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Critique à nonfiction.fr

La phrase

On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire.

Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans. 

Fondation Jean Jaurès

Fondation Jean Jaures

C N L

CNL
Régis Debray en croisade pour la fraternité
[mercredi 11 mars 2009 - 20:00]

Dans Gran Torino, le personnage incarné par Clint Eastwood se construit une famille sans lien de sang. Les Antillais grévistes chantent ensemble "la Guadeloupe, c’est à nous, la Guadeloupe c’est pas à eux". Obama gagne les élections car il exalte un "nous" qui transcende les particularismes. Interviewé par Nicolas Demorand ou par Ali Baddou, Régis Debray recourt à des illustrations actuelles pour réhabiliter la valeur de la fraternité. Dans son dernier ouvrage, Le moment fraternité (Gallimard, février 09), le philosophe célèbre le troisième terme qui constitue, avec la liberté et l’égalité, les "trois marches du perron suprême" selon la formule de Victor Hugo.

L’objectif est clair : Régis Debray veut sortir de son obscurité, de sa désuétude, la zone d’ombre de la devise républicaine. Blason de la sacralité laïque, cette valeur politique et morale permettrait de lutter contre l’individualisme des sociétés capitalistes.

Distinguant la fraternité de l’amitié ou de la solidarité (cette "fraternité embourgeoisée"), le philosophe propose avec la genèse d’un mot, l’histoire d’une idée : la fraternité est née avec le christianisme, dans une société de "frères en Christ" (St Paul), pour se déployer avec les combats révolutionnaires : 1793, 1830, 1848 (date de l'officialisation de la triade républicaine), 1870… Mais qu'en est-il de la fraternité aujourd’hui ? L'ancien révolutionnaire s'interroge de façon lancinante, tout en posant la question à ses contemporains.

Un pied dans la prière, une main sur le fusil ; Debray revendique pour sa valeur de cœur le double héritage guerrier et religieux… afin de mieux différencier la fraternité d’un bon sentiment édulcoré. Un "nous" à exalter, mais pas n’importe lequel : le "nous" de ceux qui luttent ensemble, dans le sang, la fête, le banquet, ou le chant.

 

À lire :

Régis Debray, Le moment fraternité, Gallimard, février 2009.

À lire également sur nonfiction.fr :

- Régis Debray, Un candide en Terre sainte (Gallimard), par Jean G. Tiellay.


 

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3 commentaires

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EDNER SAINT-AMOUR

23/11/09 20:21
ZOOLOGISATION OU ZOOMORPHISATION DE LA SOCIÉTÉ

DÉLIQUESCENCE
Quand l’humain s’enfourche de sa déviance, sa délinquance
La société au poids du choc sombre dans la déliquescence
Et la famille déshumanisée devient un lupanar un lieu de bordel
Où on déloge les proches à la rue pour aménager l’animal au foyer

Fidèle accrochée au culte de la vitesse et de la performance
Pour cause d’éjaculation précoce et manque de puissance virile
Fâchée au plus point la femme postmoderne éjecte son chum à la rue
destiné au recyclage en criant : c’est une vielle pourriture!.
Le recycleur rétorque cette pourriture est irrécupérable
C’est mieux d’envoyer ce déchet directement au compostage

En cultivant l’insulte et l’injure par nos jurons cruels
On dirait que l’animosité chasse de notre âme toute humanité
Où en tout temps, tout lieu l’animosité nous investit
de la cruauté du tigre et de la force du lion au mépris du mouton
parlant le langage du renard à la vitesse du guépard de la jungle

Dans cette guerre intérieure aux jurons cruels d’insultes injurieuses
L’animosité nous domine au détriment de tout sentiment d’humanité
Constatant l’opprobre je me demande avec consternation
Où es notre sens de respect Où est là notre sens du droit
Notre humour cruel d’injure dépasse notre sens du droit
Nous mettons à nus nos la violence de nos affects et émotions
Dans leurs états les plus bruts ancrés du fond intérieur de l’âme


Dans ce monde de perdition d’inclémence, de cynisme, de sadisme
Au lieu de la clé du paradis, l’homme donne à l’homme la clé de l’abîme
On condamne le ciel pour se dérober au regard du soleil qui l’oppresse
En réfugiant sous des couvertures pour se cacher dans l’underground
Où on ne veut voir ni les gens ni la lumière ni la boussole ni le volant
Un monde qui nie la puanteur des égouts, des taudis infestés de vermines
Qui critique les gens qui refusent d’admettre la laideur, la saleté, la morbidité
Un monde accro à une vision idéologique plus crue, plus charnelle fugace

L’homme n’est ni ange ni bête mais celui qui veut faire l’ange fait la bête
Il existe dans l’univers, la matière, la flore, la faune, l’humanité et la divinité
L’humanité est la seule espèce incapable de définir et de reconnaître
Tantôt l’homme veut se ressembler à l’animal soit au lion de la jungle
Il prend donc l’envie folle de marcher à quatre pattes ou de ruer
Tantôt l’homme veut se ressembler à la divinité au monde céleste
Alors sans avoir d’ailes d’oiseau il voler comme les anges du ciel
Tantôt l’homme veut se ressembler à la machine, un engin artificiel
Il veut performer comme un robot sans se soucier de l’usure corporelle

Des gens qui s’exilent d’eux-mêmes pour se réfugier dans une autre espèce
Des gens qui s’aliènent pour incarner un autre être d’une autre espèce
Des gens qui se délogent d’eux-mêmes pour aller habiter une autre espèce
Des gens absents d’eux-mêmes mais présents dans une autre espèce
Des gens vidés de toute raison, inconscients d’eux-mêmes de toute logique
Vivant dans la déraison, dans l’absurdité, l’aberration, monstrueuse bêtise
Nous mettons à nus nos la violence de nos affects et émotions
Dans leurs états les plus bruts ancrés du fond intérieur de l’âme
21 novembre 2009





LE BATEAU HUMAIN
Parce que nous sommes affamés nous devenons des excités
Qui revendiquent leur droit dans l’arbitraire en dehors de la règle
Parce que nous des profiteurs accrochés à nos jouissance matérielles
Nous n’avons pas les oreilles pour entendre le cri des excités affamés

Au lieu d’écoute c’est la répression pour agitateurs de violence
Nous sommes des Aveugles de la faim, des ivrognes de la jouissance
Nous voici comme vieux bateau soumis aux assauts de l’ouragan
Aux mille balances sans marin, sans boussole juste au gré du vent
Si la chance sourit, la fatalité portera le sceau du bonheur
Le bateau de l’autre côté de la rive arrivera à bon port

Mais est-ce une raison de vouloir mettre le bordel dans la maison
Si nous renversons tout voire le lit où nous allons dormir la nuit
Mais est-ce une raison de jouir au sommeil dans les bras de Morphée
Où le moindre bruit qui nous réveille est cause de répression

L’anarchie comme la dictature ne garantissent point le destin humain
À nous de ne pas sombrer dans le extrêmes, de l’abus de l’excès
La vie humaine est régie par la règle de la modération, pondération
De la mesure de la balance, de l’équilibre, de la droiture
qui conduit à l’harmonie des êtres inspirés de la sagesse

20 novembre 2009

ZOOLOGISATION OU ZOOMORPHISATION DE LA SOCIÉTÉ

Si Jean Baptiste Poquelin dit Molière vivait à la postmodernité, il serait le plus grand multi milliardaire rassemblant à lui seul toutes les fortunes réunies des vedettes de Hollywood, de Bill Gates et Warren Buffet. Non pas pour son œuvre «Les Femmes savantes», mais le misanthrope, Le Malade imaginaire, L’Avare, et Les Précieuses ridicules. En effet, dans la société postmoderne, trop de misanthropes souffrant de maladies imaginaires de l’Avarice déterminant un monde de ridicules. Ridicule! Ô laideur, Ô absurdité, Ô dérisoire, Ô risible, Ô déraison, Ô défaut, Ô vice, Ô BÊTISE! Seul Molière serait le «Médecin malgré Lui» de talent capable de penser une psychologie élaborée sur les vices de l’esprit et de la société contemporaine postmoderne.
Darwin dans sa Théorie de l’évolution des espèces a démontré la descendance de l’homme du singe, comme quoi l’humain et la bête partage un même patrimoine commun. En tout cas, que ce soit par effet de contagion ou par prophétie, on vit le moment idéal où les hommes veulent plus que jamais se ressembler à la bête à laquelle ils entendent se rapprocher de plus en plus. Les uns disent ridicule tue, les autres disent ridicule ne tue pas. Dans l’un ou l’autre avis, toujours le même constat, le ridicule se définit par la BÊTISE.
À L’ère postmoderne où l’on assiste à l’effondrement de la famille dans le chaos du foyer, la division des membres, le mariage finissant par le divorce, la querelle jusqu’au meurtre entre parents et enfants, on voit émerger une autre forme de famille. Les animaux venant de la jungle deviennent membres à part entière de la famille vivant dans le foyer comme animal domestique dans le confort et la sécurité alors que les enfants désertent le foyer familial soit pour aller vivre dans un vieux appartement d’un building de Ghetto, soit pour devenir errants sans abri ou homeless de la rue sans sécurité sans assurance de maladie. Tout un monde à l’envers au comble du ridicule. L’homme dans la rue sans soin, le chien à la maison dans le foyer familial comblé de tout soin. Ridicule au paroxysme du summum du ridicule de la bêtise.
Selon VIP le leader des entreprises d’assurance, désormais les animaux font partie intégrante des membres de la famille. Donc pour accorder de l’importance aux relations familiales elle propose des assurances maladies pour les animaux, pour les chiens. Les entreprises américaines sont soucieuses d’attirer et de conserver leur personnel qualifié en offrant à leur employé une police d’assurance maladie pour leur animal favori. Par exemple l’américain John Madden a pris sa police d’assurance maladie pour son chien Rosko souffrant des problèmes de mobilité.
Un marché extrêmement lucratif en pleine effervescence ou explosion. De 2002 à 2009 le coût passe de 40$ à 100$ couvrant un chiffre d’affaires de 50 milliards $ sur 72 millions de chiens et de 82 millions de chats. 3% des animaux domestiques sont assurés dont 90% des chiens. L’américain n’hésite pas à dépenser 1000$ à 2000$ pour une intervention chirurgicale chez le vétérinaire. En cas de chimiothérapie ou par rayons, l’addition des coûts peut s’élever à 10000$.
L’homme expulsé du foyer familial vivant dans un ghettos ou dans la rue comme les homeless alors que les chiens attrapés de la jungle résident à la maison dans le foyer familial comme membres de la famille jouissant de tous les soins et conforts. 45 millions d’américains sont privés d’assurance maladie pour propager des maladies ça et là, alors des millions de chiens et de chats ont leur assurance maladie. Des millions de chats et de chiens dorment dans le grand confort du foyer familial alors des centaines de milliers de sans abri de homeless dorment dans la rue sous la pluie, le froid, la neige et la chaleur du soleil.
Je sais qu’il peut être difficile pour un homme de déterminer dans l’ordre de l’écho système les connexions entre matière, flore, faune, humanité et divinité. Mais aucune excuse possible d’ignorer la différence entre matière, flore, faune, humanité et divinité. C’est pourtant ce qui arrive actuellement. Là où le bat blesse. Confondant humanité et divinité, certains se prennent pour des anges et sans ailes d’oiseau ils veulent voler comme Saint Michel archange pour gagner Dieu dans le paradis céleste voulant se détacher de son corps considéré comme un centre de péché ou de détention. D’autres, à force de trop vouloir se ressembler à la bête, de trop vouloir se comparer à l’animal, de trop adopter la brute comme référence ou modèle, prennent l’envie de marcher à quatre pattes, de ruer comme le cheval en fée dans la jungle ou les chiens qui s’accouplent en pleine rue sans gêne, sans retenue, sans pudeur, sans morale, sans conscience.
Peut on prendre pour sérieux, honnêtes, crédibles, humains, dignes, responsables, moraux, conscients, raisonnables des gens qui sont pour une police d’assurance de la maladie pour le chien et contre toute police d’assurance maladie pour 45 millions d’américains privés d’assurance maladie. On est plus sensible pour le chien que l’humain. On aime plus la bête que l’homme. On est plus conscient de la cause du droit de la bête que celui de 45 millions d’individus vivant sans assurance. On est prêt à payer à verser 2000$ pour une chimiothérapie pour son chien mais on refuse de reconnaître le droit et la nécessité de 45 millions d’américains sans assurance. Le droit à la santé du chien du chien vaut plus le droit à la santé de 45 millions d’individus.
Cette forme raisonnement animalier absurde aberrant transformant la famille un zoo, une jungle enlève chez l’individu toute forme d’humanité pour vivre un individualisme empoisonné d’égoïsme, de mercantilisme, de narcissisme, de sadisme, de cynisme mettant la confusion dans la détermination de la bête et de l’homme. Quand on ignore le droit humain de l’autre, on ignore du même coup sa propre humanité. Car pour se déclarer humain on ne peut retrouver cette humanité que dans le regard de l’autre. On ne peut de se permettre de spéculer dans un monde figé sur l’humain, alors que l’humain vous entoure partout en tout. Seulement Molière a le talent adéquat pour déterminer la psychologie de ces gens dérangés, troublés, hanté par la vie de la faune de la bête dans la jungle qu’ils veulent épouser en dehors de toute forme d’humanité.
Quelle serait la nature de ma raison de croire ou dans la réalité réelle actuelle de l’homme postmoderne dans la rue sans assurance, du chien au foyer familial doué de tout confort et de toute sécurité, de reconnaître ce genre de société abjecte, répugnante au possible avec ce genre de travestissement de la pensée humaine. Plus que jamais nous assistons à la zoologisation effreinée. On taxe même le projet de santé du président Obama de communiste. Voyons donc! Le communisme est un rêve d’égalité inconditionnelle où l’on veut partager tout en commun au même droit, au même régime alimentaire médecin comme ouvrier. Un règle d’égalité noble mais effrayant car il décourage les efforts et les mérites, cautionne la paresse, est contraire à la loi de la croissance. Alors que le projet d’Obama est le fruit d’un constat, d’une réalité concrète jugée dangereuse et menaçante : «45 millions de gens aucune assurance maladie capables de propager des maladies». Le projet résulte d’un examen reflétant une nécessité impérative exigeant une solution pratique. Il ne faut pas confondre rêve et réalité. Rêve à réaliser dans le futur et la nécessité constatée dans le présent. En plus l’ouvrier ne voulait ni éliminer le bourgeois ni le réduire au même régime que lui comme le voulaient les dirigeants communistes. Pourquoi? Tout simplement parce que l’ouvrier veut devenir comme le bourgeois dont il rêve le luxe. Alors demandez aux 45 millions d’américains sans assurance maladie s’ils ne veulent pas une assurance comme tous les autres. Ils vous dirons tous oui. 45 millions le veulent, des dirigeants le veulent, pourquoi pas le faire au grand bien de 45 millions personne et de toute la nation américaine, puisque la nécessité qui l’exige, l’impose. Souvent la réalité dérange, mais l’idéologie nous aveugle. Nous faisons des bricolages artificiels pour masques les vraies choses sous une fausse apparence. Mais la réalité finit toujours par nous rattraper.


16 novembre 2009

Edner Saint Amour
Edner Saint Amour
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DIEU VÉRITÉ ET MENSONGE

03/11/09 20:40
DIEU, VÉRITÉ ET MENSONGE

SANG ET TÉMOIN DE JÉHOVAH
Les frères de Témoin de Jéhovah tiennent mordicus que la transfusion du sang même en cas de danger de mort est contraire à leur foi religieuse alors que la majorité des autres églises chrétiennes affirment le contraire. Donc la transfusion sanguine divise les églises chrétiennes. Selon les témoins inspirés de l’ancien testament et non des quatre évangiles du Christ, tout contact avec le sang d’autre animal ou humain est interdit. Apparemment l’âme du donneur pourrait contaminer le receveur si le sang vient d’un sorcier par exemple. Un grand risque à ne pas prendre.
Pourtant selon le génome humain, que vous soyez blanc ou noir, jaune ou rouge, une fois que vous êtes du même groupe sanguin, le sang du noir peut sauver la vie du blanc, du jaune ou du rouge, en danger de mort, vice et versa. L’unité retrouvée à travers le génome humain qui regroupe toutes les races et la transfusion sanguine devraient être considérée comme une pratique salvatrice (sauver la vie), donc de nature constructive ou créative en harmonie avec la nature et el dessein divin du créateur puisqu’on ne détruit rien. Pourtant les Témoins y voient une pratique abominable même si elle douée d’une vertu curative ou salvatrice n’étant pas contre l’esprit du créateur.
Une fois je tombais inconscient dans un dépanneur (store). On appelle l’ambulance qui me conduit à l’hôpital. Le diagnostic révèle que je souffre de l’anémie. On m’a transfusé deux sacs de sang. Depuis je me suis rétabli jusqu’à présent toujours en bonne santé. Je ne sais pas si le sang provient d’un blanc ou d’un noir, d’un jaune ou d’un rouge, mais un donneur m’a sauvé la vie. Gloire à Dieu. Si j’étais témoin, endoctriné je me laisserais mourir plutôt d’être transfusé. Ô Dieu accorde la sérénité d’accepter ce que je ne peux changer, la volonté de changer ce que je peux changer et la sagesse pour reconnaître la différence.

JUIF, ASCENSEUR ET SHABBAT
Les juifs aussi sont divisés à propos de l’utilisation de l’ascenseur au jour du sabbat. Selon la loi nul ne doit ni allumer ni fermer la lumière au jour du shabbat. Pour parer à cet inconvénient et se conformer à la règle, les ascenseurs dans le building sont construits de manière à s’arrêter automatiquement à chaque étage. Sans besoin de ne presser aucun bouton.
Mais division! Certains chefs religieux juifs plus ouverts disent si on ne touche pas le bouton de l’ascenseur, on ne viole aucune loi. Par contre, d’autres chefs religieux plus orthodoxes affirment le contraire. Ils disent que l’utilisation de l’ascenseur reste quand bien même contraire au rituel juif car elle n’est pas kasher. Raison! Même si on ne touche aucun bouton, le poids des individus dans l’ascenseur fait augmenter l’intensité du courant de l’électricité, c’est donc comme si on allumait la lumière, on s’appuyait sur le bouton.
Quand le rituel était inventé dans l’antiquité il n’existait ni électricité ni ascenseur. Mais le rituel ancien doit contrôler l’ascenseur nouveau qui reste très utile et pratique. Hélas! Dieu doit être présent dans l’ascenseur, présent dans le bouton, présent dans le poids des individus, présent dans l’intensité du courant alors qu’on définit Dieu comme un esprit invisible pur. Les gens préfèrent donc pour ne pas violer la loi, monter 13 étages d’escalier à pied y compris des femmes avec enfants dans une poussette qu’elles doivent soulever à chaque à chaque marche d’escalier. Un véritable calvaire pour arriver dans la salle de la synagogue. Une montée qui fatigue les jambes et les genoux au prix de grande douleur ou de souffrance. La souffrance est contraire à l’humain parce qu’elle l’empêche de se reposer ou de dormir, donc contraire à notre horloge biologique, à la nature, donc à Dieu. Mais les juifs orthodoxes interdisent même l’usage de souliers trop confortables au grand jour de pardon. Car c’est un jour de souffrance où tout confort est mal approprié. C’est la douleur qui est appropriée à ce jour de pardon des offenses. Dieu doit être présent même dans le soulier même si le soulier nous fait mal.
Avec d’autant de rituels comportant des règles fantaisistes contraires à l’humain, aux lois naturelles, donc au dessein divin qui conçoit ces lois, on s’amuse à infantiliser Dieu, matérialiser ou chosifier Dieu en lui donnant même un caractère méchant sadique. Alors n’est ce pas les religieux eux-mêmes qui portent les gens à fuir l’église, la religion, Dieu, à voir peur de Dieu pour ne pas être victime d’un malheur, soit pour ne pas devenir un animal ou un objet. Ô Dieu accorde la sérénité d’accepter ce que je ne peux changer, la volonté de changer ce que je peux changer et la sagesse pour reconnaître la différence.

HISTOIRE DE GUERRE ET FOI
Autrefois, Israël était en guerre avec Égypte. L’armée égyptienne cherchait à découvrir le point de faible de l’armée israélienne pour lui porter un coup fatal. Elle se dit qu’on bat l’ennemi par son point faible. On gagne la guerre en exploitant le point faible de l’adversaire. C’est ainsi l’armée égyptienne se dit que le point de l’armée israélienne réside dans le shabbat. Nous allons l’attaquer à ce jour. Effectivement aussitôt que le jour du shabbat arrive, l’armée israélienne dépose les armes pour prier Dieu. Soudain l’armée égyptienne lance l’assaut sur l’ennemi en prière et qui continue de prier sans recourir aux armes, sans riposte contre l’armée adverse. C’est interdit par la loi du shabbat. L’armée égyptienne éliminait systématiquement tous les soldats de l’armée israélienne jusqu’au dernier sans trouver aucune résistance. Une fois finir d’achever l’armée israélienne, elle s’empare de l’Israël qu’elle réduit sous son occupation.
Les chefs religieux juifs disent que si l’armée israélienne est défaite et que nous sommes tous occupés par l’ennemi, c’est la faute de nos propres péchés pour lesquels Dieu nous a châtiés, punis. Au lieu de rendre le shabbat responsable de leur défaite, ils avancent la thèse du péché dont ils se sentent tous coupables malgré l’occupation du pays étant le grand mal. Bref, selon leur logique, le mal arrive quelqu’un à cause du mal qu’il avait causé antérieurement. Donc cet individu est coupable. Bref deux fois victime. À mon sens le vrai mal réside dans l’inaction, la passivité liée à l’interdiction fixée par la loi de recourir aux armes au jour du shabbat. C’est là vrai le péché mortel qui entraîne l’occupation de l’Israël. Mais les chefs religieux n’ont pas le courage d’imputer la faute au shabbat. Ô Dieu accorde la sérénité d’accepter ce que je ne peux changer, la volonté de changer ce que je peux changer et la sagesse pour reconnaître la différence.

ABSURDITÉ ET THÉORIE
Admettons que tant de choses existent qui nous sont inconnues.
Admettons qu’il existe des choses qui n’ont pas besoin de notre croyance pour être.
À laisser l’esprit aller dans la direction de la théorie du certain Albert

À penser qu’on fait choix de ses parents que ferait (vraisemblement) chaque être humain bien avant la naissance
À penser (selon des chercheurs) que l’on peut se souvenir de sa vie fœtale au sein de l’utérus de sa mère
À penser que tout n’a peut être pas commencé au moment de la conception charnelle.
À penser que les expériences terrestres ne sont peut être qu’une simple distraction de l’éternité
Je crois être dans les coins les plus reculés dans les montagnes dans les pays les plus sous-développés où il n’existe ni route ni camion, ni hôpital ni école, ni radio ni télévision, ni électricité ni réfrigérateur, ni lumière ni information. Du moins ces analphabètes ont le gros bon sens assez développés pour rester attachés au soleil, à la lune, aux étoiles, dans quelque chose de présence qui les chauffe, les éclaire sans sortir de l’espace-temps contrairement à la théorie d’Albert.

RAISON PURE ET FIGÉ
Les grands logiciens ont inventé la pensée pure, la logique pure, la raison pure, en apparence crédible vues les connexions ou liaisons harmonieuses des idées entre elles. Mais toute la charpente de cette cogitation pure s’effondre quand vient le moment de tester sa validité en regard de l’expérience, de la réalité concrète, des lois naturelles, des faits. La raison pure des logiciens ne tient pas la route car elle souffre du mal de l’absence totale de vérité, aucun fait pour la justifier. L’authenticité ou la légitimité de la raison pure se trouve donc comprise vole en éclat, part en fumée car aucune preuve possible pour l’assumer et la rendre crédible. Sans preuve, sans vérité, sans authenticité sans légitimité, aucune crédibilité possible dans l’exception de la naïveté, de l’innocence, de l’ignorance, de la crédulité. Bref la raison pure rejoint le monde surnaturel figé de la religion ou de la magie. Simple sécrétion des idées à l’intérieur de l’usine du cerveau déconnecté de la présence dans l’espace-temps. Pourquoi je suis être concret, réel, une présence dans l’espace-temps, je suis obligé de penser à l’absence en dehors de l’espace-temps. Si notre conscience (présence) qui favorise notre connaissance déjà infime dans l’espace-temps infini largement inconnu qui m’est donné, comment vouloir comprendre l’au-delà de l’espace-temps qui ne nous est pas donné, donc absent. Nous nous baignons dans l’espace-temps sans le comprend que très partiellement alors que nous voulons connaître le mystère et l’énigme de l’au-delà de l’espace-temps marqué par l’absence. Plus sage de vouloir comprendre la présence, notre espace-temps que gaspiller notre temps dans la recherche d’une prétendue compréhension de l’au-delà de l’espace temps, c’est-à-dire, de l’absence, du rien, du néant étant la mort. Nous voyons la matière, la flore, la faune, l’humanité nous les connaissons très mal d’ailleurs même en état de présence. Mais nous voulons connaître l’inexistence, l’absence. Si nous ignorons ce nous voyons comment comprendre ce que nous ne voyons pas.
Dieu est défini comme étant un esprit invisible. Mais nombreux y compris des religieux, sont ceux qui veulent donner à Dieu un visage matériel ou humain qui le limiterait comme nous autres. On cherche même à connaître le sexe du Bon Dieu, le nombre de dents du Bon Dieu, le nombre et la couleur de la barde du Bon Dieu. Comment définir un être par un esprit invisible en lui imposant des attributs matériels, visibles? Est-ce logique?

CONCLUSION
Si on ne peut reprocher à un homme de ne pas connaître toutes les liaisons entre matière, flore, faune, humanité, du moins il n’existence aucune excuse possible de ne pas pouvoir établir la différence entre matière, flore, faune, humanité et divinité. Parce que nous nous définissons, nous sommes humains. Si je me définis comme animal, je suis un animal quitte aboyer comme le chien, quitte à ruer comme le cheval, quitte à s’accoupler en pleine rue comme le chien car pas de retenue, pas de décence, pas de gène, pas de morale, pas de raison, pas de conscience. Si vous vous définissez par l’absence, vous êtes absence, donc rien, néant, inexistence, vide, mort. Alors pour mieux digérer le poison et le faire avaler aux autres, on recouvre l’inexistence, l’absence, le rien, le néant, le vide, la mort dans le bel emballage fascinant de l’éternité, une vieille boîte vide d’une belle couverture avec pour bouchon espoir.
Avec toutes ces formes de pensées absurdes (déraison) et de comportements bizarres et de croyances naïves( illusion, fiction, mythe, inexistence), comment ne pas engendrer la guerre dans le monde, comment ne pas remplir en masse phénoménale les chambres des centres psychiatriques pour finir ses jours dans la folie.
Toute la réalité est là dans cette petite phrase : le mensonge meurt dans le temps, la vérité résiste au temps en étant harmonie avec les lois invisibles et constantes de la nature créées par Dieu.




Edner SaintAmour
Edner Saint Amour

EDPOETE@YAHOO.CA
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Ralph1344

19/04/09 10:53
Le 8 mars 2009

Objet :
« "SACRÉ" : le "VRAI" et le faux »

Monsieur Régis Debray
Aux bons soins des
Editions Gallimard
5, rue Sébastien Bottin
75328 Paris cedex 07
Fax : 01.45.44.94.03


Monsieur,


La publication de votre ouvrage, Le moment fraternité, ainsi que l’entretien accordé à Elisabeth Lévy, publié dans l’hebdomadaire Le Point (Cf. n°1902 du 26 février 2009) sous l’intitulé « le sacré repousse tout seul », et votre intervention dans « Les matins » de France Culture me donnent une excellente occasion de prendre contact avec vous, comme j’en avais déjà eu maintes fois l’intention depuis bien longtemps.

En effet, un ancien révolutionnaire, de surcroît ex-guérillero du mythique Che Guevara, capable de déclarer publiquement - certes, bien des années plus tard, et après être revenu d’illusions romanesques de jeunesse ! - à la face des moralisateurs de tout poil : « Entre le fascisme et le bordel organisé, il y a un juste milieu ! » [LCI, Edwy Plenel, « Le mondes des idées »], ne pouvait pas être, forcément, tout à fait semblable à ces soi-disant « élites » de l’époque, qui font aujourd’hui l’opinion - d’où mon désir ancien de vous interpeller.

La raison fondamentale en est que tous ces confectionneurs de « prêt à penser », tous milieux confondus [Médias, responsables politiques, intelligentsia (prétendus intellectuels ou pseudo-philosophes) et associations droits-de-l’hommiste], loin d’apporter LA Vérité éternelle absolue, trompent et manipulent l’opinion, en colportant sans cesse les mensonges, les « croyances au miracle » et autres voeux pieux de la Superstition dans ses divers modes d’expression, sans avoir ni le courage ni l’honnêteté intellectuelle de débattre sur le fond – c’est pourtant, et seulement, sur de telles croyances superstitieuses que notre monde, dit moderne, continue de fonctionner comme aux pires époques obscurantistes !

C’est pourquoi, après avoir contacté nommément, mais vainement, tous ces faiseurs d’opinion, leurs noms figurent dans le document annexé, Mensonges et lâcheté des élites, dont le principal mérite, du seul fait de n’avoir été contesté sur le fond par personne jusqu’ici, est d’attester la réalité des mensonges du monde, résultat du penser superstitieux de notre entendement.

Ce penser superstitieux s’exprime dans la religion, toutes religions confondues – monothéistes ou non -, dans la métaphysique (Doctrine matérialiste d’Aristote, notamment, et du scientisme contemporain, positivistes inclus, ainsi que scolastique idéaliste ou pseudo-philosophie spiritualiste de Descartes et de Kant, entre autres « philosopheurs »), dans l’idéologie, toutes les idéologies sans exception - illusion altermondialiste incluse -, et dans le moralisme [Morale et condamnations moralisatrices des Autres au nom de LA Morale : LAQUELLE ? !], tous catéchismes réunis, y compris le catéchisme soi-disant universel contemporain, ou Déclaration « prétendument » universelle des droits de l’Homme, dont seule l’inobservation est réellement universelle – sauf à vous-même ou à quiconque, évidemment, de démontrer le contraire, à l’aune du devenir du monde depuis 1948, date de son adoption par « quarante-huit » Etats de la planète sur les deux cents, environ, qu’elle compte aujourd’hui ! Vous avez dit « universels » ? !

Fussent-ils réellement universels, ces droits n’en seraient pas moins « relatifs » à jamais, et cette « relativité » définitive suffit à expliquer en partie pourquoi, non seulement ils ne sont pas universels, mais pas davantage « universalisables » selon les vœux pieux de Mireille Delmas-Marty et de Marcel Gauchet dans l’émission Répliques sur France Culture - cette source d’information également superstitieuse, ainsi que démontré dans le courrier adressé, et aussi peu intellectuellement courageux pour débattre sur le fond que toutes les autres prétendues élites dénoncées !

Au préalable, toutefois, avant d’en venir à l’analyse des propos rapportés dans le Point ainsi que de ceux tenus sur France Culture, je me dois de préciser ce qu’il faut entendre par « Superstition », au sens donné à ce terme par le philosophe juif allemand Constantin Brunner (1862-1937), héritier spirituel, entre autre, de mystiques authentiques tels le Bouddha et le Christ dans leur Parole non pervertie par la superstition religieuse, qui a usurpé leur nom pour en faire les fondateurs d’une religion qu’ils n’ont pas voulu créer, et de « vrais » philosophes du UN absolu – UNIQUE ! -, parmi lesquels Socrate, Platon, Giordano Bruno et Spinoza.

Pour Brunner, toutes les formes de la Superstition se caractérisent par l’ « absolutisation du relatif », qui constitue ainsi le péché capital de notre entendement humain. Ce procédé, intellectuellement malhonnête, consiste à présenter, par un tour de passe-passe, comme « absolu », comme réalité ou Vérité absolue, tout notre « pensé » (das Gedachte, chez Brunner), à savoir tout le contenu pensé dans et sur (à propos de) notre monde. Or, dans notre monde, TOUT est relatif et RIEN n’est absolu - sauf à vous-même ou à quiconque, évidemment, de démontrer le contraire ! C’est pourquoi, pour vous y aider éventuellement, je vous invite à consulter le document intitulé « À propos de vraie philosophie », visant à établir la fausseté des « croyances superstitieuses » de la religion, du scientisme matérialiste avec son big bang et de la prétendue philosophie spiritualiste avec son Dieu créateur, en vous laissant le soin d’avancer vos éventuelles objections sur le fond.

Fondées seulement sur la Foi, et nullement sur la Raison, toutes ces fausses croyances ont pour tare originelle de terminer dans le « dualisme » des absolus : un Dieu créateur ou un principe créateur (primus motor, big bang, théorie des cordes, etc.), et leur prétendue création ou production : notre monde humain. Ainsi celui-ci y est-il fictivement considéré comme absolu, non seulement comme ayant un commencement absolu, d’origine externe, mais comme existant « absolument », c’est-à-dire possédant une existence absolue, donc « éternel », en somme - cherchez l’erreur !

La première erreur est que notre monde ne peut avoir été créé et être, en même temps, éternel - si quelque chose d’éternel était créé, non seulement ça se saurait depuis longtemps, mais surtout ce ne serait pas éternel ! La deuxième erreur des religions et de la métaphysique scientiste et idéaliste consiste à croire possible la coexistence de ces « deux » absolus : Dieu ou le big bang, et notre monde. En réalité, TOUT « dualisme » des absolus est superstitieux, comme il en va aussi pour la soi-disant coexistence d’un Bien et d’un Mal prétendument absolus, ainsi que pour toute autre dualité fictivement érigée en absolu : philosophiquement parlant, deux absolus, c’est une « impossibilité absolue », par définition !

En effet, ce qui est absolu, c’est-à-dire absolument absolu - et non pas fictivement absolu, ou absoluité ! -, est à la fois infini, éternel, immuable et parfait. Je vous laisse donc le soin d’imaginer la coexistence éventuelle de « deux » perfections. Elle donnerait à penser, sauf à être rigoureusement identiques, que l’une de ces deux perfections serait plus parfaite que l’autre – et inversement ! D’autre part, si les deux sont infinies, sans se limiter mutuellement, il faudra m’expliquer comment cela est possible, et si les deux sont immuables, d’où viendrait le mouvement dans un monde absolu, le nôtre, puisque, de facto, en même temps immuable ? Pour forcer le trait, un « quid immuable » en mouvement, ce serait une monstruosité de la Nature, au sens spinoziste du terme, à savoir Dieu, ou la substance, laquelle se serait dédoublée – toutefois, les fidèles des religions et les « philosopheurs » matérialistes et idéalistes ne craignent pas de déchirer le UN !

Quant à l’éventualité de deux entités éternelles, qui coexisteraient, c’est le mystère le plus complet, puisque notre Raison peine déjà suffisamment à admettre l’idée de l’éternité d’une seule entité, ou substance, existant absolument, c’est-à-dire sans commencement ni fin. Mais il est vrai que la Raison n’est pas la faculté, ou genre de connaissance de notre entendement, apte à appréhender l’Absolu - sauf d’une manière superstitieuse, précisément en « absolutisant le relatif »! Je m’en tiens là, provisoirement, sur la méprise du penser superstitieux, qui se prend pour le penser spirituel véritable, en attendant vos éventuelles objections, philosophiquement étayées, c’est-à-dire ne confondant pas le relatif et l’absolu.

J’en viens à l’idéologie et au moralisme, qui ne sont pas en reste dans le domaine de la fiction, de la « croyance au miracle » et des vœux pieux – donc, de la Superstition ! Ainsi l’idéologie, en accréditant l’idée, intellectuellement et philosophiquement aberrante, de l’avènement d’un monde meilleur, d’un autre monde, d’un monde juste, etc., n’envisage-t-elle rien moins que de pouvoir transposer l’Idéal dans le quotidien : en clair, c’est croire pouvoir parvenir à un monde parfait avec des humains imparfaits – certes, DEMAIN, toujours DEMAIN et seulement DEMAIN, à la saint Glinglin, sauf à vous-même ou à quiconque, évidemment, de démontrer le contraire !

Des individus imparfaits, c’est tout simplement des êtres humains égoïstes dans leur désir premier de vivre le plus longtemps et le mieux possible, en se gratifiant, autant que faire se peut, dans leurs affaires d’amour, de possession et de gloire ou honneur-vanité, au point que même nos opinions, nos engagements et nos luttes résultent de notre égoïsme. C’est pourquoi, sauf à vous-même ou à quiconque de démontrer le contraire, j’affirme que RIEN n’est en mesure de changer la nature de l’Homme, et ainsi de faire du rêve d’aujourd’hui la réalité de demain. Les millénaires passés de l’humanité suffisent à en témoigner, et par conséquent l’Internationale a encore, et aura toujours, l’éternité devant elle !

Le moralisme n’échappe pas davantage à l’ « absolutisation du relatif », puisqu’il érige fictivement en absolu, en Bien et Mal absolus, des valeurs morales, laïques et républicaines, et des droits humains seulement relatifs. Pour ce qui est de la fable des bons et des mauvais par nature, pourtant dénoncée sans ambiguïté voici bientôt deux mille ans, à défaut d’y croire vraiment, les censeurs autoproclamés d’aujourd’hui, semblables à ceux d’hier et de demain, ne se gênent pas pour désigner les mauvais à la vindicte publique, en se fondant seulement sur la première fiction moraliste, qui décrète arbitrairement, ce qu’il est « absolument » bien ou mal de penser et de dire ; et ce, d’autant plus que chacun est censé disposer d’un prétendu « libre arbitre » permettant de choisir librement entre bien et mal agir, moralement parlant – en toutes circonstances, évidemment, fut-ce en cas de danger de mort !

Toutefois, je ne développe pas davantage ces questions, ici, puisque je vous invite à prendre connaissance des précisions et des arguments fournis à ce sujet dans la lettre du 18 septembre 2008, adressée à Nicolas Sarkozy en envoi recommandé avec accusé de réception. Je tiens à souligner, toutefois, que je ne pense pas être assez stupide pour envoyer un aussi long courrier à un chef d’Etat, afin de lui raconter seulement des balivernes – mais il ne tient qu’à vous, évidemment, de démontrer le contraire !

Après ces brèves considérations sur la Superstition en général, j’en viens plus précisément à vos propos concernant le « sacré », tant dans l’entretien avec Elisabeth Lévy que dans votre intervention sur France Culture, en affirmant a priori qu’ils n’évitent pas les contradictions –entre l’Idéal, la théorie, et la réalité quotidienne, la pratique, elles sont forcément infinies !

C’est pourquoi, sur votre emploi du terme « sacré », je crains que vous ne fassiez la même confusion qu’à propos du mot « idéal », où, habituellement, sont superstitieusement confondus le relatif et l’absolu. Ainsi, bien que rien ne soit réellement absolu dans notre monde - du moins jusqu’à ce que vous ayez démontré le contraire ! -, nous ne pouvons pas nous empêcher, cependant, de penser le moindre de nos concepts sans penser à la fois, plus ou moins consciemment et nettement, l’Idéal du concept pensé (par exemple, femme et femme idéale, égalité et égalité idéale, etc., etc.) - c’est l’illustration même du penser superstitieux, qui érige « fictivement » le relatif en absolu !

En effet, nos concepts idéalisés, c’est-à-dire élevés à l’Idéal, ne sont en rien l’Idéal « en soi », à jamais inconnaissable - ils n’en sont, et n’en seront, pour toujours que de pâles reflets. Il en va de même pour le « sacré », d’une façon générale, lequel, loin d’être « absolument sacré », n’est que l’élévation fictive du relatif à l’absolu - et donc une tromperie, une manipulation de l’opinion !

Les exemples en sont infinis, mais nos valeurs républicaines de liberté, d’égalité et de fraternité – précisément – suffisent à témoigner de l’ « absolutisation du relatif », donc de ce penser superstitieux ! En conséquence, même le « moment fraternité », dont vous rêvez, est de la même veine, c’est-à-dire renvoyé à DEMAIN, toujours DEMAIN et seulement DEMAIN, à la saint Glinglin – sauf à vous-même ou à quiconque, bien entendu, de démontrer le contraire ! C’est pourquoi, comme vous l’avez déclaré sur France Culture, il serait plus juste, et plus honnête, de parler de « roman fraternité », car la fraternité ne dure que ce que durent les roses ! ! !

Faire croire à un « vivre ensemble » harmonieux, lorsque des individus, ou des groupes d’individus, communautaristes ou non, ni plus ni plus moins « irréprochables » que quiconque, n’ont de cesse de faire culpabiliser les Autres au nom d’un passé révolu de plusieurs décennies, voire de plusieurs siècles, alors que l’esclavage, les conflits interethniques ou interreligieux, et même le renvoi réciproque de population par centaines de milliers de personnes - cf. Algérie et Maroc ! - se perpétuent sur leur continent d’origine, c’est tout simplement faire preuve de « schizophrénie » ; mais il est vrai que les « vertueux » se caractérisent surtout en reprochant aux Autres ce qu’eux-mêmes ont fait hier, et referont demain, à la première occasion où leurs intérêts de toutes sortes l’exigeront !

Pour prendre un seul exemple de l’actualité la plus brûlante, les Guadeloupéens, profitant de problèmes économiques avérés, se sont servi de cette opportunité pour reprocher à la France son passé colonial, voire des pratiques semblables aujourd’hui, sans omettre des propos discriminatoires de leur leader, en oubliant que « des » Guadeloupéens se sont distingués, récemment, par leur chasse aux clandestins haïtiens – vous avez dit « vertueux » ? !

Jusqu’à preuve du contraire, à propos du sacré, les êtres humains ont surtout inventé des « sacrés fictifs », le plus souvent - pour ne pas dire toujours -, dans le sens de leurs intérêts, comme il en va de leurs dieux, de la révolution (de droite ou de gauche), de la morale et de ses catéchismes antagonistes, des mémoires, coloniale et juive aujourd’hui, etc., etc. Loin de les rapprocher, le « sacré fictif »i des uns et des autres n’a eu de cesse de les diviser, à l’exemple de l’affaire Dieudonné, hier encensé, aujourd’hui honni par les mêmes - sauf à vous, évidemment, de démontrer le contraire à l’aune de l’infinité des conflits sur la planète, y compris chez nous, au nom des religions, des idéologies et des mémoires !

Vous aurez beau, tous, pérorer, à longueur d’antenne et de colonnes, « liberté, égalité et fraternité resteront à jamais de vains mots », selon le propos même de Jacques Chirac durant la campagne présidentielle 2002, tout comme il en ira de son autre « perle » oratoire, parlant de rendre possible l’impossible ! Si l’avantage de la Foi est de faire avaler n’importe quoi, au point que la formule « credo quia absurdum » en témoigne, il n’en demeure pas moins pas moins que la Raison n’est pas la chose du monde la mieux partagée, puisque c’est la « croyance au miracle » - et en toute circonstance, où la Foi prend le pas sur la Raison, celle-ci régresse, et la « débilité intellectuelle » progresse !

Cette derrière se manifeste à travers d’infinies contradictions, qui ne sauraient être la meilleure illustration de la Vérité - sauf à avoir une conception très particulière de celle-ci ! Ainsi vos propos sur France Culture recèlent-ils un certain nombre de contradictions, que vous avez dû concéder à vos interlocuteurs. C’est le cas, par exemple, lorsque vous avez parlé de réhabiliter la fraternité, comme si elle pouvait s’imposer d’en haut, ou de l’extérieur, en déclarant : « Ce n’est pas le libéralisme, qui est l’horizon de la fraternité ».

C’est oublier un peu vite la solidarité de classe des aristos et des békés, entre autre, et c‘est surtout ignorer ce récent propos de Jean-Luc Mélenchon, attestant que ce n’est pas non plus le socialisme qui a instauré, et instaurera, la solidarité, la fraternité, à en juger seulement d’après les comportements publics manifestes des « camarades » durant le dernier congrès de Reims - et ensuite pour désigner un Premier secrétaire ! C’est pourquoi Jean-Luc Mélenchon était d’autant plus autorisé, à l’exemple d’Olivier Duhamel dans l’une de ses chroniques matinales sur France Culture, à juger sévèrement les socialistes, en déclarant : « Les socialistes, ils ne brillent pas par leur solidarité humaine, ni par leur capacité à discuter avec leurs propres dirigeants. » [France Culture, 24 janvier 2009]

Par ailleurs, à la question : « Comment organiser politiquement la fraternité ? », votre réponse embarrassée : « Je ne peux pas vous le dire. » témoigne suffisamment, pour moi, que son renvoi est programmé pour la saint Glinglin ; et encore était-il seulement question d’en faire une réalité chez nous – alors, je vous laisse imaginer combien de millénaires l’attendront encore sur l’ensemble de la planète ! Vous avez dit « obscurantisme » ? Et vous avez raison ! ! !

Vous l’avez d’ailleurs confirmé indirectement, en déclarant au sujet du titre de votre essai: « Je l’appellerai plutôt "roman fraternité" ; les fraternités, ce sont des moments. » (SIC !). Ce n’est donc pas sans raison que Caroline Eliacheff vous a posé la question : « Je me demande où vous voulez en venir » ! Et Marc Kravetz a porté le coup de grâce, en ajoutant : « C’est toujours difficile quand on veut hypostasier les choses, un jour ça s’arrête. » - forcément, quand on veut élever le relatif à l’Absolu, au Sacré absolu, la supercherie se dévoile au grand jour ! Vous aurez beau remplacer le mot « fraternité » par le néologisme « fratriarchie », et Ségolène Royal scander « FRA-TER-NI-TÉ », à gorge déployée, en détachant les syllabes, elle restera à jamais un vain mot - hormis l’espace d’un instant, mains non partagé par TOUS ! Donc, pas de quoi se faire des illusions, et d’autant moins si j’en juge d’après la remarque d’Ali Baddou « La haine, ça peut aussi créer des moments fraternels. »…

Néanmoins, je partage un certain nombre de vos points de vue, et en particulier, pour l’avoir vécu en internat et à l’armée, je reconnais que la fraternité s’exprime d’autant plus dans des moments difficiles, lorsqu’il s’agit, par exemple, de partager les caisses à provisions et les colis avec des camarades de réfectoire ou de chambrée pour améliorer le maigre ordinaire.

Je suis aussi de votre avis quant à la nomination de ministres et de secrétaires d’Etat chargés des droits de l’Homme, que vous avez qualifiée de plaisanterie, voire d’une sorte de décoration inutile, ainsi que sur une remarque baptisant les droits de l’Homme de « religion des incroyants ». C’est ce qu’ils sont en réalité, à savoir l’élévation fictive du relatif à l’absolu dans un catéchisme, fut-il, mensongèrement, déclaré universel ! Aucun catéchisme, qu’il soit religieux, idéologique ou autre, n’exprime quoi que ce soit d’absolu, et traduit seulement l’institutionnalisation de la morale : la morale relative y est érigée en MORALE absolue, dont certains puissants du jour s’autoproclament les juges, voire les justiciers, pour juger et condamner moralement les Autres, en vertu de leur devise favorite : « Je suis vertueux, donc je condamne. » - à moins que ce ne soit l’inverse ! Socrate, le Christ, Giordano Bruno et Spinoza en témoignent ! ! !

De cette brève analyse, je retiens, en guise de conclusion, vos propos pessimistes parlant des folies de la fraternité, dont témoignent amplement l’époque stalinienne et le génocide cambodgien, entre autres, ainsi que de la cruauté de la fraternité, d’où je vois mal comment pourrait sortir une « juste fraternité » généralisée à la planète entière. Je retire donc de votre ouvrage l’impression que « Le moment fraternité » est, et demeurera, un vœu pieux, donc une « croyance au miracle », jusqu’à la fin des temps – sauf à vous, évidemment, de démontrer le contraire, faute de ne pouvoir dire « comment l’organiser politiquement » !

Dans l’attente de vos éventuelles objections de fond, intellectuellement et philosophiquement étayées, sur des points très précis, et non mineurs, de l’ensemble de ces documents, à défaut de quoi vous seriez semblable aux soi-disant élites dénoncées qui continuent à colporter les mensonges et les « croyances au miracle » du monde sans débattre, je vous remercie de votre attention et vous prie d’agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.

Annexe : I - Lettre du 18 septembre 2008 à Nicolas Sarkozy
II - A propos de vraie philosophie

[Remarque : Si vous avez la possibilité d'être en contact, d'une manière ou d'une autre, avec Régis Debray, je vous remercie de lui faire savoir que ses éventuelles objections, intellectuellement et philosophiquement étayées seraient les bienvenues, car je les attends encore !]


































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