que la fabrication de bombes à hydrogène » (cité par Rastier, p. 97). Dès lors, la signification historique de l’extermination est détournée, puisque s’accomplissant dans les malheurs présents des Allemands, « la culpabilité est transmuée en victimisation » (p. 99). Au lieu donc de distinguer, comme l’exige la pensée analytique, « il s’agit ici de confondre tant les formes que les fonds sémantiques et les moments, par l’intervention providentielle d’une identité métaphysique qui réside dans l’Essence » (p. 100). Confusion à laquelle succombe Marcel Conche lorsqu’il écrit : « Le national-socialisme lui-même n’a, comme tel, pas grand-chose à voir avec Auschwitz »  . Conclusion : « Il ne sera jamais dit que l’introduction du nazisme dans la philosophie la ravale à la servitude idéologique ; comme il serait discourtois d’insinuer que des collègues aient pu, de bonne foi ou non, faire carrière sur un auteur à tout le moins douteux en s’inspirant de lui pour récuser toute déontologie argumentative » (p. 101).

 

L’égarement des apologistes

 

Nous l’écrivions dans les premières lignes de cette recension, la cible principale de F. Rastier est ici clairement désignée : ceux qui méprisent l’argumentation au profit de la recherche du « grand style », ceux qui se proposent de réunifier poésie et philosophie (« au détriment de l’une et de l’autre », note F. Rastier), de célébrer le pathos oratoire dans le but principal de délégitimer la rationalité et, plus spécifiquement, de « fonder le mythe identitaire dans l’ontologie » (p. 117). Nombreux sont ceux (voir la liste non exhaustive supra) qui se sont prêtés à cette entreprise : Alain Badiou, notamment, qui fustige les « herméneutes moraux » (catégorie à laquelle je revendique mon adhésion) ; Gianni Vattimo qui, parlant de Cassirer, lie rationalisme et appartenance à une riche bourgeoisie hambourgeoise, n’hésite pas à parler de procès de Nuremberg pour évoquer celui intenté à Heidegger, fait de la vérité le mensonge oppresseur d’autorités illégitimes (lieu commun, ainsi que le remarque F. Rastier, de la « pensée » déconstructionniste) et enfin voit Heidegger comme un « antisémite indispensable »  ; Peter Trawny qui, bien que reconnaissant une portée philosophique à l’antisémitisme de Heidegger, s’acharne, comme la plupart des apologistes, à montrer qu’il n’a rien de commun avec le racisme biologique des nazis  ). D’une façon générale, l’apologiste utilise un procédé que F. Rastier nomme opportunément « la lustration par les Juifs », autrement dit cherche à cautionner la pensée du Maître par la référence à des auteurs juifs plus ou moins consentants  : « Toute énormité apologétique en faveur du nazisme doit s’appuyer sur au moins un élève juif de Heidegger » (p. 174, note 1).

Il faut avouer que vouloir repérer chez Heidegger une influence juive a été, au mépris du sens commun, défendu par quelques auteurs. Ainsi Marlène Zarader a-t-elle intitulé l’un des ses ouvrages, La Dette impensée. Heidegger et l’héritage hébraïque (cette idée de l’impensé de la dette figure d’ailleurs dans l’argumentaire du récent colloque de la BNF), et Pascal David, dans Essai sur Heidegger et le judaïsme, « estime que Heidegger est requis pour la “sanctification du nom” » (p. 151). Comment, note F. Rastier, peut-on oser opérer pareil rapprochement, alors que le judaïsme se veut une religion de l’éthique et que l’œuvre de Heidegger en est spectaculairement dépourvue ?

 

On voit que la défense de Heidegger se heurte à des apories, lesquelles, avec la publication des Cahiers noirs,  précipitent la crise des apologies. On est certes passés du négationnisme à une banalisation de l’antisémitisme heideggérien, le déni absolu étant désormais impossible. Mais ce n’est pas rassurant pour autant, au vu des stratégies discursives utilisées pour « noyer le poisson » (p. 170). Ainsi Barbara Cassin considère qu’après la publication des Cahiers noirs, « la philosophie doit se débrouiller avec ça » (cité par Rastier, p. 172) : la philosophie ou les philosophes heideggériens ? Pour elle, « les philosophes aiment les tyrans, c’est une déformation professionnelle »  .

Comme le résume F. Rastier, il s’agit, dans ce propos, de compromettre la philosophie pour protéger Heidegger. Un autre exemple effarant est fourni par Jean-Luc Nancy pour qui le jugement moral était une vengeance des vainqueurs de l’hitlérisme : « Nous avons vu se reformer un esprit de croisade où le désir de vengeance se flatte d’agir au nom de la démocratie, du droit et de l’humanisme »  .

 

Conséquences mortifères du déconstructionnisme

 

Se déploie ici un thème majeur du « renoncement relativiste » (p. 177) qui fait de la tradition une source de sagesse pratique et, dès lors, nie la spécificité de la science moderne, le plus souvent présentée comme une conception du monde parmi d'autres . Dans une telle approche accordant à la subjectivité un privilège définitif, le but de l'observateur est, à partir de la perspective qui lui est propre, d'interpréter le réel et, en aucune façon, de l'expliquer. Cette herméneutique sans critères expose au risque de l'interprétation infinie. Elle limite, en outre, singulièrement l'ambition des sciences de l'homme. D'une façon générale, c'est le projet scientifique qui est remis en question, son privilège dans l'explication du réel et son attachement à l’objectivité et à la vérité, lesquelles se trouvent, dans le déconstructionnisme, diluées dans l’historique et le social. Ainsi « la catégorie même de crime disparaît dès lors que le criminel n’en a pas la notion : c’est le sentiment de culpabilité et la reconnaissance du crime par le meurtrier qui détermine s’il y a crime ou non » (p. 178).

En conséquence, toutes les confusions et tous les retournements sont possibles. Aussi l’idée exprimée par Donatella Di Cesare est-elle proprement stupéfiante : nous avons besoin, écrit-elle, de Heidegger pour penser la Shoah (p. 185) ! Nous passons ainsi de la négation à l’affirmation. F. Rastier parle d’affirmationnisme pour traduire ce passage qui signifie : « Non seulement en dépit des critiques, mais en toute connaissance de cause » (p. 224, note 4). C’est Heidegger qui doit désormais permettre « de reconsidérer l’histoire du Reich et définir les tâches de la philosophie aujourd’hui » (p. 224). Aussi Jean-Michel Salanskis n’hésite-t-il pas à suggérer à son lecteur de lire Dépassement de la métaphysique (de Heidegger) : « Il y a quelque chance à mon avis qu’en fermant les yeux il ait la chance d’entendre le porte-voix de la révolution ultime ».  Révolution ultime ? Ne s’agirait-il pas plutôt d’unir droite et gauche heideggériennes dans un projet identitaire, celui de la communauté du peuple, contre l’Occident libéral, symbolisé par l’Europe supranationale et cosmopolite ? C’est explicitement ce que souhaite Jean-Luc Nancy : l’antisémitisme étant un produit de l’Occident, il faut en finir avec celui-ci : « À nous maintenant de dérouter, voire d’égarer le destin occidental. Et d’en finir ainsi avec l’antisémitisme ».  

Redisons-le : en finir avec l’Occident, c’est sacrifier la notion de vérité. Dès lors, si la théorie de la connaissance est bien sûr concernée, l’éthique et la politique ne le sont pas moins, « car la vérité partagée est au fondement du vivre-ensemble » (p. 243). L’indifférenciation des valeurs que promeut l’heideggérianisme sacrifie les vérités morales et, au-delà, est incapable de « reconstruire la notion de responsabilité éthique générale » (p. 254). C’est à cette reconstruction qu‘appelle le livre majeur de F. Rastier.

 
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31 commentaires

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Critique

03/02/16 17:29
Comme un certain nombre d'auteurs avant lui, François Rastier fait ici la démonstration d'un écrit motivé avant tout par l'exécration d'une philosophie plus que par une volonté de recherche éclairante de la vérité.

Les mots utilisés ici servent effectivement une dénonciation, mais une dénonciation passionnée et uniquement à charge. A tel point que Rastier s'identifie à ceux dont il prétend faire la critique: "ceux qui méprisent l'argumentation au profit de la recherche du "grand style"".

La seule question intéressante que cet ouvrage est incapable de formuler est la suivante: une uvre doit-elle être disqualifiée à cause de son auteur ? Doit-on et peut-on dissocier lauteur de lhomme ?

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Alain Policar

03/02/16 19:33
Il est étonnant que cette critique soit anonyme.
Quant à "la seule question intéressante" (selon son auteur), la réponse de F. Rastier (et la mienne) est qu'en matière de pensée la dissociation de l'auteur et de l'homme n'est pas défendable. Mais F. Rastier va plus loin : Heidegger n'est pas nazi et philosophe, c'est un philosophe nazi. D'où l'idée de la compromission, titre de ma recension. C'est aussi, mais c'est le corollaire de ce qui précède, un philosophe dont l'ambition est de liquider la raison, c'est-à-dire de ce qui nous permet de nous élever au-dessus de nos codes culturels. En d'autres termes, l'enracinement identitaire contre l'universalisme égalitaire, ou encore l'esthétique contre l'éthique.
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Henri CRTELLA (althnyme)

04/02/16 10:56
UN INQUISITORIAL INSUCCÈS. Il est bien vrai qu'on ne saurait dissocier aucun penseur de la pensée qu'il a formulée. S'agissant de Heidegger cela s'impose tout particulièrement. Aussi ne faut-il pas se récrier devant le tour devenant de plus en plus ouvertement inquisitorial de "l'affaire Heidegger" - comme le premier l'a nommée l'officier français chargé d'instruire ce "cas" à Fribourg dès la défaite nazie consommée. Il faut mieux indiquer la raison de l'insuccès de cette inquisition. Comme tous les autres procès de cette nature, la succession des instigateurs de celui-ci se heurte à leur insu à une impossibilité qu'ils se sont eux-mêmes aménagée: celle, à savoir, de pouvoir accéder à l'intelligence de la pensée à laquelle ils attribuent leur propre méfait. Méfait de plus en plus hallucinant de grossièreté. Car, comme il l'apparaît à la moindre confrontation de leur censure à la lecture effective du penseur incriminé, il manque à leur diffamation la base d'une compréhension de la nature, non simplement de "sa", mais de la pensée dans sa spécificité. Celle-ci consiste, en effet, non point, comme à l'instar de Rastier voudrait Policar l'imposer, à "argumenter" (de cela les sophistes furent et demeurent les maîtres incontestés), mais à découvrir ce à partir de quoi il devient possible d'argumenter. Toute argumentation suppose en effet les prémisses à partir desquelles pouvoir se déployer. Or c'est cela que fournissent les penseurs à l'opposé de leurs censeurs. Sur ce que ceux-ci supposent, ceux-là proposent de s'interroger. Or c'est là ce que dans "1984", Orwell a précisément défini comme étant le crimepensée dont les coupables sont, au nom de l'amour de Big Brother, pourchassés par de dialecticiens limiers dont les oxymoriques novlinguistiques principes sont ainsi, à la suite de Faye Jr et à la satisfaction de Policar, illustrés par l'argumentation offerte par Rastier à la risée dun chacun qui ne saurait quen demeurer consterné.
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Alain Policar

04/02/16 12:57
Dans la mesure où Henri Crétella aurait pu figurer dans le livre de F. Rastier, il est difficile d'être surpris par sa nouvelle intervention en faveur de Heidegger. Je me souviens d'avoir lu, dès 1988, dans Le Débat, une attaque féroce contre tous ceux qui osaient critiquer la pensée du Maître et, depuis, Farias, Faye, Pol-Droit, Maggiori, et j'en passe, ont fait les frais de ses diatribes passionnées. Rien de nouveau sous le soleil, par conséquent.
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Henri CRTELLA

04/02/16 16:08
MERCI cher Alain Policar de l'attention que vous portez depuis tant d'années à la défense que je pense devoir opposer aux critiques infondées tant de la personne que de la pensée de Heidegger. MERCI surtout de l'avoir rédigée sous l'autorité d'une implicite citation de Qôhelet; je serais si heureux de la justifier! Je considère la fidélité dans l'engagement de pensée comme la plus essentielle des nécessités, et la plus surprenante en vérité. Car si, tel l'Ecclésiaste, "rien de nouveau sous le soleil" ne vous apparaît dans le commentaire que je vous ai opposé, c'est que, dès 1988 par conséquent, implicitement s'y trouvait l'articulation de pensée que je n'ai, quant à moi, découvert qu'au moment de vous en adresser l'argument. Ce qui m'a obligé ainsi, comme je finis de le faire, à vous dire grand MERCI.
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Alain Policar

04/02/16 21:49
Je ne suis évidemment pas dupe de votre "merci", mais votre ton me semble plus paisible que celui de votre premier message ("les oxymoriques novlinguistiques principes sont ainsi, à la suite de Faye Jr et à la satisfaction de Policar, illustrés par l'argumentation offerte par Rastier à la risée dun chacun qui ne saurait quen demeurer consterné") et je préfère de loin ce dernier type d'échanges. Il n'en reste pas moins que nos positions restent rigoureusement inconciliables.
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Franois Carmignola

04/02/16 22:07
Chic un combat de dinosaures !

Simplement merci (décidément il en mérite des "merci") à un magnifique résumé qui montre bien la nature du problème, toujours d'actualité, donc.

Car là est bien le problème: la philosophie et toutes les activités humaines d'ailleurs doivent affronter le problème du mal. Que doit on reprocher à Heidegger ? D'être un vilain et donc un mauvais ? Ou bien tout simplement d'être un très très vilain ?
Et que particulièrement bon à sa tâche, il a démontré une grande hauteur de vue et une subtilité cryptique sans égale: au point d'avoir réussi à transformer en inconscients lécheurs transis de croix gammées deux générations d'intellectuels supra intelligents dont un nombre de juifs presque incroyable. A moins que la chose ne soit encore plus grave et que certains des adorateurs de satan aient pu l'être sans innocence et en jouissant secrètement du non dit. Mais cela on le saura encore plus tard.
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Alain Policar

05/02/16 06:51
Je crois que François Carmignola touche juste : "A moins que la chose ne soit encore plus grave et que certains des adorateurs de satan aient pu l'être sans innocence et en jouissant secrètement du non dit".
Je ne le remercie cependant pas pour mon classement dans la catégorie des dinosaures ! Mais, hélas, il n'a sans doute pas tort.
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Henri CRTELLA

05/02/16 16:45
HEIDEGGER: GRANDEUR ET MISÈRE EN L'AFFAIRE.

Der Denker?
Ein grosses Kind - das gross fragt.

Faut-il traduire cet allemand transparent?

Le penseur?
Un grand enfant - qui questionne grandement.

Cela se trouve dans le volume 94 de l'édition intégrale (le premier publié des "Cahiers noirs") à la page 412 et pourrait constituer la réponse au reproche que fit Jaspers à Heidegger de n'avoir été dans son politique engagement: qu'un enfant. Jaspers ignorait-il la nietzschéenne troisième métamorphose de l'esprit: en enfant?

L'inquisitoriale postérité contre Heidegger semble considérer elle aussi le penseur comme un "enfant" - mais cet enfant qui, "puer robustus", selon le dicton fournit la définition du mal. Ce qui explique qu'elle ne puisse penser grandement: ignorant le questionnement ("questionner est la piété de la pensée"), elle médit-maudit ce qu'elle a auparavant réduit, comme la formule de Leo Strauss ("reductio ad Hitlerum") nous l'a appris.

Elle ne saurait donc relever que du "principe de charité" tel que Dostoievski l'a fabuleusement appliqué à son"Grand Inquisiteur": l'adjectif qualifiant ici la grande misère évidemment du titulaire.



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Alain Policar

06/02/16 10:04
Il est tout de même étrange que tout débat, aussi passionné soit-il, soit assimilé, par H. Crétella, à un processus inquisitorial. Je retiens néanmoins qu'il prône, pour les misérables inquisiteurs que nous sommes, l'application du principe de charité. Mais je crains que la charité dont il est ici question n'ait pas grand-chose à voir avec le principe méthodologique évoqué par Quine et Davidson, des représentants de la philosophie argumentative honnie par les heideggériens.
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Franois Carmignola

06/02/16 11:20
En parlant de dinosaures, laissez moi citer aussi Rastier lui même
http://www.revue-texto.net/Inedits/Inedits.html
A propos de Georges Steiner.

Texte dénoncé par un autre recenseur du livre
http://www.juanasensio.com/archive/2016/01/27/naufrage-d-un-prophete-heidegger-aujourd-hui-de-francois-rastier.html#more

Ca couine !
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Sylvain Reboul

08/02/16 10:51
Un réquisitoire implacable contre tous ceux qui voudraient relativiser l'antisémitisme dans la pseudo-ou para-philosophie de Heidegger, en s'efforçant:

1) de nier son antisémitisme délirant ou de le neutraliser, en prétendant, en dépit des textes, qu'il serait sans rapport avec sa prétendue ontologie "historiale" ou qu'il s'agirait d'un égarement anecdotique dont on pourrait, contre les affirmations de maître, séparer le noyau de sa philosophie.

2) de récuser toute pensée et interprétation rationnelle et critique, donc philosophique de cette vision romantico-mystique et anti-argumentative de la philosophie, permettant d'aller, pour certains, jusqu'à affirmer que cette pensée ne serait pas incompatible avec la démocratie et les droits humains. Ce qui est un comble lorsque l'on sait combien cet auteur méprisait la pensée moderne issue des Lumières, voire de Descartes, ainsi que les sciences comme mode d'accès au savoir, mais surtout la démocratie sous toutes ses formes, au nom d'une vérité révélée dans un discours amphigourique, du destin historial de l'Être dont il se croyait le gourou illuminé.

Ce faisant les épigones de tous bords de cet auteur nazi ont tenté et tentent encore de liquider (de raser comme les épigones de la mythologie athénienne à propos de la ville de Thèbes) ) la philosophie rationnelle et critique dans son ensemble, tout particulièrement en France.
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Alain Policar

08/02/16 11:16
Merci à F. Carmignola de m'avoir fait connaître le texte de Juan Asensio.
Merci également à Sylvain Reboul de son commentaire éclairant dont, faut-il le dire ?, j'approuve chaque mot.
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Game over

08/02/16 12:04
Cretella, tout comme ses compères Fédier, Guest, France-Lanord, etc. , n'a tout simplement plus aucune crédibilité dans le débat - -lequel ne consiste plus, depuis que le tome 97 est sorti, à chercher à savoir si Heidegger a été antisémite et nazi, mais uniquement de déterminer la forme particulière - et pour autant demeurant fort vulgaire malgré ses sophistications- qu'a pu prendre sa relation, au nazisme génocidaire.
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Henri CRTELLA

08/02/16 18:22
LA RAISON EN CETTE NOUVELLE INQUISITION. Ce nest pas sans la plus forte des raisons quil y a trois décennies environ sest, à partir de la parution du livre de Farias (1987), produit contre Heidegger une inquisition. Il a fallu pour cela, quà linstar de ce qui advint lors de linvention de la procédure même dinquisition (lors de la croisade contre les cathares), les fondements mêmes dune civilisation soient crus menacés dabolition. Cétait alors le christianisme qui assumait la fonction de fondation. Cest aujourdhui le rationalisme qui en a pris la succession depuis le siècle de la double Révolution (dAmérique puis de France).

Que dans les deux cas la crainte soit infondée, lhistoire en a jugé pour le premier et en juge présentement pour le second. Sagissant du christianisme, elle en a généralisé la propagation par démocratique sécularisation (les droits de lhomme). Sagissant du rationalisme, elle conduit à en approfondir la signification : elle propose dordonner la raison conçue comme faculté humaine de compréhension à ce qui en assure la fonction : la pensée de son ajointement à la réalité. Cela commença avec Hegel : quHeidegger, en critique de Marx, permet de révolutionnairement relayer.

Ce nest donc point hasard, cher Alain Policar, si jai choisi de terminer mon précédent commentaire en citant le « principe de charité » : cest aussi intentionnellement que littéralement que jai proposé de lier la troisième et plus essentielle vertu théologale au « principe méthodologique » de « la philosophie argumentative » à laquelle vous vous confiez.
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Franois Carmignola

10/02/16 21:01
A mon (très humble) avis, se pose la question de savoir si Heidegger pensa ou non la possibilité de se passer du principe de non-contradiction. Si oui, on peut dire ce qu'on veut et donc il n'est pas nazi.
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Bizarre

26/02/16 12:46
Bizarre que pas un philosophe ne cite le livre de Bourdieu sur l'ontologie politique de Heidegger, qui en faisait un SA plus qu'un SS au terme d'une discussion de ses thèmes et termes. Trop vulgaire pour les philosophes ? soupçon de réductionnisme ?
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Alain Policar

28/02/16 11:03
François Rastier, bien entendu, cite le livre de Bourdieu. Vous avez raison : j'aurais dû moi-même y faire allusion.
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valentini

03/03/16 23:20
Une antique idée remise sur patte

L'AIGLE SA PROIE SA CAGE
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valentini

03/03/16 23:22
Lettres à lancer comme des dés

MART.HEID.MART.FREI
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valentini

03/03/16 23:25
la digue la digue dicton

Quand le loustic se soulage au solstice
La justice pleure comme vache qui pisse
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valentini

03/03/16 23:32
Quel pneumatique coffré se mord la queue pour se gonfler ?

Redisons-le : en finir avec lOccident, cest sacrifier la notion de vérité. Dès lors, si la théorie de la connaissance est bien sûr concernée, léthique et la politique ne le sont pas moins, « car la vérité partagée est au fondement du vivre-ensemble » (p. 243). Lindifférenciation des valeurs que promeut lheideggérianisme sacrifie les vérités morales et, au-delà, est incapable de « reconstruire la notion de responsabilité éthique générale » (p. 254). Cest à cette reconstruction quappelle le livre majeur de F. Rastier
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valentini

03/03/16 23:45
Si j'étais philosophe, marchant avec des pompes de sept lieues, je parlerais à propos du loustic de nationalisme métaphysique soit le nationalisme allemand ou national-socialisme à fond antisémite, une machine en grandes toillettes (in vollem staat ?) à broyer les hommes les choses et les idées pour mieux les évacuer Mais l'Europe ne l'est pas moins
nationaliste négativement et derechef le mixage des hommes des choses et des idées sur un mode tout à fait curieux

qui n'a pas de morale se pare d'éthique
qui n'a pas d'éthique exhibe sa morale
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valentini

08/03/16 06:56
Alors les tin-egger toujours aussi
MART.HEID.MART.FREI
Si je suis marteau ?
tout à fait ! je préside au tribunal de l'histoire.
Berger allemand ! Dresse-toi sur tes pattes !
Colle-toi une plume qui rend patte blanche !
Car voici la sentence.
Tu copieras cent mil milliards de fois :
le verbe être est verbe auxiliaire d'état
Grâce à quoi tu sauras de quel bois
se chauffe la langue qui fait nixe nixe nixe
Pendre un chien n'est pas humain.
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Annick Stevens

01/04/16 10:40
Ce livre est une merde, et moins on en parlera mieux ça vaudra. Il est non seulement absurde, mais révoltant, de transformer la théorie du dévalement de l'existence dans le "on" en une théorie antisémite, comme si ce "on" visait cryptiquement les juifs. C'est du délire, et on s'interrogerait sur la santé mentale de l'auteur s'il n'était pas aussi évident que ce n'est qu'un moyen cynique pour cet ignorant de la philosophie d'attirer le plus possible sur lui l'attention médiatique - pauvre type au fond!
Je conseille aux esprits honnêtement intéressés par cette question de lire plutôt Peter Trawny, qui au moins sait de quoi il parle et explique où se trouve vraiment l'antisémitisme dans la philosophie de l'histoire heideggerienne. Et, pour ce qui est des valeurs dont se soucie l'auteur du présent article, d'aller plutôt lire chez Nietzsche comment en créer de nouvelles qui soient affirmatives plutôt que de croire qu'il existe des "vérités morales" à la manière de tous les dogmatismes, de Platon aux monothéismes.
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Alain Policar

15/04/16 18:36
Je viens de lire le commentaire d'Annick Stevens. Que peut-on répondre à quelqu'un dont l'argumentaire consiste à traiter de "merde" le livre recensé, d'"ignorant de la philosophie" et de "pauvre type", son auteur ? Le point de vue de Madame Stevens se résume à une interrogation sur la santé mentale de F. Rastier. On a beau avoir l'habitude : on demeure surpris par la brutalité des heideggeriens (même ceux, en l'espèce, passés par l'aristotélisme). Mais sans doute ne devrait-on pas l'être.
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FJ

24/07/16 14:11
Vu que l'article (et le livre) se contente d'affirmations péremptoires sans se baser sur aucun fait concret, il n'y a pas grand chose à dire...
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Laurent D

28/08/16 20:57
Bonjour, à la lecture on se demande si l'auteur de l'article est sérieux ou s'il plaisante...
Sous l'autorité (?) de M. Rastier, il renvoie en quelques lignes la quasi totalité des auteurs de la philosophie contemporaine (On peut ajouter à sa liste, Dastur, Sartre, Merleau Ponty, Lacan, Alexandre Koyré, Foucault, Deleuze et même Rorty...) à un prétendu groupe pratiquant « lart de ne pas lire » et produisant de "la philosophie non argumentative" (?!) Cela rappelle l'appréciation lapidaire et misérable de Russel (quel grand philosophe !) au sujet de l'Evolution créatrice de Bergson.
L'auteur de l'article voudrait peut-être se voir remercié de ses insultes non argumentées énoncées sous l'autorité de M. Rastier ? (Derrida ne sachant pas lire ?)
Annick Stevens a bien fait de réagir avec vigueur et de renvoyer à l'auteur sa propre violence, celle-là même qui lui donne l'assurance et la conviction d'être profondément moral face aux méchants qui pensent que Heidegger est un philosophe important.
Je m'interroge au sujet de M. Rastier, sur ses compétences en philosophie... Peut-être considère t-il qu'il n'y a pas d'autre manière de dire que de procéder à une justification sur le modèle des sciences expérimentales ?... Ce qui hélas, ne permet pas d'aller bien loin en philosophie...
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Michel Fichant

10/06/17 22:50
L'article est d'une bêtise moralisante qui est bien dans l'air du temps qui passe et n'en finit pas de passer. Annick Stevens a raison : le "livre" de Rastier est un petit tas de merde, de la part d'un ignare qui se vautre dans l'exhibition des bons sentiments approuvés par la basse-cour. C'est même encore pire que du Faye, c'est tout dire. Heidegger domine philosophiquement le siècle précédent. C'est ainsi. Les insectes n'y peuvent rien.
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Andr

15/07/17 19:44
Les nazillons, insultes à la bouche et sans arguments comme d'habitude, sont de sortie pour défendre le "berger de l'èèèèètre"... risible et pathétique.

Nous n'en avons pas fini avec ce petit penseur grotesque mais grand nazi exterminateur. Le dégonflement (Destrukion...) de cette baudruche teutonne malodorante, à mille lieues de l'esprit français, ne fait que commencer.
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Andr

17/08/17 08:25
Voici une pensée enfantine du "grand enfant" qu'était le penseur Heidegger, comme nous le rappel le commentaire de M. Crétella...

"Le sentier que l'Être signale à la pensée chemine à la frontière de l'extermination".

Pensée enfantine de Heidegger couchée sur le papier vers 1938-1939...

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