Littérature

Chanson douce

Couverture ouvrage

Leïla Slimani
Gallimard , 240 pages

ROMAN – Figures de l’étranger dans « Chanson douce » de Leïla Slimani
[jeudi 02 mars 2017]

On a beaucoup parlé de Chanson douce, deuxième roman de Leïla Slimani, couronné par le Goncourt 2016, mais l’a-t-on vraiment lu ? A-t-on réellement pris le temps d’étendre cette lecture par-delà les thématiques de l’infanticide, de la lutte des classes, de la condition des nourrices et des couples modernes ? Cet article propose un jalon possible pour cette lecture à partir de la représentation de la figure de l’étranger dans le roman. La question qui préside à cette réflexion est la suivante : que nous raconte le roman de Slimani sur la figure marginale de l’Autre ? Il s’agit de montrer comment cette « chanson douce », réécoutée depuis la perspective de l’altérité, finit par ouvrir d’autres blessures dans le vaste champ de la cruauté mis en scène par l’auteure.

 

  

 

Par-delà la dédicace

Au seuil du roman, il y a la dédicace au fils de Leïla, brève et précise : « À Émile ». De Leïla à Émile, il y a le geste de la transmission, le désir d’élever le texte, avec sa charge de cruauté, de paradoxe et de mystère, à l’enfant aimé. Simple signe d’amour maternel ou référence au double geste de l’enfantement au sens propre et littéraire ? Quelle que soit la réponse, cette dédicace, qui mentionne le prénom sans le lien de filiation (par discrétion ?), pose « Émile » en point d’entrée symbolique du texte. Par-delà le prénom de l’enfant-dédicataire, il y a l’ombre symbolique d’autres « Émile » qui surgit. Entre autres : Émile Zola, père des Rougon-Macquart, que Leïla Slimani a lu toute jeune et dont elle apprécie l’art de l’intrigue, et Émile, jeune garçon fictif dans Émile ou de l’éducation, célèbre traité de Rousseau qui pose d’entrée que « notre premier précepteur est notre nourrice ». Chanson douce : roman naturaliste à intrigue inversée ou traité d’éducation déguisé ? Les deux lectures sont tout aussi séduisantes. Toujours est-il que, de l’enfant-dédicataire aux ombres de Zola, fils d’un ingénieur italien, et de Rousseau, « citoyen de Genève », il y a l’écho symbolique d’une double parole, à la fois française et étrangère, inscrite entre la dédicace intime à l’enfant et l’identité dédoublée de l’auteure. D’emblée, la question est là : pour Leïla Slimani, auteure franco-marocaine entourée de ses « Émile », que veut dire « être étranger » ?

 

L’étranger dans l’épigraphe

Les épigraphes choisies par Leïla Slimani semblent élargir la perspective de l’altérité en introduisant des citations d’auteurs étrangers, ramenés par la traduction dans le giron du paratexte français. La première, de Rudyard Kipling, évoque une certaine Mademoiselle Vezzis, « venue de par-delà la Frontière » pour s’occuper de quelques enfants chez une dame. Ici, la « Frontière » annonce le thème de la séparation et de la rupture dans le roman : nourrice/ parents, parents/enfants, bourgeois/déclassés, morts/vivants… Deuxième niveau de lecture : derrière le personnage de Kipling, il y a en réalité la figure cachée de sa propre nourrice (ayah en indien) qui l’a élevé. Problème : la « Frontière » de Kipling s’avère blessante. Pour s’en convaincre, il suffit de lire la suite du passage dans sa nouvelle His Chance in Life : « Mademoiselle Vezzis était noire comme cirage, et, appréciée selon les règles de notre goût, hideusement laide. » La nourrice de Kipling est jetée dans le cercle de la différence discriminatoire. Dans la catégorisation raciale et esthétique de l’étranger, il y a un écho de la lecture que fait Edward Saïd de l’œuvre de Kipling comme marquée par le regard dominant de « l’homme blanc » et la séparation nette entre le « nous » de l’auteur et la figure différenciée de l’Autre.

La deuxième épigraphe, de Dostoïevski, dont l’œuvre introduit le thème du crime, propose cette réflexion de Marméladov, héros d’une autre mort macabre : « Car il faut que tout homme puisse aller quelque part. » Référence au nomadisme forcé de Louise, à son destin fragmenté ou à sa longue descente vers le crime, dans un environnement qu’elle habite mais qui lui demeure étranger ? Certainement tout cela à la fois, mais on peut également y lire, dans le feu de l’actualité, une référence au destin des étrangers, des migrants, des nouveaux arrivants et des éternels exclus : une blessure ouverte dans les corps français et européen. Ainsi, dans les deux épigraphes, la figure de l’étranger est déchirée entre l’exclusion et le nomadisme, entre la discrimination et l’errance. Signes d’un hasard de composition ou prémices d’une lecture à venir ?

 

Les candidates anonymes

Dès le deuxième chapitre, Paul, le mari de Myriam Charfa, pose ses conditions pour le choix de leur future nourrice ; entre autres : « pas de sans-papiers » et « pas voilée ». La première condition car il « ne veu[t] pas de quelqu’un qui aurait peur d’appeler la police ou d’aller à l’hôpital en cas de problème ». La justification semble discutable mais reste valable au nom de la gestion du risque et de la sécurité des enfants. À l’inverse, la deuxième condition, fournie sans explications, demeure injustifiée et gratuite. Dans la bouche du mari, le terme « voilée » est mis au même niveau que « vieille » et « fumeuse ». Même traitement, même exclusion. Pour Paul, l’important c’est que la future nourrice « soit vive et disponible. Qu’elle bosse pour qu’on puisse bosser ». Pragmatisme aveugle, froid et indifférent. Mais surtout ceci : l’identité de l’Autre est dissolue dans la logique suprême du travail, la figure de l’étranger réduite à l’obligation de la disponibilité discrète, silencieuse, pour ne pas dire soumise.

Deuxième scène fondatrice : le défilé des candidates pour le poste de nourrice. Ici, l’exclusion de l’Autre prend tout son sens, s’enracine dans le jeu de la différence discriminatoire, élevé en règle absolue. Malgré son élégance, Gigi la Philippine paie le prix de son retard, mais aussi de sa tenue inadaptée au froid, sa non-maîtrise du français (alors qu’elle parle anglais !) et surtout le fait d’avoir des enfants qu’elle a laissés au pays pour venir travailler en France. Accumulation de « défauts » jugés incompatibles, inacceptables. Même la maternité et l’exil forcé pour nourrir sa progéniture ne trouvent pas grâce aux yeux de Paul. Pourtant, un peu plus tôt dans le récit, Myriam « trouvait terrible l’idée d’évincer une femme parce qu’elle a des enfants », mais elle étouffe son objection au nom du pragmatisme de son mari. La deuxième candidate, quant à elle, est expédiée en une phrase laconique : « Suit Grace, une Ivoirienne souriante et sans papiers. » L’identité ivoirienne est non seulement associée à la qualité de « sans papiers » mais le sourire est visiblement de trop. Troisième candidate : Malika, la Marocaine « d’un certain âge ». Ici, l’étranger est dilué dans l’effacement de son âge : l’Autre est aussi synonyme d’Inconnu, d’Intemporel. Malgré « ses vingt ans de métier et son amour des enfants », Malika n’est pas retenue. La raison : Myriam Charfa, la Maghrébine d’origine, ne veut pas une nourrice maghrébine de peur « que ne s’installe une complicité tacite, une familiarité entre elles deux », car elle se méfie « de ce qu’elle appelle la solidarité d’immigrés ».

Voici donc le Maghreb réduit à sa déchirure interne : rien de nouveau, dira-t-on, puisque la fiction sociale rattrape ici la réalité politique et économique d’une Union du Maghreb utopique, à jamais déchirée dans son échec et sourde à la fraternité de ses peuples. Mais Myriam a aussi peur « que l’autre se mette à lui faire des remarques en arabe. A lui raconter sa vie et, bientôt, à lui demander mille choses au nom de leur langue et de leur religion communes ». Le mot est lâché : Malika est « l’autre ». En dépit des repères linguistique et religieux communs, elle reste « l’autre » aux yeux de Myriam Charfa, l’immigrée, la Maghrébine, la sœur de langue et de religion, l’image dédoublée dans l’autre classe sociale. Pour autant, la séparation ici n’est pas que sociale mais également identitaire, culturelle, linguistique, politique, bref une séparation tatouée dans le corps collectif de l’Autre. Ironie du récit : c’est Paul lui-même, le mari aux idées très arrêtées sur le choix de la nourrice, qui « essaie de convaincre » Myriam d’embaucher Malika : « Elle leur parlerait en arabe puisque toi tu ne veux pas le faire. » Réplique où pointent l’ironie et la condescendance. Vaine tentative de réconciliation depuis le regard français. Simulacre d’assistance à un corps maghrébin en décomposition. Au passage, on apprend que Myriam ne veut pas parler en arabe avec ses enfants : simple choix d’éducation linguistique ? Pragmatisme dicté par une supposée « loi d’intégration » ? Effacement délibéré de l’identité d’origine ? Peu importe, le malaise est déjà là : l’étranger bourgeois (Myriam) et l’étranger exclu (Malika) sont les deux extrémités d’une séparation amère, les deux faces d’une représentation de l’Autre qui laisse perplexe. Est-ce là le piège d’une image réductrice du Maroc, du Maghreb, du lieu « étranger » ? Ou plutôt le signe subtil d’une désolidarisation maghrébine dans le royaume de l’exil français ?

 

L’autre nourrice

Derrière Louise, héroïne du roman, il y a l’autre nourrice : Wafa, autre figure du Maroc, sans papiers, personnage « peu subtil mais très débrouillard » que Louise rencontre au square et qui devient son amie. Ici, l’identité de l’Autre est associée au manque de subtilité et à la débrouillardise élevée en qualité de circonstance. Là encore, la blessure resurgit très vite dans l’histoire de l’étranger : Wafa, lit-on, « est arrivée en France grâce à un vieil homme à qui elle prodiguait des massages, dans un hôtel louche de Casablanca. L’homme s’est attaché à ses mains, si douces, puis à sa bouche et à ses fesses et, enfin, à tout ce corps qu’elle lui a offert, suivant ainsi son instinct et les conseils de sa mère ». Dans cette ville de l’Autre qu’est Casablanca, métropole complexe mais étrangement réduite à l’image dégradée d’« un hôtel louche », le corps marocain est décomposé, déconstruit, offert au plaisir du « sauveur ». Wafa est réduite à des mains, une bouche, des fesses, les pièces détachées d’un corps qu’elle offre au vieil homme en « suivant son instinct et les conseils de sa mère ». Le sacrifice est à la fois instinctif et validé par la génitrice : la blessure est banalisée, normalisée, inscrite dans la structure familiale et la culture sociale de l’Autre. Suite du parcours de Wafa : expulsion par les enfants du vieil homme ; inscription sur « des sites de rencontres pour jeunes femmes musulmanes et sans papiers » ; rencontre de Youssef qui essaie de la violer et finit par lui proposer un mariage et des papiers pour vingt mille euros ; embauche en tant que nourrice par un couple franco-américain. Parcours chaotique où le corps de l’étranger est sans cesse malmené, rappelé à son identité première et à son illégalité dans l’exil. Le sentiment d’une fatalité inexorable, d’un coup du sort qui se confirme jusque dans les pensées de Wafa : elle imagine Alphonse, l’enfant dont elle s’occupe, une fois adulte, passant ses vacances dans le même hôtel de Casablanca où elle massait les hommes : « Lui, qu’elle a élevé, il se fera servir par une de ses sœurs ou un de ses cousins […]. » En filigrane : l’histoire risque de se répéter, le jeune Français grandira et se verra peut-être offrir le corps d’une autre étrangère. L’histoire de l’Autre semble ainsi faite : une succession de sacrifices et de blessures dans la banalité répétée et soumise à l’engrenage infaillible d’une destinée collective.

Le roman finit par donner l’impression que l’étranger est condamné non seulement à souffrir dans le silence et la marge du récit, mais également à se soumettre, à se sacrifier dans la terre de l’exil et de la cruauté. La lutte des classes mise au jour par Leïla Slimani est reproduite jusque dans l’univers des nourrices. Scène révélatrice : quand Louise accepte de recevoir Wafa dans la maison de ses patrons, cette dernière se propose de cuisiner pour elle. Réaction de l’intéressée : « Pour la première fois de sa vie, Louise s’assoit sur le canapé et regarde quelqu’un cuisiner pour elle. » Le temps d’un repas, Louise quitte sa condition de nourrice et devient la « patronne » d’un soir. Wafa, quant à elle, est condamnée à rester enfermée dans son identité immuable et anonyme de « quelqu’un » qui travaille et cuisine pour les autres. Hiérarchie confirmée quelques lignes plus tard quand la discussion tourne exclusivement autour de Louise et que Wafa se retrouve « assise par terre, aux pieds de son amie ». Amitié sous le signe de la soumission symbolique. Le récit de Louise, qui raconte la Grèce et la mer, renvoie Wafa à ses origines : « Elle en éprouve une terrible nostalgie. Le récit de Louise réveille des souvenirs, l’odeur piquante de l’Atlantique le soir sur la corniche, les levers de soleil auxquels toute la famille assistait pendant le ramadan. » Même ce moment d’évasion rétrospective et de reconnexion identitaire est anéanti par Louise qui « se met à rire et brise le songe » de Wafa. L’Autre n’a pas le choix : impuissant et dominé, il doit se résoudre à contempler sa blessure dans le moment présent. Même le rêve lui est interdit. Leïla Slimani nous dit que Wafa « a des instincts de mère ou de sœur ». Est-ce plausible ? N’est-elle pas plutôt l’autre nourrice, la nourrice de la nourrice, la nourrice éternelle ? Ne porte-t-elle pas plutôt le signe de la blessure d’un corps étranger condamné au déclassement sans fin ? Pour s’en convaincre, il suffit de lire : Wafa « a toujours admiré les manières de Louise, ses gestes compassés et polis, qui pourraient la faire passer pour une vraie bourgeoise ». Wafa admire en Louise la femme qu’elle ne sera jamais, le statut auquel elle n’aura jamais accès, la liberté qu’elle n’aura jamais de refuser l’amour d’« un beau Grec » et de vivre comme elle l’entend sur une île. Wafa, c’est l’autre nourrice enfermée dans la logique d’un récit-piège qui ne cesse de la repousser et de l’exclure. Dans les dernières pages, le capitaine Nina Dorval, qui mène l’enquête et ne jure que par elle, porte à Wafa le dernier coup de massue en lui avouant « qu’elle se fichait bien de sa situation, de ses papiers, de son contrat de travail, des promesses de Louise et de sa naïveté à elle ». La blessure est officiellement reconnue. L’Autre est vidé de sa substance, son existence est jetée aux oubliettes de l’histoire et du récit. Après tout, dans la marche narrative et la dynamique de l’intrigue, l’« autre » nourrice importe vraiment peu.

 

Le square des étrangers

Dans le roman, le square est le lieu où se retrouvent les nourrices du quartier, le point de rencontre symbolique des travailleuses étrangères. C’est aussi le lieu d’une fracture identitaire et comportementale : Louise y est identifiée comme « la nounou blanche » et critiquée pour « ses airs hautains et ses manières ridicules de dame du monde ». Le récit exacerbe cette fracture en soulignant les origines des nourrices et l’effet éphémère de leurs langues sur les enfants. « Autour du toboggan et du bac à sable résonnent des notes de baoulé, de dioula, d’arabe et d’hindi, des mots d’amour sont prononcés en filipino ou en russe ». En somme, « des langues du bout du monde qui contaminent le babil des enfants […]. » Le surprenant verbe « contaminer » laisse perplexe : référence à une simple influence linguistique ou requalification du langage de l’Autre en affection contagieuse ? Dans l’espace du square, la figure de l’étranger entretient le malaise de la lecture. Premier exemple : ces « jeunes filles voilées de noir, qui doivent être encore plus ponctuelles, plus douces, plus propres que les autres ». Retour du voile sous le signe de l’exigence gratuite, injustifiée, laissée à l’appréciation du lecteur. Deuxième exemple : Lydie, « la présidente autoproclamée » des nounous, « une grande Ivoirienne de cinquante ans qui porte des manteaux en fausse fourrure et se dessine de fins sourcils rouges au crayon ». Détenteur d’un pouvoir symbolique mais tout sauf démocratique, le personnage de la nounou étrangère est ici une figure du faux, une construction fallacieuse, une caricature des signes. Quand Lydie propose à Louise un travail, cette dernière l’ignore et se montre « brutale, sourde » en renversant sa poussette. Violence gratuite contre un corps étranger qui dérange ? Signature d’une fracture identitaire irréconciliable ? Malaise d’une nourrice réinjecté dans le royaume de ses congénères ? Leïla Slimani nous dit que « les femmes font du square un bureau de recrutement et un syndicat, un centre de réclamations et de petites annonces ». La réalité est que le square est aussi un espace de réécriture de la figure de l’étranger suivant la logique des représentations identitaires, souvent caricaturales, qui enferment et excluent. L’Autre, majoritaire dans l’espace du square, est réduit à son statut d’étranger marginal que ni le récit ni l’intrigue ne se soucient de peindre au-delà de sa blessure consubstantielle et indépassable.

 

Malaise dans la berceuse

Il y a un malaise dans le roman de Leïla Slimani, celui du crime abject commis par Louise au terme d’un long processus reconstruit par l’auteure au fil des pages. Il y a aussi un autre malaise qui naît précisément dans la représentation problématique de l’Autre. D’aucuns rétorqueront que Leïla Slimani ne fait, en filigrane et derrière l’intrigue principale, que dénoncer un milieu hostile et défavorable aux étrangers, une époque marquée par l’exclusion de l’Autre dans son identité et sa différence. Argument acceptable mais qui se heurte à cette question : est-ce que le lecteur de Chanson douce dispose de suffisamment d’éléments pour lire la figure de l’étranger au-delà de la surface du texte et ne pas céder à la berceuse de ses signes ambigus et problématiques ? La question reste ouverte et l’ambigüité du récit appelle à réfléchir.

Pour s’en convaincre, voici une dernière scène : devant la station de métro, « un vieux Maghrébin » propose à Louise de l’aider à porter la poussette et descendre les escaliers. Geste banal prélevé dans le quotidien du transport parisien. Sauf que là, sans plus d’explications, Leïla nous dit que le vieil homme « suit » Louise, « se penche à hauteur des petits » et se fend d’une question et d’un commentaire, sans attendre les explications de la nourrice. Résultat : le Maghrébin glisse immédiatement du domaine positif de l’aide et de la solidarité à celui, négatif, de l’incursion et de l’indiscrétion. Le malaise est là, inscrit dans ce basculement gratuit et inexplicable de l’image de l’étranger. Cette berceuse de l’Autre suscite le malaise mais ouvre certainement de nouvelles possibilités de lecture critique.

 

Chanson douce

Leïla Slimani

Gallimard, 2016

240 pages, 18 €

 

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