Philosophie

Qu'est-ce-que le travail ?

Couverture ouvrage

Alexis Cukier
Vrin , 128 pages

Entretien avec Alexis Cukier à propos de Qu'est-ce que le travail ?
[jeudi 10 mai 2018]


Les apports de la rflexion philosophique la question du travail et de son volution

Le philosphe Alexis Cukier vient de publier Qu'est-ce que le travail ? . En complément et en réponse à notre critique, il a accepté de répondre à quelques questions. Il renvoie également vers d'autres livres, tous relativement récents, qu'il a publié seul ou auxquels il a participé, toujours sur ce même sujet.

 

Nonfiction : Vous venez de publier un petit livre intitulé Qu’est-ce que le travail ? Qu’est-ce qui pourrait ou devrait nous inciter à nous pencher aujourd’hui sur cette question ?

Alexis Cukier : Cet ouvrage est publié dans une collection des éditions Vrin, « Chemins philosophiques », qui s’adresse en priorité aux étudiants et jeunes chercheurs en philosophie. En l’écrivant, il s’agissait surtout de contribuer à un objectif pédagogique : la réappropriation des conceptions philosophiques du travail – alors que le thème de l’épreuve thématique des concours de l’agrégation externe en philosophie cette année était « Travail, techniques, production ». L’ouvrage discute ainsi certains arguments de Platon, Aristote, Kant, Smith, Hegel, Marx, Dewey, etc. en les mettant en discussion avec les apports récents des sciences humaines et sociales au sujet du travail. D’une manière générale, l’ouvrage défend la thèse de la centralité du travail, selon laquelle l’expérience et l’organisation du travail constituent des facteurs déterminants pour expliquer non seulement les phénomènes sociaux et politiques, mais aussi ceux qui ont trait par exemple à la subjectivité, au genre et à la connaissance. Pourtant, les apports spécifiques des théories philosophiques classiques et récentes du travail sont peu connues et enseignées à l’université, que ce soit dans les cursus philosophiques généraux ou dans les enseignements en sciences humaines et sociales consacrées au travail. Cet ouvrage vise donc d’abord à contribuer à cette réappropriation académique d’une ligne directrice méconnue au sein de la recherche philosophique.

Mais bien sûr, ce livre a aussi pour ambition de participer à l’explication de la réalité du travail, et notamment de ses évolutions récentes, et à ce titre il s’adresse à tout lecteur intéressé par ce problème. A ce sujet, les débats ont été relancés par une série de publications à propos, notamment, des pathologies dues aux nouvelles formes d’organisation du travail ; des « nouvelles frontières du travail » liées notamment aux plateformes en ligne et à l’auto-entrepreneuriat mais aussi aux nouveaux rapports entre travail domestique, travail militant et travail salarié ; des normes du droit du travail et de ses réformes en cours ; de la refonte juridique de l’entreprise ; de la transition écologique ; enfin, des questions théoriques plus générales liées aux enjeux du développement de la citoyenneté au travail et aux attentes des travailleurs et des citoyens à l’égard du travail. A l’heure où il devient de plus en plus difficile de trouver un sens à son travail, et où les effets dévastateurs du régime capitaliste du travail sur la santé des individus et la reproduction des cycles naturels sont de plus en plus manifeste, la question « qu’est-ce que le travail ? » constitue aussi un enjeu majeur des débats normatifs dans la société, et doit être traité comme tel : un problème de philosophie politique.

 

Vous insistez sur la nécessité de prendre en compte les dimensions sociales du travail, en premier lieu à travers les critères auxquels on reconnait une activité de travail, puis en listant les fonctions sociales que remplit celui-ci. Vous empruntez ici beaucoup à la sociologie, y compris en reprenant le plan d’exposition qu’avait adopté Michel Lallement dans son livre, il y a dix ans. Comment vous positionnez vous alors en tant que philosophe par rapport à cette discipline ?

J’ai effectivement repris dans la deuxième partie du livre, intitulée « Les fonctions sociales du travail », le plan général de l’ouvrage de synthèse de Michel Lallement, Le travail, une sociologie contemporaine . Même si j’ai des désaccords théoriques par ailleurs avec certains arguments de cet ouvrage, j’ai trouvé pédagogique et éclairante sa partition entre les fonctions sociales d’individuation, de division, d’intégration et de régulation du travail. Et puis à ce sujet, il me semble assez évident d’apprendre de ce qu’écrivent les collègues sociologues… Mais plus fondamentalement, votre question me semble renvoyer à deux enjeux, heuristiques et méthodologiques. D’un côté, l’ouvrage part du constat que les conceptions philosophiques du travail mettent le plus souvent en relief ses aspects naturels et techniques, en le définissant comme la transformation de la nature par l’être humain en vue de la fabrication des moyens de son existence. Cependant, ce type de définition paraît d’emblée insuffisant pour rendre compte de l’extension contemporaine du concept de travail, qui inclut un grand nombre d’activités qui ne consistent pas à fabriquer des objets à partir de ressources naturelles et qui visent des besoins et projets qui ne sont pas nécessaires à l’existence humaine. J’ai donc complété la conception classique du travail (comme production ou technique) par l’examen des divers aspects de la dimension sociale du travail, c’est-à-dire de ses rapports aux interactions et institutions qui lui donnent un sens et une fonction dans la vie en société. Une conception philosophique du travail doit pouvoir rendre compte notamment de ces deux faits sociaux : les biens et les services produits s’adressent toujours aux besoins et projets d’autres individus que les travailleurs (par exemple les usagers ou les employeurs) ; et leur activité de travail place ces derniers dans des rapports de subordination, de concurrence et de coopération, qu’une conception philosophique du travail ne peut omettre de penser. On voit l’apport majeur de la sociologie : pour la philosophie aussi, le travail est d’abord un phénomène social.

D’autre part, mes recherches s’inscrivent dans le domaine de la philosophie sociale, qui constitue selon moi une méthode  dont une des particularités est d’accorder un rôle fondamental à l’analyse du « social »  et aux recherches des sciences sociales. Plus précisément, cette méthode comporte à mon sens trois moments : l’analyse comparative des recherches dans le domaine des sciences humaines et sociales, la clarification conceptuelle et normative des résultats de ces recherches, et sur cette base la critique des institutions en vue de leur transformation. Même si les spécificités de cette collection n’invitaient pas à appliquer strictement cette méthode dans cet ouvrage, j’ai tout de même cherché à m’inspirer de cette démarche : la première partie fait dialoguer la philosophie et les sciences humaines et sociales du travail (essentiellement la sociologie, la psychologie et l’économie), la seconde cherche à clarifier le sens du social en ce qui concerne le travail, et la troisième partie aborde les questions théoriques, normatives et politiques liées aux institutions du travail dans le capitalisme.

 

Vous passez rapidement, format oblige (le livre compte moins de 130 pages, textes et commentaires inclus), sur les spécificités du régime capitaliste et la critique que l’on peut en faire à partir du travail. Pourquoi est-ce important de tenir ensemble la destruction de la nature et l’exploitation du travail ?

La critique du capitalisme à partir du travail et à partir de l’écologie politique sont non seulement liées mais encore convergentes. Leur articulation est analysée dans le premier moment de la troisième partie de l’ouvrage. On peut présenter cette importance en partant des dimensions descriptive et normative de la thèse de la centralité du travail.

D’un côté, la centralité du travail est un fait dans les sociétés capitalistes, c’est-à-dire que le travail y occupe une place centrale dans la vie des individus, dans la reproduction des rapports sociaux et aussi du point de vue de la destruction de la nature. De ce point de vue, l’écologie politique soutient à raison qu’il est nécessaire de réduire drastiquement le temps de travail, non seulement pour améliorer la santé des travailleurs mais aussi pour préserver les cycles naturels de la planète. Cependant, cette réduction ne suffit pas, car l’urgence écologique nécessite également de transformer radicalement les manières de produire, pour endiguer le processus de destruction de la nature, et pour reconstruire des environnements sociaux compatibles avec la préservation et la reproduction des cycles naturels. A cet égard, je montre notamment que certains arguments de Dewey au sujet de l’indissociabilité des effets du travail sur la santé et sur les capacités démocratiques des individus, mais aussi de Marx au sujet de la rupture du métabolisme entre l’homme et la nature dans le Capital, sont très éclairants. D’un autre côté, la centralité du travail concerne les normes de la vie sociale, ce qui régule les activités et les valeurs des individus et des collectifs. Là encore, la critique du productivisme et des dégâts du capitalisme sur la « nature interne » (la santé des individus) et la « nature externe » (l’environnement naturel) se rejoignent : c’est pour ces deux raisons qu’il est nécessaire de substituer le critère de la qualité écologique des moyens et des produits du travail à celui de l’accumulation de profit. Autrement dit : on ne « sauvera pas la planète » en abolissant le travail, mais en le transformant radicalement, pour le mettre au service d’objectifs politiques démocratiques et écologistes.

 

Vous expliquez, en mobilisant différents auteurs, que le droit du travail est né comme protection d’une activité spécifique de l’individu. Pourriez-vous préciser pour nos lecteurs les conséquences que vous en tirez ?

Il est nécessaire de replacer cette question du droit du travail dans l’argumentation générale du livre. Dans la première partie, je montre qu’on peut définir le travail, d’une manière générale, comme une activité de production de biens ou de services qui est prescrite, implique un effort intelligent, durable et contraint, vise la satisfaction des besoins et la réalisation des capacités et projets du travailleur ou du prescripteur, et contribue à la reproduction et à l’organisation des institutions d’une société. Dans la deuxième partie, j’analyse les fonctions sociales d’individuation, de division, de régulation et d’intégration du travail. Or pour comprendre chacune de ces dimensions du travail, il est nécessaire d’examiner aussi les critères juridiques spécifiques de la qualification d’une activité comme du travail, ce que les conceptions philosophiques mais aussi sociologiques, psychologiques et économiques du travail omettent trop souvent de faire.

De ce point de vue, je m’en suis tenu à rappeler deux spécificités des fondements théoriques et normatifs du droit du travail en France. D’une part, comme l’a montré par exemple le juriste Alain Supiot dans Critique du droit du travail, les revendications concernant le statut juridique du corps du travailleur dans la relation de travail y ont joué un rôle structurant. Mais d’autre part, comme l’a montré par exemple le sociologue Claude Didry dans L’institution du travail, cette protection de l’activité spécifique de l’individu a été liée aussi à l’appartenance du travailleur à une entreprise, liaison qui a permis de prendre en compte juridiquement également la dimension collective de l’activité de travail. Dans l’ouvrage, la conclusion principale que j’en tire est qu’il existe des ressources juridiques dans le Code du travail en France, du moins tel qu’il existe encore aujourd’hui, pour s’opposer à l’aliénation du travail au sens spécifique de la dépossession des travailleurs de la maîtrise de leur activité dans l’entreprise. Autrement dit, il y a une dimension démocratique de la protection des travailleurs : comme individu travaillant et comme membre d’un collectif de travail, le droit du travail reconnaît que le travailleur doit avoir quelque chose à dire sur les conditions, les moyens et les fins de son activité. Dans cette mesure, le droit du travail constitue une ressource, certes limitée, pour s’opposer à l’aliénation des travailleurs dans le capitalisme. Dans d’autres travaux en cours, je montre comment ces ressources peuvent être envisagées pour répondre aux nouvelles situations d’aliénation et d’exploitation, comme celles du travail intermédié par les plateformes numériques en ligne (par exemple Uber, Deliveroo, Amazon Mechanical Turk, etc.). Mais l’enjeu est toujours le même : le droit du travail arrive après les pratiques économiques capitalistes, afin de « ‘civiliser’ le pouvoir patronal, en le dotant d’un cadre juridique là où il s’exerce, c’est-à-dire dans l’entreprise »  comme l’exprime Supiot, c’est-à-dire pour limiter l’aliénation des travailleurs, qui est inhérente au régime capitaliste du travail.

 

La psychodynamique, la clinique de l’activité ou l’ergologie se rejoignent, dites-vous, sur l’idée que l’émancipation du travail requiert de transformer les institutions du travail. Mais vous vous avancez peut-être beaucoup en laissant entendre qu’elles ne pourraient s’accommoder du fonctionnement du capitalisme, ce qui ne paraît pas nécessairement toujours en accord avec les positions de leurs promoteurs. Que pourriez-vous répondre à cela ?

Là encore, il faut distinguer entre l’argumentation spécifique de cet ouvrage, au sein duquel le rôle accordé aux apports de la psychodynamique du travail, de la clinique de l’activité et de l’ergologie ne pouvaient être – en raison du format et de l’objectif de la collection – que périphérique, et la manière dont j’ai cherché à mettre en œuvre la méthode précédemment mentionnée de la philosophie sociale dans d’autres travaux. Dans Qu’est-ce que le travail ?, ces disciplines sont employées pour préciser certains arguments ou concepts issus de la tradition philosophique : dans la première partie pour corriger la conception aristotélicienne de la « poièsis », dans la troisième partie pour mettre en relief et préciser certains aspects des concepts marxien d’aliénation et d’émancipation, dans le deuxième texte commenté pour réactualiser la notion de centralité du travail. L’argument que vous mentionnez consiste à souligner, à partir de certains aspects des travaux de Christophe Dejours, d’Yves Clot et d’Yves Schwartz, que l’émancipation des travailleurs ne peut consister seulement à augmenter leur pouvoir d’agir dans le cadre prescrit par l’employeur capitaliste, ni à le libérer de la contrainte du travail en général, mais requiert de transformer les institutions du travail à partir des normes de l’activité des travailleurs.

Or, vous avez raison, ces arguments vont au-delà de la lettre voire de l’esprit des œuvres de ces auteurs – quoi qu’il faudrait faire des distinctions entre les trois principaux que j’ai cités dans l’ouvrage (pour des raisons théorico-normatives mais aussi de situation disciplinaire). Pour répondre à votre question, il est nécessaire de revenir au premier moment de la méthode de la philosophie sociale précédemment mentionnée, celui de l’usage des enquêtes empiriques dans le domaine des sciences humaines et sociales. Prenons l’exemple de la psychodynamique du travail, dont je présente rapidement la démarche générale dans le commentaire en fin d’ouvrage de « La centralité du travail » que Christophe Dejours a co-écrit avec un philosophe social, Jean-Philippe Deranty – et dont j’ai discuté dans d’autres travaux l’un des concepts centraux, « le travail vivant » . Dans l’ensemble, les écrits de Dejours visent clairement l’émancipation des travailleurs, mais au sens de la conquête de leur autonomie morale, et non de leur appropriation du pouvoir social, comme c’est le cas de la notion marxienne d’émancipation. Pourtant, il est manifeste que cette dimension de l’autonomie morale est un facteur important de cette réappropriation du pouvoir. Plus encore, certaines enquêtes empiriques et certains arguments de la psychodynamique du travail permettent, par exemple, d’éclairer les raisons de l’illégitimité de l’activité de celles et ceux qui organisent le travail des subalternes, depuis les actionnaires et les responsables politiques jusqu’aux cadres de proximité. Pour le dire rapidement, si la philosophie sociale du travail accorde un rôle majeur aux travaux dans le domaine des sciences humaines et sociales du travail, elle peut aussi bien sûr réinterpréter certains de leurs arguments, et le cas échéant rendre compte de ses désaccords théorico-normatifs avec eux. Mais elle doit alors, comme je cherche à le faire dans ma pratique de recherche, prendre très au sérieux leur démarche et leur méthode, ce qui implique notamment de les lire en détail et de participer à des débats théoriques dans lesquels les discours des différentes disciplines se trouvent a priori en position d’égalité.

 

Une fois que l’on est convaincu de l’idée de la centralité dynamique du travail au regard de l’objectif, qui participe d’une définition exigeante de la démocratie, d’organiser collectivement la vie en commun, comment explorer et expérimenter les voies et les moyens par lesquels cette idée pourrait se concrétiser ?

Je rappelle l’argument, tel qu’il est présenté dans ce livre, avant d’aborder la manière dont j’ai cherché à en explorer les fondements, les enjeux et les implications dans un autre ouvrage récent, Le travail démocratique .

Dans la conclusion de Qu’est-ce que le travail, je montre que l’analyse des critères qui permettent de qualifier une activité sociale de « travail », des fonctions sociales du travail puis des enjeux normatifs de la critique du régime capitaliste du travail conduisent à requalifier la thèse de la centralité socio-politique du travail. On peut distinguer trois sens de cette centralité du travail à l’égard de l’organisation de la vie sociale : une centralité géométrique : le procès, l’organisation et la division du travail constituent un enjeu politique central dans les sociétés capitalistes ; une centralité constitutive : le travail fonde, structure et organise l’ensemble des institutions de la vie sociale ; et une centralité dynamique : le travail est ce à partir de quoi il est possible de maintenir ou transformer les rapports sociaux, et peut donc être considéré comme le principal instrument de l’action politique. Autrement dit, il s’agit de reconnaître pleinement que le travail a des fonctions économiques (par exemple produire des biens et des services), des fonctions sociales (précédemment mentionnées) mais aussi des fonctions politiques, et notamment celle de produire, reproduire et transformer les institutions et rapports sociaux . Cette conclusion s’achève par le commentaire d’une citation de John Dewey : « ce que ‘démocratie’ veut dire est que l’individu doit participer à la détermination des conditions et des objectifs de son propre travail » , qui me permet de suggérer qu'aujourd'hui, permettre à toutes et tous de décider de ce qui relève, ou pas, du travail, est donc aussi de ses finalités et de ses moyens, constitue l'un des principaux problèmes que doivent résoudre les sociétés démocratiques.

Dans Le travail démocratique, je pars de cette question du rapport entre travail et démocratie, et plus précisément de ce problème : pourquoi et comment articuler une démocratisation des activités productives et une production de nouvelles institutions démocratiques ? Pour reconstituer ce problème, et en analyser les fondements normatifs et théoriques ainsi que les implications sociales et politiques, j’ai cherché à appliquer, cette fois-ci à la lettre, la méthode de la philosophie sociale. La première partie analyse la portée politique de la critique ordinaire du travail telle qu’elle est restituée et examinée notamment par la psychologie et la sociologie du travail, et prise en compte par l’économie politique. La deuxième et la troisième partie proposent des éléments de clarification normative en questionnant deux modèles théoriques possibles d’un travail démocratique (notamment à partir de Marx, d’une part, et de Dewey, d’autre part), puis les apports à cet égard du féminisme matérialiste, de l’écologie politique et des théories du commun. Enfin, la quatrième partie et la conclusion font découler de l’examen critique d’expérimentations concrètes des propositions de transformation institutionnelles, en examinant d’abord des cas de coopératives, d’entreprises en autogestion et de conseils ouvriers qui ont visé à réaliser ici et maintenant un travail démocratique. Sur cette base, l’ouvrage propose à la discussion de nouvelles institutions qui pourraient favoriser le développement de ces expérimentations et la transition vers ce que j’appelle un mode de production démocratique, dans lequel le travail ne serait pas mis au service de l’accumulation de profit mais de la démocratisation de la société.

Pour conclure en revenant au livre qui fait l’objet de cet entretien, il peut être lu à la fois comme un complément théorique à cette argumentation (et alors aussi en miroir de l’ouvrage collectif Travail vivant et théorie critique), et comme une argumentation autonome, s’adressant en priorité aux étudiants en philosophie et sciences sociales, mais aussi à tout lecteur intéressé par ces deux questions inséparables : qu’est-ce le travail, et que pourrait-il devenir ?.

 

* A lire aussi sur Nonfiction :

- Le compte rendu de Alexis Cukier, Qu'est-ce que le travail ? par Jean BASTIEN.

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