Alain Touraine compte encore aujourd’hui parmi les plus grands sociologues français vivants. Connu pour son travail sur les « nouveaux mouvements sociaux », qui a mis en lumière la montée en puissance de conflits délaissant la seule sphère du travail pour embrasser celle, par exemple, des revendications identitaires, il a continué à écrire jusqu’à ces dernières années. En 2013, il publie le remarqué La fin des sociétés ((Seuil)), suivi, deux ans plus tard,...
Oublier le bien, nommer le mal prolonge les travaux déjà engagés par la philosophe Laurence Hansen-Love à propos de la question du mal. Refusant de se taire devant les actes terroristes qu'elle ne limite pas au jihadisme, inquiète de notre impuissance face à la brutalisation de nos sociétés et à la mise en péril de l'Etat de droit qui en découle,  elle croit en la force de la réflexion pour résister aux assauts répétés du non sens : car devant l’urgence, il...
Fruit de la réflexion de l’atelier « Travail » du Collectif Roosevelt , cet ouvrage prône la réduction du temps de travail comme solution aux problèmes dramatiques que sont le chômage de masse et la régression sociale. Il rejoint ainsi d’autres ouvrages, rapports, notes et articles qui sont parus récemment sur le sujet . Pédagogique, il commence par rappeler l’évolution, les chiffres et les effets du chômage. Puis, il retrace rapidement les mesures de politique de l’emploi qui ont...
Aura-t-on tout entendu sur cette crise des « migrants » ? Les vocables les plus ignobles se font concurrence. Les amalgames les plus honteux martèlent le champ médiatique. On pensait le mot « camp de concentration » définitivement banni, pourtant la réalité est là. Comment se faire une idée ? Comment faire le tri entre nos émotions, entre un enfant mort sur une plage et les zones de non-droit aux abords de Calais ? Quel espace reste-t-il aux discours intelligibles et apaisants ? L’ouvrage de...
L’épigraphe de ce roman, une lapidaire formule latine, en donne la couleur : « Est enim magnum chaos », traduite par un des personnages du livre par : « En vérité il est un grand vide. » Nous suivons le personnage-narrateur dans une métropole qui pourrait être Paris, et les nouveaux quartiers du 13 e arrondissement (il est question d’une très grande bibliothèque et de ses tours…), où il est né et revenu, sans pouvoir habiter le quartier de son enfance, livré à la...
Tout lecteur de Gombrowicz est familier de son Journal , paru en feuilleton dans Kultura , le grand magazine intellectuel de l’émigration polonaise, de 1953 à la mort de l’écrivain, et republié en volume. Ce Journal , que certains tiennent pour son chef-d’œuvre (et qui est à coup sûr un chef-d’œuvre), quoique riche en détails sur la vie de l’écrivain, le montrait avant tout dans son côté public, et tenait presque autant de l’essai à bâtons rompus à la...
«  Nous appréhendons le pire et, pour une fois au cinéma, nous ne sommes pas déçus »((Amos Vogel à propos du film Un chien andalou de Luis Buñuel, 1928))   Amos Vogel (1921-2012) a toujours cherché dans les œuvres cinématographiques les traces d’une subversion envers les conventions de son temps, peu importe le genre, le pays d’origine ou le format des œuvres en question, et peu importe également que ladite subversion soit d’ordre esthétique, narratif, ou...
Davide Luglio, professeur de littérature italienne moderne et contemporaine à l’Université Paris-Sorbonne, a organisé en 2014 avec Silvia Contarini le colloque sur l’« Italian Theory » dont est né le livre L’Italian Theory existe-t-elle ? Dans cet entretien, il fait émerger, à la suite de penseurs comme Roberto Esposito ou Ermanno Bencivenga, la définition d’un « style » propre à la pensée italienne qui, au croisement de la...
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