Religions

De la dignité de l'islam. Réfutation de quelques thèses de la nouvelle islamophobie chrétienne

Couverture ouvrage

Michel Orcel
Bayard , 187 pages

L'islam : nouvelle cible du christianisme ?
[dimanche 28 aot 2011]


Un pamphlet vigoureux contre un courant de la pensée chrétienne qui cherche à dévaloriser l'islam.

Depuis les attentats du World Trade Center en 2001, l’islam  , dans les rapports supposés qu’il entretiendrait avec la violence, a fait l’objet de nombreux commentaires au point d’occuper régulièrement la scène intellectuelle, médiatique ou politique. C’est ainsi que Michel Orcel, docteur ès lettres et sciences humaines et spécialiste d’islamologie  , "à la faveur des recherches sur l’état de l’islamologie contemporaine […] a découvert avec effroi qu’une bonne part de ce qu’on nomme aujourd’hui l’islamophobie savante est intimement liée à l’Eglise." Dans un petit livre dense intitulé De la dignité de l’islam et décliné en sept chapitres, l’auteur se propose d’examiner et de réfuter quelques thèses de ce qu’il considère comme la nouvelle islamophobie chrétienne. 
 

La provocation de Ratisbonne

L’ouvrage s’ouvre sur la fameuse provocation de Ratisbonne (12 septembre 2006) initiée par le pape Benoît XVI alors fraîchement élu, lequel, sous prétexte d’illustrer le lien entre la raison grecque et la foi chrétienne, cita un propos de l’empereur Manuel II Paléologue énonçant que le prophète de l’islam n’avait rien apporté "que de mauvais et d’inhumain." Cette attaque en règle  contre l’islam - peut-on l’appeler autrement ? -  semble ouvrir  la voie à de nouveaux polémistes chrétiens qui n’auront de cesse, selon l’auteur, de déconsidérer  la religion musulmane au profit de la religion chrétienne. Luxenberg  , Gallez  , Gilliot  , Prémare   et Delcambre   entre autres vont ainsi faire l’objet d’un examen critique de la part de l’auteur, lequel souligne que "figés dans leur dogmatisme, les docteurs musulmans laissent ainsi la place à l’exégèse historico-critique des savants occidentaux, que rien ne retient de mettre en pièces le texte saint." 
 

Les nouveaux polémistes chrétiens

Christoph Luxenberg, dans son ouvrage intitulé Lecture syro-araméenne du Coran : une contribution pour décoder la langue du Coran  , soutient par exemple que le Coran initial, autour duquel se serait construit le Coran canonique, est un lectionnaire chrétien ou syro-araméen. Dans Le Messie et son prophète   de Gallez, l’auteur cherche à déconsidérer la figure du prophète Mahomet et partant l’ensemble des référents sacrés de l’islam : La Mecque aurait été inventée par les califes ommeyades ; la Kaaba y aurait été construite tardivement ; Mahomet ne serait pas originaire du Hedjaz mais syrien. Ce travail de déconstruction de l’islam va jusqu’à ravaler au rang de simples anonymes des personnages aussi prestigieux que le sont Jésus et Marie dans le Coran. A.M. Delcambre écrit ainsi dans un article de 2005 intitulé "Islamophilie et culpabilité" que "ce Jésus et cette Marie […] du Coran sont des homonymes qui n’ont de commun que le nom avec le Jésus et la Marie que [les chrétiens] connaissent."

 

Apologie du principe du relativisme

A ces assertions sans fondement scientifique réel, l’auteur oppose le seul principe du relativisme cher à Montaigne   : l’œuvre de déconstruction qu’opèrent tous ces penseurs à l’égard de l’islam pourrait très bien, comme dans un jeu de miroirs, s’appliquer au christianisme lui-même. Que certains penseurs, par exemple, essaient de décrédibiliser la figure de Mahomet en niant son statut de Prophète et la valeur des hadiths ne doit pas faire oublier que l’existence de Jésus, sitôt les sources chrétiennes écartées, ne tient qu’aux témoignages allusifs d’un Flavius Joseph  , d’un Pline le jeune  , d’un Tacite   ou d’un Suétone  .
 

De la même façon, les penseurs précités tendent à dévaloriser le caractère sacré du Coran au seul motif qu’il ne comporterait pas de réelle cohérence thématique. Mais c’est juger ce livre à l’aune des seuls critères occidentaux,  selon la logique et la rhétorique de la tradition grecque. De plus, si l’on applique de tels critères aux évangiles synoptiques, bon nombre d’anomalies et d’incohérences apparaîtraient sans pour autant que la cohérence globale du message chrétien ne soit remise en cause. Ayons donc, nous occidentaux, l’honnêteté d’accorder au texte musulman la même indulgence de ce point de vue.

Enfin, mentionnons le problème de la violence (qui fait l’objet d’un chapitre intitulé "Droit, sexe et violence") prétendument intrinsèque au Coran selon certains penseurs. Tout lecteur attentif du livre sacré aura en effet loisir de trouver des citations qui confirment une incitation à la violence ("Dieu n’aime pas les transgresseurs- / Tuez-les partout où vous les rencontrerez", sourate II, verset 190-191, le Coran, traduction de D. Masson, Paris, Folio, 1988) mais l’honnêteté intellectuelle conduira aussi à citer, dans le même texte, des passages tout à fait iréniques ("Celui qui sauve un seul homme / est considéré comme s’il avait sauvé tous les hommes.", sourate V, verset 32, op. cit.). Or, cette ambivalence du texte musulman, on la retrouve précisément dans le Nouveau Testament où Jésus, présenté par la Tradition comme un Dieu d’amour, peut parfois se laisser aller à de puissantes invectives ("Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites […] ! Serpents, engeance de vipères ! […] c’est pourquoi, voici  j’envoie vers vous des prophètes, des sages, des scribes : vous en tuerez et mettrez en croix, vous en flagellerez dans  vos synagogues [...] pour que retombe sur vous tout le sang innocent répandu sur terre.", Matthieu, 23, 13-36, traduction de la Bible de Jérusalem).

On l’aura compris : ce petit livre de Michel Orcel se révèle assez salutaire sans pour autant être subversif. Par-delà la tentation simplificatrice ou la manipulation idéologique, il invite à une lecture nuancée du Coran et des textes religieux en général. Il ne s’agit pas tant pour l’auteur de sacraliser l’islam que de lui rendre sa dignité en réfutant les thèses de l’islamophobie chrétienne car "qu' à travers quelques-uns de ses représentants […] une religion qui se réclame d’un Dieu d’amour use de procédés retors et de bassesses pour discréditer un rameau concurrent de sa propre foi mérite qu’on lui rappelle les balbutiements de sa propre histoire, ses manipulations et ses violences." A ce titre, la démarche intellectuelle apparaît limpide même si on peut regretter parfois l’empilement  des citations  ou des références livresques au détriment de la démonstration d’ensemble.

 

Vers un islam des Lumières ?

Il n’empêche que, de manière plus large, l’ouvrage d’Orcel pointe une des faiblesses du monde musulman dans son rapport au livre sacré : l’impossibilité (provisoire nous l’espérons) d’en proposer une exégèse historico-critique. Autrement dit, le dogme selon lequel le Coran est la Parole incréée de Dieu obère la lecture du texte lui-même. N’oublions pas pourtant que " l’affirmation que le Coran est créé fut pendant 22 ans (de 827 à 845) l’une des thèses principales de l’orthodoxie musulmane " et que ce que l’on appelle la fermeture de la porte de l’ijtihâd n’apparaît donc qu’au XIe siècle, interdisant de fait toute interprétation exégétique du Coran  . Qu’en ce début de XXIe siècle, certains penseurs musulmans  , de plus en plus nombreux semble-t-il, invitent à une lecture critique et contextualisée du Coran ne peut que servir la dignité de l’islam  .

Commenter Envoyer  un ami imprimer Charte dontologique / Disclaimer digg delicious Creative Commons Licence Logo

28 commentaires

Avatar

Hadjib

29/08/11 08:23
Principe de relativisme... ah !
Quelle impérialisme culturel que ce principe de relativisme. C'est un pur produit de l'Occident. Le relativisme doit s'appliquer à lui-même. Car il finit par dire que rien n'a de valeur puisque tout doit être relativisé.
Quant à une islamophobie chrétienne, ne faudrait-il pas la mettre en perspective de la christianophobie musulmane pour qu'elle soit... relativisée ?
Avatar

Byzance

29/08/11 10:42
Dans le paragraphe sur la "provocation" de Ratisbonne la liste est sublime. On mélange Delcambre et Prémare dans une liste où manque Rémy Brague curieusement. Et histoire d'en remettre une couche il y a un sous tritre pour chacun qui se veut dénonciateur des choses cachées. Luxenberg est un chrétien libanais, quelle horreur pensez vous ma bonne dame, mais le meilleur c'est pour Alphonse Louis de Prémare "Il a passé une grande partie de sa vie chez les franciscains". On se demande en quoi passer du temps chez les franciscains a une quelconque importance étant donné mais comme rien ne nous est dit de ses thèses, mais compte tenu de la teneur du paragraphe on peut penser que cela contribue à la disqualification. En quoi cela disqualifie-t-il ? Mystère et on ne le saura probablement jamais. Mais le plus drôle, et le plus disqualifiant pour l'auteur, dont j'ai lu avec gourmandise sur ce site les précédents opus, c'est que Prémare a passé sa thèse chez les ... dominicains. Quand on fait dans la liste avec sous titre on a au moins l'élégance de le faire sans erreur.

Pour la culture de l'auteur Prémare m'a été recommandé par des universitaires musulmans arabes et perses, mais peut-être qu'ils l'avaient mal compris.
Avatar

Byzance

29/08/11 15:34
Autant pour moi en ce qui concerne Prémare, il fut franciscain. Mais en quoi cela est ce un problème ? Dans ce cas n'osez surtout pas lire Michel de Certeaux un jésuite, quelle horreur.
Avatar

mov

29/08/11 16:56
au temps pour moi...
Avatar

Byzance

29/08/11 17:07
Merci monsieur le professeur, même si la vulgate actuelle accepte le autant pour moi. Mais nous sommes d'accord sur le fond. Au temps pour moi (expression utilisée en musique à l'origine...)
Avatar

rene

29/08/11 18:59
j'ai lu et relu le titre , et le texte en dessous , l'auteur ne plaisante pas : pour lui c'est bien l'islam la cible du christianisme , et non l'inverse.
Un bel exemple d'inversion victimaire. Plus c'est gros ...
Avatar

Tannhuser72

29/08/11 21:10
Si l'islam est la cible du christianisme, le contraire est vrai aussi.
Avatar

damien

29/08/11 22:24
étant données les persécutions , tueries , non-droits des chrétiens dans TOUS les pays musulmans vs .. euh ... interdiction de porter la burka en pays "chrétien"? .. on dira que cet article est au mieux une plaisanterie , au pire un foutage de gueule non ?
Avatar

Byzance

31/08/11 08:23
Charles, il est à préciser encore et encore que le fait d'être franciscain ou chértien libanais est disqualifiant.
Mais bon ce discours sur l'Islam n'est pas étonnant mais malheureusement n'est pas Massignon qui veut. Sinon bien sur que pour un chrétien Mahomet n'a aucune valeur religieuse. Pourquoi en aurait-il une d'ailleurs ?
Avatar

Descartes

04/09/11 12:47
L'intertitre de l'auteur "La provocation de Ratisbonne" reprend servilement l'incipit de l'auteur du livre chroniqué, sans même le discuter a posteriori. Or ce "Discours de Ratibonne" auquel il est fait référence n'est qu'une volonté de questionner la relation croyance/violence, piété/rationalité dans un cadre universitaire. Qu'y avait-il de tabou à cela. Certaines sensibilités ont été froissée? Et alors? Que l'on examine si elles sont aussi précautionneuse avec les "autres" religions et/ou "convictions"...

L'Islam ayant une grande difficulté avec la pensée critique, l'exercice de Ratisbonne pouvait légitimement apparaître si non salutaire du moins nécessaire, qu'il fusse effectué par le Pape ou tout autre. D'ailleurs Hans Küng, s'il est plus "ouvert" que son ex ami Ratzinger sur ce point, ne s'en autorise pas moins un examen critique des raisons de la chute de la civilisation arabo-musulmane dans son pavé sur la question, qui le mène à considérer précisemment les vastes courants repressifs et obscurantistes qu'a connu l'islam. Ainsi il est regrettable qu'un universitaire (Mr S.Briand,auteur de la chronique) s'émeuve que l'on puisse simplement questionner l'islam et perde sa neutralité en considérant le discours de Ratisbonne comme "une provocation", ce qui le met sur le même plan qu'un clergé sunnite orthodoxe dépassé ou qu'un militant mue par un sentiment identitariste.

D.
Avatar

Byzance

07/09/11 15:32
Juste pour rire, voici un lien vers le blog de l'Histoire qui signale le dernier numéro de la RMMM "Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée". Je ne résiste pas à vous faire partager le dernier paragraphe du quatrième de couverture : "Résolument international, ce volume se veut en outre un hommage à Alfred-Louis de Prémare (1930-2006) en poursuivant lexploration de thèmes qui lui étaient chers. "
Il faudra dire à Gabriel Martinez-Gros qu'il collabore à un numéro qui rend hommage à ce qui serait un des tenants de la pensée chrétienne islamophobe. Je veux bien être là quand on lui dira.
Il y a un monde entre les psychanalistes de Médina et les chercheurs, non ?
Avatar

Byzance

07/09/11 15:42
http://remmm.revues.org/index7051.html
Article de la RMMM à propos d'Alfred Louis de Prémare. Michel Orcel ne doit pas beaucoup fréquenter les revues de recherche, peut-être un plus celles ayant traits au tir aux pigeons.
Avatar

Rantanplan

09/09/11 17:54
Que M. Byzance lise ce livre avant d'insulter l'auteur - qui me semble digne d'être lu et discuté. Il verra notamment que La RMMM est bien présente dans la bibliographie et que l'auteur a des positions très nuancées sur l'islam, Prémare, etc.
Avatar

Byzance

12/09/11 09:44
Cher Rantanplan, la recension de M. Briand met tout le monde dans le même sac et ne fait pas dans la nuance... qui vous semble pourtant si chère. Sinon je vais être rude mais lire Orcel sur les relations islamo-chrétiennes n'est certainement pas une priorité. Il y a de véritables travaux de recherche sur le sujet et un pamphlet de médina (ou de Mamounia) écrit par un analyste à la production nulle sur le sujet auparavant ne relève pas de la bibliographie prioritaire. On pourra lire Massignon ou Jambet avant, ou même Prémare...
Par contre je veux bien que vous nous disiez quelle est la prosition d'orcel sur Prémare si elle est si différente de l'impression brutale laissée par la recension
Avatar

ICTUS

12/09/11 10:01
Il est assez scandaleux que les Éditions Bayard dont les Assomptionnistes sont propriétaires, osent laisser publier le livre de M. ORCEL qui s'oppose sans retenue à la conversion des musulmans à la Vérité et contribue un peu plus à la désorientation des chrétiens qui liraient un tel livre sans avoir les bases nécessaires pour réfuter de pareilles inepties. Dans l'ordre du devoir de Charité dans la Vérité, c'est à mon avis une faute très grave !
Avatar

Byzance

12/09/11 10:29
Que Bayard publie ce livre c'est tant mieux au contraire ; le débat doit pouvoir se nourrir de tout. De plus la politique éditoriale de Bayard est très large et c'est tant mieux.
Avatar

VeLiVoS

12/09/11 11:43
Il y a quand même une différence de taille que semble oublier l'auteur d'après le résumé ci-dessus.
Les théologiens musulmans ne souhaitent pas qu'il y ait de recherche précise au sujet de Mohammed (voir comment cela se passe en Arabie Saoudite, coeur de cette idéologie musulmane) à la différence de l'Église catholique qui n'a jamais refusé que l'on fasse des recherches sur Jésus et son époque.
Ce point est important car, quand on pense réellement détenir la Vérité, celle qui rend libre, quand on a la foi, on ne s'inquiète pas vraiment de ce que les détracteurs peuvent dégoter. Test ADN sur le Saint Suaire, nombreux chercheurs à Jérusalem et au Vatican, tout simplement aucune fatwa contre l'auteur d'un livre ou d'un film réalisé contre Jésus et la pensée chrétienne, on ne voit vraiment pas de tels efforts, c'est le moins que l'on puisse dire, en terre d'islam !!

Ce livre, je répète d'après le résumé ci-dessus, serait donc intéressant ... et honnête, s'il allait au bout de l'analyse.
L'auteur veut-il interdire toute recherche sur Mohammed ou a-t-on le droit, comme cela est fait pour Jésus, de mener cette recherche de la vérité ?
Avatar

Ibliss

12/09/11 23:29
Ce Monsieur Orcel me semble répondre particulièrement bien à la définition du savant islamologue: quelqu'un qui prend pour argent comptant tout ce que l'islam dit de lui-même...
Avatar

gloireadieu

13/09/11 14:24
Les éditions Bayard ont-ils perdu la tête ?
Lisez de toute urgence le livre "Le prix à payer" de Joseph Fadelle et vous comprendrez ce qu'est l'Islam !!!
Ecoiutez également le Pere Henri Boulad, un jésuite égyptien parler de l'aveuglement de l'europe face l'islamisation rapide de notre continent.
selon lui nous serons tous musulmans dans moins de 50 ans et la charia règnera. quelles joies en perspective !!! la femme vaudra 2 fois moins que l'homme qui pourra en épouser 4. on coupera la main aux voleurs
les chrétiens et les juifs seront tués (c'est une obligation pour les musulmans) etc.
étant catholilque, je prie tous les jours pour la conversion des musulmans au catholicisme (c'est à dire connaitre l'Amour de Dieu qui est inconnu des musulmans)
Avatar

Anonyme

18/09/11 15:42
Quel crédit accorder à Orcel puisqu'il s'est converti à l'islam et que sa religion interdit sous peine de mort la moindre critique d'elle-même ? Sa fascination pour Massignon ne m'étonne guère, puisque ce dernier, aveuglé par ses attirances que la morale chrétienne réprouve, avait fini par en perdre tout esprit critique scientifique. En résumé, Orcel se paye tout ce qui pourrait être un frein à la diffusion d'un islam totalement fantasmé : Benoît XVI, Anne-Marie Delcambre, Marie-Thérèse Urvoy et même Rémi Brague. Autant dire les seuls islamologues sérieux... Et dire que Bayard se rend complice de cette duperie...
Avatar

michel orcel

19/09/11 17:55
Je n'ai pas le temps de répondre à tous ces "commentaires" (qui ne sont bien souvent que des injures), mais en passant je copie ici la réponse que j'ai envoyée aux commentaires d'un certain Isidore sur le site de la RMMM (http://blog.passion-histoire.net/?p=10420)
"Il serait bienvenu de lire mon livre avant den juger. Ce nest pas parce que je pointe certaines interprétations ou certains « oublis » de Prémare que je méjuge de la solidité de son travail. Voici par exemple ce que jécris p. 67 : « Dans Les Fondations de lislam, un livre essentiel pour qui est prêt à affronter lusage de la critique historique et philologique sur les textes saints (ce qui, hélas, est le cas de bien peu de musulmans), Alfred-Louis de Prémare, plus subtil que les Moussali et autres Gallez, se garde bien de proposer une reconstruction de la naissance de lislam ; il se contente de démonter pièce à pièce lhistoire canonique, en recourant tant aux témoignages externes quaux sources musulmanes, dont il met en lumière les silences, les embarras ou les contradictions »
On ne saurait être plus clair."
Michel Orcel
Avatar

Byzance

20/09/11 10:42
"Luxenberg , Gallez , Gilliot , Prémare et Delcambre entre autres vont ainsi faire lobjet dun examen critique de la part de lauteur, lequel souligne que "figés dans leur dogmatisme, les docteurs musulmans laissent ainsi la place à lexégèse historico-critique des savants occidentaux, que rien ne retient de mettre en pièces le texte saint."
Vous pourrez, Michel Orcel, remercier ici votre exégète... Prémare est mélé à quelques autres sans recul...
Avatar

michel orcel

20/09/11 11:36
Par pitié, messieurs, ou plutôt par amour de Dieu (l'amour de Jésus-Christ qui devrait vous guider sur la voie du bien et donc de l'honnêteté) : lisez mon livre avant d'en juger. Pas un seul d'entre vous ne m'a lu. Sans cela vous n'écririez pas tant de sornettes et de contre-vérités.
Avatar

michel orcel

20/09/11 11:42
Je mêle Prémare aux autres (en commençant par Lammens et en suivant par bien d'autres que vous ignorez parce que vous vous contentez de commenter une recension et non l'ouvrage même) non pas en fonction de la valeur de leurs travaux mais en raison de leur commune idéologie. Il est clair que Prémare est à mille coudées au-dessus de Delcambre. mais celle-ci fait plus de mal que celui-là. Les savants (ceux qui lisent) n'ont pas la même influence que lles demi-savants...
Avatar

Byzance

20/09/11 15:24
"leur commune idéologie" Commune entre Delcambre et Prémare nous y voilà... Quelle serait donc cette idéologie ? Non mais sincèrement est-il de besoin de vous lire sur 187 page alors qu'il suffit d'une phrase pour sourire
Avatar

Byzance

20/09/11 15:34
Mon dernier commentaire est inutilement rude.
Avatar

sedra

08/07/12 10:50
je vous ai entendu sur france culture et j'ai apprécié beaucoup de vos recherches . mais il y a un chainon manquant celui : l'islam comporte comme les autres religions beaucoup de violences : 1_ les conquètes musulmanes violentes . 2- les versets anti juifs et antichrétiens .c'est un vrai manque !!!!!
Avatar

Blaise

14/11/12 22:46
Le discours de Ratisbonne se voulait un appel « au dialogue des cultures », sur le fondement dune rationalité commune, que lon soit chrétien, musulman, agnostique ou quoi que ce soit dautre. Et Benoît XVI prend clairement ses distances avec la déclaration de lEmpereur quil cite. De plus, après ce discours, le pape a voulu dissiper les malentendus ; il a rencontré des musulmans et réaffirmé à cette occasion limportance pour lEglise du dialogue avec lIslam. Enfin, noublions pas que dans ses déplacements, par exemple en France, Benoît XVI noublie jamais de prononcer un message damitié aux musulmans du pays dans lequel il se trouve. Il ny a donc pas de provocation.

Pour le reste, Michel Orsel malheureusement raison : certains milieux chrétiens, parfois liés à lextrême-droite, partagent une vision plutôt négative de lIslam, ou pire : se livrent à sa diabolisation pure et simple. Mais tous les auteurs de sa liste ne sont pas chrétiens : si Mme Delcambre utilise les réseaux de lextrême-droite catholique, elle-même est incroyante. Orsel manie avec un peu trop dempressement létiquette « chrétien ».

Nous sommes de toute façon plongés dans une époque où un peu tout le monde se cherche des boucs-émissaires. Et lislamophobie entre autres haines est un sport qui rassemble des gens aux convictions les plus variées (voire antagonistes).
Avatar

Blaise

15/11/12 13:46
Désolé pour la faute de frappe! Michel Orcel l'écrivain n'est pas Victor Orsel le peintre...

Déposez un commentaire

Pour déposer un commentaire : Cliquez ici

A lire aussi dans nos archives...
A propos de Nonfiction.fr

NOTRE PROJET

NOTRE EQUIPE

NOTRE CHARTE

CREATIVE COMMONS

NOUS CONTACTER

NEWSLETTER

FLUX RSS

Nos partenaires
Slate.fr