<p>Barack Obama r&eacute;fl&eacute;chit &agrave; l'histoire du racisme et au futur des &Eacute;tats-unis. Un discours puissant.</p>

Barack Obama, sénateur de l’Illinois et candidat démocrate à la prochaine élection américaine, a prononcé un discours atypique à Philadelphie le 18 mars 2008. Il s’est inscrit dans l’histoire des États-Unis, en se référant aux idéaux des Pères fondateurs. Obama, fils d’un père africain et d’une mère américaine, a débuté son discours en évoquant l’esclavage en Amérique. L’esclavage a bien sûr contredit les idéaux américains, notamment l’égalité et la liberté, mais son abolition, il y a plus de deux-cents ans, n’a pas pour autant rendu les Noirs égaux des Blancs.

De même, insiste Obama, cette question concerne également les Hispaniques et les Latinos. Lors des débats sur le facteur racial dans cette élection, le révérend Jeremiah Wright, ancien pasteur d’Obama, a sévèrement attaqué le gouvernement en l’accusant notamment de ne pas s’intéresser aux problèmes intérieurs. Obama a désapprouvé ces insultes, qui aggravent selon lui la division raciale, mais a précisé que Wright est quelqu’un de remarquable.


L’origine d’un problème

Ce discours révèle qu’Obama a un grand espoir pour le futur des États-unis. Il présente l’exemple du révérend Wright pour montrer l’origine de la division raciale actuelle. Wright fut élevé pendant les années 1960, période de ségrégation et de discrimination. Les enfants noirs étaient empêchés de s’inscrire dans les mêmes écoles que les enfants blancs et atterrissaient souvent dans les plus mauvaises. Obama rappelle qu’en outre le gouvernement interdisait à leurs parents de devenir propriétaire ou d’emprunter de l’argent.

Dans ce cas, comment les Noirs pouvaient-ils léguer un patrimoine à leurs enfants ? lance Obama à son public. La pauvreté des Noirs aujourd’hui est ainsi le résultat de la discrimination. Pour lui, un gouvernement qui respecte les droits des minorités provoquera un changement. Même si le discours est court et bref, Obama propose des solutions : la mauvaise qualité d’éducation et l’absence d’une garantie de la santé recoupent la question raciale ; si l’Amérique la résout, on verra alors un vrai changement.


"L’Amérique peut changer"

Ce qui sépare le discours d’Obama d'autres, est son attitude à propos des Blancs. Il fait aussi attention à leurs problèmes : les grandes entreprises, qui emploient les classes moyennes blanches, trompent leurs employés et la société par leurs pratiques égoïstes. La fin du discours demande aux membres de la communauté américaine de se considérer comme partenaires : il ne faut pas regarder un enfant noir, blanc ou latino comme un étranger, mais le traiter comme le notre.

Ce livre est la traduction complète du discours d’Obama à Philadelphie, plein d’émotion et d’espoir de changement pour favoriser l’égalité aux États-Unis. La voix d’Obama résonne dans ces pages, et convainc de son dévouement : "Je ne me présenterais pas à l’élection présidentielle si je ne croyais pas du fond du cœur que c’est ce que veut l’immense majorité des américains pour ce pays."
 

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la critique de

De la race en Amérique

par Henri Verdier.