Né le 19 novembre 1932 à Staunton, dans l’État de Virginie, Rolston est le fils et le petit-fils de ministres presbytériens dont il partage le nom et la religion – raison pour laquelle il est dit être le troisième de la lignée. Après avoir suivi des études de physique et de mathématiques à l’université de Davidson, en Caroline du Nord, il s’inscrit en 1953 à un cursus universitaire de théologie et d’études religieuses commencé à l’Union Theological Seminary de Virginie et achevé à l’université d’Edinburgh, où il soutient son Ph. D. en 1958 sous la direction de Thomas F. Torrance. Le goût naissant qu’il éprouve pour la philosophie le pousse à s’inscrire à l’université de Pittsburgh d’où il sortira diplômé en philosophie des sciences en 1968. Son premier poste d’enseignant lui est offert la même année à l’université de Fort Collins située au Colorado, dans laquelle il exercera durant toute sa carrière.

Il est l’auteur d’une œuvre volumineuse, forte aujourd’hui de plus de deux cents articles et d’une demi-douzaine de livres, parmi lesquels Philosophy Gone Wild (New York, Prometheus Books, 1986), Environmental Ethics. Values in Duties to the Natural World (Philadelphia, Temple University Press, 1988), Conserving Natural Value (New York, Columbia University Press, 1994), Genes, Genesis and God. Values and their Origins in Natural and Human History (New York, Cambridge University Press, 1999). Il a reçu le Prix Templeton en 2003 pour l’ensemble de son œuvre.


* À lire également sur nonfiction.fr :

- L'entretien que Holmes Rolston III a consacré à Hicham-Stéphane Afeissa et Thierry Hoquet.
Le patriarche de l'éthique environnementale anglo-américaine livre une réflexion stimulante sur les enjeux et les attentes d'un champ de recherche en plein développement.

- La critique de l'ouvrage collectif coordonné par Christopher J. Preston et Wayne Ouderkirk, Nature, value, duty. Life on Earth with Holmes Rolston, III (Springer), par Thierry Hoquet.
En attribuant à la nature une "valeur", Rolston pense fonder une "éthique". Une thèse que discute ce volume difficile mais passionnant.

- La critique de l'ouvrage de Lester Brown, Le plan B. Pour un pacte écologique mondial (Calmann-Lévy), par Laurene Chenevat.
Un livre se distinguant par la force et la lucidité de son analyse statistique et la volonté de proposer les solutions les plus viables à la crise environnementale.

- La critique de l'ouvrage d'Al Gore, Urgence planète Terre. L'esprit humain face à la crise écologique (Alphée), par Jérôme Cuny.
Al Gore présente dans ce livre un état des lieux l’environnement et des menaces majeures que nous représentons pour l’environnement.

- La critique de deux ouvrages de Dale Jamieson, Morality's Progress (Oxford University Press) et Ethics and the Environment. An Introduction (Cambridge University Press), ainsi que d'un ouvrage collectif qu'il a dirigé, A Companion to Environmental Philosophy (Wiley-Blackwell), par Catherine Larrère.
Trois ouvrages qui nous convaincront que la globalisation de la crise environnementale ne condamne pas pour autant la réflexion développée par les éthiques environnementales.

- La critique de l'ouvrage de Robert P. Weller, Discovering Nature. Globalization and Environmental Culture in China and Taïwan (Cambridge University Press), par Frédéric Keck.
En Chine et à Taïwan, Robert Weller s'interroge sur une autre forme de rapport à la nature et à l’environnement.

- La critique du l'ouvrage de Bryan G. Norton, Sustainability. A philosophy of Adaptive Ecosystem Management (University of Chicago Press), par Hicham-Stéphane Afeissa.


* Voir le site personnel de Holmes Rolston III où sont accessibles en ligne la plupart de ses articles publiés.