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La phrase

On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire.

Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans. 

Fondation Jean Jaurès

Fondation Jean Jaures

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Les nouveaux économistes français
[lundi 27 juin 2011 - 11:00]

L’économie n’a pas bonne presse. Trop vite assimilée à la finance internationale, aux prises de position spéculatives, aux rémunérations surréalistes, elle demeure en France un domaine perçu comme lointain, quand il n’est pas inquiétant. 

Doit-on y voir les effets du colbertisme français, ancré dans un quotidien dont les services publics et l’administration constituent encore l’ossature de l’imaginaire collectif français ? Doit-on y voir les effets d’une crise morale et budgétaire qui ne lâche plus notre pays depuis plus de trente ans ? Doit-on considérer, aussi, que l’économie peine à trouver sa place en tant que science ? Parler d’économie est en France moins aisé, moins populaire, et sûrement moins prestigieux que parler d’idées politiques. Nous connaissons les grandes écoles de pensée française de sociologie, de philosophie, de littérature, d’anthropologie. Nous ne connaissons pas les grands courants de la théorie économique française. Ce sujet ne nous intéresse pas. Pourtant, l’école économique française produit depuis de longues années de très nombreux chercheurs, penseurs et professeurs qui sont mondialement reconnus pour la qualité de leur travail, pour les pistes qu’ils ouvrent, pour les questions qu’ils posent. Nombre d’entre eux exercent à l’étranger, qui leur fait un meilleur sort qu’en France. 

Nonfiction.fr s’est donc livré à une série d’entretiens  avec les représentants éminents du vivier renouvelé des économistes français, s’intéressant à leur parcours et à leurs recherches, à leur vision de la matière économique, cherchant à savoir pourquoi, si cruciale, l’économie était pourtant la grande absente des débats de fond (sauf quand elle est idéologisée), tentant, enfin, de la rendre plus présente, plus comprise, plus acceptée comme science. 

Nicolas Séjour, coordinateur du pôle Economie de nonfiction.fr. 

 

Sommaire : 

 

- David Thesmar, professeur de finance à HEC.

- Xavier Gabaix, professeur de finance à la Stern Business School de New York University. 

- Patricia Crifo, professeure à l'Ecole Polytechnique. 

- Yann Algan, professeur d'économie à Sciences Po. 

- Philippe Askenazy, directeur de recherche au CNRS.

- Thomas Philippon, professeur associé de finance à la Stern Business School de New York University. 

- Philippe Martin, professeur d'économie à Sciences Po. 

- Agnès Bénassy-Quéré, présidente du CEPII. 

- Pierre-Cyrille Hautcoeur, directeur d'études à l'EHESS. 

 

* Ce dossier a été coordonné par Jean Bastien, Pierre-Henri Ortiz, Eloi Perrin-Aussedat, Nicolas Séjour et Pierre Testard. 

 

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16 commentaires

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tigreindigne

21/04/12 17:35
Vraiment nul cet article, vous auriez du l'appeler "les nouveaux économistes français orthodoxes", ou les nouveaux autistes, les nouvelles prostituées. Je me demande sur quoi vous vous basez, puisque vous ne justifiez pas votre choix.
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Rédaction@famoyl

22/02/12 09:14
Oui, Philippe Askenazy. Depuis, nous avons aussi longuement interrogé André Orléan sur "L'empire de la valeur" : http://www.nonfiction.fr/article-5339-leconomie_doit_changer_de_cadre_conceptuel_grand_entretien_avec_andre_orlean.htm

Cordialement
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famoyl

21/02/12 21:03
Y a t'il dans votre sélection quelques signataires "des économistes attéres?" ouvrage fort interessant .
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arthur

11/01/12 21:07
Estellea raison et tous ceux qui apprécient l initiative qui consiste a dénoncer l empire des technocrates de l économie.unpoint c ets tout.

bonne journée!
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Estelle

07/07/11 20:43
Non Fiction a raison de consulter les économistes qui justifient les privilèges des riches. Ca a le mérite de la franchise.
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