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Les Gracques imputent à péché
[jeudi 24 avril 2008]

Les Gracques publient dans le Nouvel Observateur de ce jeudi 24 avril un article intitulé "Les trois péchés de Sarkozy", tirant lui aussi un bilan de cette première année de présidence.

Dans une argumentation solide et intelligente, riche en propositions, ils imputent à Nicolas Sarkozy trois péchés, pas loin d'être capitaux dans la situation actuelle de l'économie française. "Un péché contre la raison économique", ou comment les principales réformes de Nicolas Sarkozy sont tout le contraire d'une relance de la croissance, à commencer par le "paquet fiscal" ; c'est tenter de relancer le pouvoir d'achat par la consommation et non par la production. "Un péché contre la justice sociale", car ces réformes vont dans le sens d'une redistribution des richesses qui profite surtout à ceux qui en ont déjà, et conduisent à une stagnation anti-libérale de l'économie ; la détaxation des heures supplémentaires, détaxation de l'héritage, sont autant de réformes qui laissent les richesses dans les mains de ceux qui les ont déjà, là où le libéralisme nécessite du mouvement. Enfin "un péché contre l'esprit de réforme". Car si Nicolas Sarkozy s'est fait élire sur un programme riche en réformes, si beaucoup de chantiers ont été ouverts, et que le gouvernement clame avoir "beaucoup plus réformé que ses prédécesseurs", force est de constater que peu de choses importantes ont abouties, que les réformes les plus prometteuses restent dans les tiroirs, que les commissions se succèdent et rendent des rapports sans incidence sur le calendrier... Aujourd'hui, après avoir dépensé les deniers de l'État, le gouvernement n'aurait plus, selon les Gracques, les moyens d'entreprendre les réformes ambitieuses dont le pays a réellement besoin.

Après cette analyse de la politique que mène la droite depuis l'accession au pouvoir de Nicolas Sarkozy, les Gracques, think-tank de gauche, lancé par d'anciens ministres ou conseillers de présidents, qui se présente comme "fabriquant et grossiste d'idées à destination des médias et partis politiques", se penchent sur les partis de gauche, leurs contre-propositions, leurs programmes. Le parti socialiste doit "redevenir le parti du mouvement économique et de l'ingénierie sociale", et se départir de ses habituelles contradictions. Les Gracques poursuivent leur raison d'être : aider à la modernisation de la gauche.

> Lire l'article entier.


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crédit photo : azrainman/flickr.com
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