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Politique

L'Audace à gauche

Couverture ouvrage

Jean-Michel Baylet
Privat , 96 pages

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L'audace de Jean-Michel Baylet
[mercredi 05 octobre 2011]


Dans son livre programmatique, Jean-Michel Baylet se distingue par son fédéralisme européen et ses positions libérales sur les grandes questions de société.

Se conformant à la règle qui veut qu’un candidat potentiel à la présidentielle sorte son livre de campagne - règle à laquelle a dérogé Martine Aubry - Jean-Michel Baylet présente dans son bref ouvrage L’Audace à gauche ses « 30 propositions pour la France ». Si certaines mesures préconisées découlent du programme du PS, le candidat du Parti radical de gauche peut être crédité de plusieurs propositions originales. Il propose en effet l’extension du RSA aux moins de 25 ans qui poursuivent des études, extension financée par la mise sous condition des allocations familiales (p. 69), ainsi qu’une révision de la loi Falloux permettant d’affecter plus de ressources aux écoles publiques et une refonte de la carte scolaire. Il se distingue par ailleurs de ses concurrents par son fédéralisme européen et du libéralisme dont il fait preuve sur les questions sociétales.

Si Jean-Michel Baylet s’inscrit en faux par rapport à toute tentation de retour au protectionnisme, il se prononce pour un "réarmement du politique" face à la dynamique de l’économie mondialisée et par un renforcement de la régulation financière internationale. Ces objectifs ne peuvent être réalisés pour le candidat radical que par le renforcement de l’Europe dans le sens de plus de fédéralisme avec la création d’un gouvernement économique européen en mesure de mener une politique économique et budgétaire - de relance en l’occurrence - commune à la zone euro, le budget fédéral étant alimenté par un impôt européen (p.21 à 25).

Sur le plan de la régulation de la finance internationale, Jean-Michel Baylet se prononce en faveur de la mise en place d’un équivalent de la taxe Tobin, mise en œuvre à l’échelle européenne et concernant en particulier les transactions financières. Il s’agirait d’une taxation de 1% qui porterait sur chaque vente de titre obligataire afin de ralentir la spéculation dont ces titres font l’objet et de permet "de restituer aux peuples les profits réalisés par les banques sur les taux d’intérêt de la dette publique" (p. 26-27). Les bonus des stock-options devraient également être taxés. Dans cette perspective de régulation au niveau européen, Jean-Michel Baylet propose aussi la création d’une agence de notation publique européenne et indépendante (p.28).

La création d’une telle agence s’inscrit dans une volonté de renforcement des institutions politiques de l’Union européenne. Partisan du fédéralisme, Jean-Michel Baylet veut œuvrer à la transformation du jeu institutionnel européen en régime parlementaire à part entière. La commission serait dès lors transformée en gouvernement fédéral responsable devant le Parlement européen (p.24).

Dans cette Europe "réarmée" selon l’expression de l’auteur, la France devra imaginer de nouvelles libertés publiques adaptés à notre temps. Alors que l’invocation de l’héritage de la République vient souvent servir d’appoint à des discours de remise en valeur de l’autorité, il doit, selon Jean-Michel Beylet se décliner à l’époque contemporaine dans de nouvelles libertés, adaptées à la demande d’ouverture de la société. Ce parti pris se traduit sur le plan institutionnel par un changement de constitution et par une accentuation de la décentralisation et sur les questions de société par l’adoption d’une ligne libérale.

La VIe République proposée par M. Baylet devra se organiser un pouvoir exécutif unifié avec un Président élu au suffrage universel mais pas de Premier Ministre. Cette proposition irait ainsi de pair avec un renforcement de l’indépendance et du pouvoir d’initiative d’un Parlement maître de son ordre du jour, contrôlant les nominations au sein des autorités administratives indépendantes. Le système des ordonnances et le droit de dissolution de l’Assemblée nationale par le président de la République sont par ailleurs abrogés (p.78).

L’accentuation de la décentralisation, perçue comme garante des libertés locales, est l’autre axe fondamental de la réforme du système politique que défend Jean-Michel Baylet. Les collectivités locales sont ainsi présentées comme les premiers champs d’expression de la démocratie et les espaces privilégiés du lien social. C’est la raison pour laquelle les collectivités locales devront voir leur autonomie financière garantie par un régime fiscal adapté.

A la liberté étendue des communes, des départements et des régions doit correspondre dans le programme du président du Parti radical de gauche l’extension des libertés individuelles. Il se montre ainsi favorable au droit de vote des étrangers ainsi qu’à un assouplissement du traitement de la question migratoire par l’Etat. Enfin, Jean-Michel Baylet se distingue par ses positions en faveur de la légalisation de l’euthanasie, et du droit au mariage et à l’adoption par les couples homosexuels (p.83).

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1 commentaire

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marie

03/12/17 12:45
J ai lu avec émotion les mémoires des roland dumas et le livre mite randonnée d eric roussel
On apprend que la mère de jm baylet était la maitresse de bousquet responsable de la rafle du vel hiv qui lui a tjrs fourni le papier poyr éditer son journal
Jamais baylet n en n a parlé ni rendu l argent de cette collaboration
La gauche immorale de mitterand

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