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La phrase

On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire.

Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans. 

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La diversité du care. De Carol Gilligan à aujourd'hui
[mardi 25 mai 2010 - 15:00]
Ethique
Couverture ouvrage
Carol Gilligan et l'éthique du care
Vanessa Nurock (dir.)
Éditeur : Presses universitaires de France (PUF)
174 pages
Résumé : Le care recouvre une multiplicité de sens et d'usages en sciences sociales. Cet ouvrage collectif tente d'en rendre compte en partant des travaux de Carol Gilligan.
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D'autres éthiques du care


Enfin, Catherine Larrère, dans l’article qui clôt cet ouvrage, retrace les liens entre la notion de care, les éthiques animales et les éthiques environnementales  . A partir des années 1970, ces dernières ont cherché à étendre le principe d’égalité des intérêts et des souffrances à l’ensemble des êtres sensibles et à définir les droits des animaux. Dans cette optique, il s’agit de forger pour les théoriciens du care une éthique animale délestée des présupposés moraux rationaliste et universaliste qui ont servi par le passé à justifier le mauvais traitement des animaux. Quoi de plus approprié alors que les sentiments d’empathie et de care pour fonder une éthique animale ?

De surcroît, l’écoféminisme "fait surgir la question des femmes à l’intérieur même de la réflexion environnementale." Il vise de manière générale à lier "la domination des hommes sur les femmes et celle des êtres humains sur la nature." Une histoire comparée de ces deux tendances   a permis de montrer comment la différenciation se perpétue à travers des couples conceptuels tels que "homme/ femme", "culture/ nature" ou "domestiqué/ sauvage"  . L’écoféminisme tend à dépasser ce rapport hiérarchique pour que le regard que les femmes et les non-humains posent sur la nature puisse être lisible. Elle incite chacun à considérer la part irréductiblement indomptable et complexe de la nature.


Ainsi, ce livre succinct propose essentiellement d’explorer les pistes théoriques ouvertes par le travail de Carol Gilligan. Il permet de saisir le long travail effectué sur cette notion dans les sciences sociales aux Etats-Unis et en France depuis presque trente ans. Si la diversité des usages et applications du care est utilement restituée, elle reflète aussi la fragmentation du travail en cours pour faire accepter la validité de ce concept. En ce sens, la tâche principale des théoriciens du care consiste non seulement à faire reconnaître le care comme partie prenante des relations sociales, mais aussi à construire une pensée politique qui puisse s’appuyer sur une définition précise et unifiée de l’idée de care.

 

 

A lire sur nonfiction.fr :

- Dossier "Do you care ?"
 

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