Lundi 28 mars a été lancé Global Editors Network, nouvelle plateforme internationale dédiée aux rédacteurs en chef. Présidé par Xavier Vidal-Folch, directeur adjoint du quotidien espagnol El Pais et ancien vice-président du World Editors Forum (Forum Mondial des rédacteurs en chef), Global Editors Network a pour objectif de "défendre le journalisme de qualité". Son secrétaire général Bertrand Pecquerie précise que" tous les rédacteurs en chef de toutes les plateformes d’information peuvent adhérer au GEN, de même que les développeurs et les ingénieurs qui travaillent dans le domaine de l’information" . Le Conseil d’administration de Global Editors Network comprend d’ores et déjà vingt-deux membres, tous issus du monde des médias et "tous membres d’une même communauté".  Ainsi, outre les représentants des grandes rédactions traditionnelles - Jim Roberts du New York Times, Steve Hermann de BBC News, Ricardo Kirschbaum du quotidien argentin Clarin ou encore Sylvie Kauffmann, directrice de la rédaction du Monde -, certains membres du GEN proviennent du Web et des nouveaux médias. C’est le cas, notamment, de David Cohn, fondateur de la plateforme américaine de financement participatif  spot.us ou encore de l’influent blogueur américain Jeff Jarvis

Dans un manifeste publié lundi, le GEN se donne pour mission de "briser les barrières entre les médias traditionnels et les nouveaux médias" ainsi que de "définir une vision pour l’avenir du journalisme". 

Selon le site journalism.co.uk, Global Editors Network prévoit d’organiser très prochainement des voyages d’études consacrés à la géopolitique : le premier sera dédié à la révolution qui se déroule dans le monde arabe et aura lieu au Caire du 6 au 9 juin.  Afin d’ "encourager la mutualisation et la coopération entre les médias", le GEN prévoit également de mettre en place un "Editor’s Lab" , où les rédacteurs et éditeurs travailleront de concert pour développer de nouveaux outils d’information.  Le réseau s’est par ailleurs engagé à organiser sa première conférence annuelle d’ici à la fin de l’année. Près de 500 participants sont attendus#nf#