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Environnement

nouveau climat sur la terre. comprendre, prédire, réagir

Couverture ouvrage

Herv Le Treut
Flammarion , 233 pages

Le climat n'est pas qu'une impression
[jeudi 08 avril 2010]


Cet ouvrage dresse le portrait de la machine climatique : une machine aux contours scientifiques. Hervé Le Treut nous donne, dans cet ouvrage, le bonheur d'apprécier les difficultés, mais aussi les avancées de la science climatique.  

L'auteur divise son propos en trois grandes parties, la première relate l'histoire des connaissances scientifiques sur le climat. La deuxième raconte les modèles et leurs usages entre climatologie et météorologie pour prédire les évolutions du climat. La dernière restitue le rôle de l'action humaine dans le changement climatique. De grands facteurs gouvernent la machine climatique à l'échelle locale, régionale et planétaire. Les connaître ainsi que leurs interactions suppose des outils d'observation et de modélisation. Le temps de l'homme apparaît bien court quand l'on travaille ainsi sur l'histoire de la Terre ;  ce temps est court si l'on songe que quelque décennies d'émissions de gaz à effet de serre ont suffi pour impacter la longue durée et bouleverser le climat ; de même les zones d'émission sont localisées dans l'espace- ce sont préférentiellement les pays du Nord- mais ont un poids planétaire. C'est donc à un double défi de justice et de solidarité internationale et intergénérationnelle que nous assistons.
L'urgence se fait pressante, non seulement le climat de notre planète évolue dangereusement, mais les connaissances à son sujet révèle des dommages possibles insoupçonnés jusqu'ici sur l'avenir de la planète. Il ne faut pas oublier que les connaissances élaborées pour décrire un système aussi complexe et hétérogène que le climat n'ont qu'une validité partielle et sont mises à l'épreuve de manière constante. Ce que nous savons comporte beaucoup d'incertitudes et c'est dans ce climat d'incertitudes qu'à toutes échelles, du niveau local au niveau international, nous devons apprendre à décider : en effet, en saurons-nous plus demain ? Le système climatique est à la fois chaotique et ordonné, prévisible et imprévisible. Nous devons prendre des mesures dès aujourd'hui pour réduire les gaz à effet de serre (mitigation) : économies d'énergie dans l'habitat et le transport, maîtrise des massifs forestiers, et nous adapter en même temps aux effets inévitables du changement climatique : mitigation et adaptation sont indissociables. Il ne s'agit pas d'être catastrophique. Il s'agit d'élaborer une réponse coordonnée, prompte, mais mesurée face aux enjeux.

 


Dès les années 1980, la communauté scientifique avait lancé l'alerte et anticipé les difficultés que produiraient les changements climatiques. C'est ainsi que naît en 1988 le GIEC ou groupe intergouvernemental d'experts sur le changement climatique (en anglais IPCC, Intergovernmental Panel on Climate Change), placé sous la double tutelle de l'Organisation météorologique mondiale et du programme environnement des Nations Unies. Son rôle est de conduire une analyse des recherches publiées dans les journaux de la communauté scientifique : un premier rapport général date de 1990, suivi de trois autres en 1995, 2001 et 2007. Aujourd'hui, les responsables politiques ont accepté le diagnostic des scientifiques bien que cela ne se traduise pas toujours en matière d'action publique comme en témoigne les déceptions à l'issue du sommet de Copenhague. Un réchauffement de 2°C, inévitable semble t-il, est la limite à ne pas dépasser au delà de laquelle on risque une évolution incontrôlable du climat. Cela suppose de maîtriser le niveau resté extraordinairement stable (entre 270 et 280 ppm ou parties par millions, soit la portion du volume atmosphérique occupé par le CO2) depuis environ 10 000 ans du CO2. Le cycle du carbone a été parfaitement équilibré parce que le climat lui-même était stable. Aujourd'hui, le cycle du carbone est déstabilisé par les émissions anthropiques, une perturbation que l'on peut dire faible - on atteint des niveaux de 380 ppm- mais qui provoque la rupture brutale d'un ordre ancien. De ce point de vue, il faut faire la différence entre l'émission de gaz toxiques pour la santé, mais qui sont éphémères, et ceux sans danger pour la santé qui s'accumulent dans l'atmosphère, et qui ont un impact sur le bilan radiatif de la planète. Les problèmes de qualité de l'air ne peuvent se mélanger à ceux du changement climatique ; parfois même, de manière paradoxale, les politiques de la qualité de l'air contribuent au réchauffement additionnel de la planète en faisant disparaître, par exemple, l'effet refroidissant des aérosols, alors que les gaz à effet de serre absorbent le rayonnement infrarouge que la Terre émet pour se refroidir.
En somme, cet ouvrage a la qualité rare de mettre en scène clairement les enjeux scientifiques relatifs à la connaissance du climat et de la climatologie ; de ne pas être donc délibérément polémique, ce qui confère au lecteur une liberté d'appréciation des arguments avec le sentiment de pouvoir y réfléchir même si le sujet est complexe. À l'issue de l'ouvrage, on a le sentiment d'y voir plus clair dans les enjeux relatifs au climat alors que le thème de la catastrophe sert souvent de mot d'appel aux dépens de l'approche scientifique qui court le risque d'être discréditée.

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4 commentaires

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Olivier MONTULET

11/04/10 15:01
Encore un bouquin catastrophiste et scientiste qui occulte totalement que la multitude et la complexité du climat ne peut se réduire aux quelques données approximatives intégrées dans des allogorithmes eux-même approximatifs et partiels. La multiplication des "erreurs" ne réduit pas l'erreur mais assurent sa croissance de façon exponentielle voire hyperbolique. Tirer des conclusions sur les approches pseudoscientifiques des climatologues, véritables docteurs Hyde, est un non sens d'obscurantistes. Accepter que soit politisée la sciences est une dérive grave qui ôtes à la science toute crédibilité objective. Utiliser la peur pour faire passer une doctrine est digne des régimes les plus odieux. La première chose que devraient faire les climatologues, mais ils s'en sont montrer tant qu'à présent totralement incapables, serait d'appliquer une critique épistémologique de leurs pratiques. On peut rêver. En attendant rien ne saurait être moins crédible que la climatologie même si les médias rafolent du réchauffisme qui leur permet de vendre du papier par tonnes et hectares abattus.
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Olivier MONTULET

11/04/10 15:15
Belle abération encore écrite dans cet article:"Le cycle du carbone a été parfaitement équilibré parce que le climat lui-même était stable." Le climat n'a jamais été stable même durant la courte période géologique de l'histoire". Pour justifier leurs fantasmes les climatologues écrivent n'importe quoi. Rappelons que nous n'avons que très peu de données mesurables directes Toute la climatologie repose sur des déductions (à partir de recherches d'autres sciences) ou plus exactement de supositions dites, par les prêcheurs d'apocalypse, de raisonnable. Est-ce bien raisonnable?
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St. Lenoir

14/04/10 11:18
Y a-t-il un travail de relecture des articles ? Celui-ci est vide en contenu et plein, rempli, boursouflé de fautes de français. Quel manque de qualité !
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FRancois01

20/04/10 16:41

On sait tous que le climat a évolué et a modifié les conditions humaines il y a encore peu:
au 12 éme siècle les troupeaux ovins de Savoie pouvaient passer en été en Val d'Aoste par des cols du côté du Mont Dolent où il y a aujourd'hui 6 mètres de glaces et de neige.
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