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Critique à nonfiction.fr

La phrase

On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire.

Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans. 

Fondation Jean Jaurès

Fondation Jean Jaures

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CNL
Le retour de la Grande Dépression ?
[jeudi 16 octobre 2008 - 10:00]
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Les conséquences de cette crise seront donc probablement moins sévères, au niveau mondial, que celles de la crise de 1929. Mais la récession économique pourra avoir des effets très divers selon les pays, en fonction de l'état du marché du travail, du système de production, de la capacité d'innovation ou d'intervention publique. Sur le plan international, les conséquences risquent également d'être très différentes. Cette crise survient alors même que les États-Unis, pour la première fois depuis 1945, ne sont plus à même de soutenir à eux seuls le système financier mondial. Il n'y a plus de puissance hégémonique autour de laquelle un nouveau Bretton Woods pourrait être construit. Cette crise remet fondamentalement en cause un modèle de croissance que les États-Unis ont incarné. D'une certaine manière, l'occident connait aussi peut être une crise idéologique ; pour certains comme Joseph Stiglitz, le référent historique le plus judicieux pour comprendre la situation actuelle est ainsi la chute du mur de Berlin (cf l'entretien avec le Huffington Post). Les pays émergents, en premier lieu la Chine, pourraient être les grands gagnants de ces évènements. Sur ce point, la dimension historique de la crise actuelle est autant essentielle qu’insaisissable, et le passé offre peu de prise.
 

 

* À lire également sur nonfiction.fr :

- la critique de l'autobiographie d'Alan Greenspan, Le Temps des turbulences (JC Lattès), par Martin Kessler et Samuel Ronsin.

- la critique du livre de Paul Krugman, The Conscience of a Liberal (Norton), par Martin Kessler.

- la critique du livre de Jérôme Glachant, Jean-Hervé Lorenzi, Philippe Trainar (dir.), Private equity et capitalisme français (La Documentation française), par Luc Goupil.

 - la critique du livre de Solveig Godeluck et Philippe Escande, Les pirates du capitalisme (Albin Michel), par Luc Goupil.

 - la critique du livre d'Augustin Landier et David Thesmar, Le grand méchant marché (Flammarion), par Patrick Cotelette.

- la critique du livre d'Olivier Godechot, Working Rich. Salaires, bonus et appropriation du profit dans l'industrie financière (La découverte), par Luc Goupil.

- la critique du livre de Jacques Hamon, Bertrand Jacquillat et Christian Saint-Etienne, Consolidation mondiale des bourses (Conseil d'Analyse Economique), par Mahdi Ben Jelloul.

- la critique de l'ouvrage collectif Comprendre la finance contemporaine (La découverte), par Jérémie Cohen-Setton.

- la revue de presse sur la crise financière.

 

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2 commentaires

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olivier

20/10/08 19:03
Il manque une référence essentielle: Jacques Sapir, le nouveau XXIè siècle. Du siècle américain au retour des nations. Ouvrage brillant, à lire absolument où la crise des subprimes est remise en contexte dans la crise générale du modèle ultralibéral américain. On peut aussi avec beaucoup de profit un article plus récent mais tout aussi éclairant: http://www.arhv.lhivic.org/index.php/2008/09/22/816-sept-jours-qui-ebranlerent-la-finance.
A ce jour avec Jorion, je n'ai rien lu de plus pénétrant.
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Serge LEFORT

18/10/08 17:20
Le lien correct de La Fabrique de l'Histoire : http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/fabriquenew/archives.php.

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