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Au nom de quoi devrais-je m'abstenir de penser que les oeuvres de Bach ou Mozart sont infiniment plus profondes, plus riches et plus précieuses à tous égards que le tambourin ou le flûtiau de ce que Lévi-Strauss appelle les "sociétés sauvages" ? Un tel jugement de valeur n'implique nulle xénophobie, pas davantage la moindre volonté colonisatrice ou impérialiste, simplement l'expression d'un choix dont on voit mal au nom de quelle morale débile il devrait être interdit. 

Luc Ferry, Le Figaro, le 9 février 2012.

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Le mercato d'hiver des éditeurs d'histoire
[mardi 23 février 2010 - 05:00]

Un récent article du Monde nous apprend les changements récents dans le monde clos de l’édition d’histoire. Ainsi, une vague de transferts entre deux des grosses maisons dans le domaine, Perrin et Fayard, bouleverse quelque peu les habitudes du milieu. Après le licenciement de son patron, Xavier de Bartillat, à l’été 2009 sous l’impulsion de sa maison mère, Editis, Perrin se voit réintégré dans les éditions Plon. Olivier Orban, le directeur de ce binôme, a confié Perrin à Benoît Yvert, l’ancien directeur du Centre national du Livre (CNL).

Anthony Rowley, directeur littéraire chez Perrin, se retrouve donc chez Fayard, et doit être suivi par une quarantaine d’auteurs, comme Michel Winock, Jacques Marseille ou Nicolas Baverez. A l’inverse, Laurent Theis rejoint Perrin, où il publiera le prochain ouvrage de Jacques Le Goff sur le Moyen Age et l’argent, initialement prévu chez Fayard.  Pour autant, Benoît Yvert ne voit pas dans ce chassé-croisé une fuite en avant  des auteurs Perrin vers Fayard, et annonce la signature de contrats avec Benjamin Stora, Régis Debray et Jean Delumeau. Perrin a aussi recruté une nouvelle éditrice venue de chez Lattès, Charlotte Liebert , chargée de l’histoire antique et médiévale , ainsi qu’Olivier Wieviorka  comme conseiller en histoire contemporaine.

Ces deux maisons d’édition doivent maintenant s’occuper de cette période de transition- qui voit la vente de livres d’histoire généraliste baisser- en douceur pour ne pas froisser auteurs et lecteurs.


* Alain Beuve-Méry, 'Branle-bas de combat dans l'édition d'histoire', Le Monde, 11 février 2010.

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