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Critique à nonfiction.fr

La phrase

On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire.

Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans. 

Fondation Jean Jaurès

Fondation Jean Jaures

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De la bonne gouvernance en économie
[vendredi 24 octobre 2008 - 05:00]
Economie
Couverture ouvrage
Nations et mondialisation. Les stratégies nationales de développement dans un monde globalisé
Dani Rodrik
Éditeur : La Découverte
192 pages / 19 € sur
Résumé : Une critique argumentée de la "bonne gouvernance" que le FMI et la Banque Mondiale préconisent depuis vingt ans pour les pays en développement.  
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La conclusion de l’auteur n’est pas, bien au contraire, qu’attribuer des droits de propriété sur la terre et les actifs industriels ou augmenter les incitations concurrentielles est néfaste. Avoir une monnaie saine et une politique budgétaire soutenable est aussi pour lui un élément décisif pour connaître la prospérité économique. Autrement dit, les principes de "bonne gouvernance" issus de l’analyse économique restent valides, mais il faut reconnaître que dans le monde réel, ils ne s’incarnent pas dans un dispositif institutionnel unique et univoque. On peut noter sans enlever à l’intérêt de sa réflexion qu’un bon dispositif institutionnel se reconnaît surtout au fait que c’est… un bon dispositif institutionnel. D’où l’intérêt de l’expérimentation ou du gradualisme dont l’auteur fait l’éloge dans l’expérience indienne étudiée dans le troisième chapitre. En bon spécialiste d’économie politique , il a aussi un préjugé favorable pour les politiques de développement qui ménagent la paix sociale (même si c’est pour assurer la survie d’un régime autoritaire comme en Chine ou au Vietnam .

À l’opposé des success stories asiatiques, Dani Rodrik se penche dans le dernier article sur "l’insécurité économique" que connaissent la plupart des pays d’Amérique Latine. Politique économique dépendante des investisseurs à court terme, revenu des ménages directement soumis à la volatilité des marchés, le diagnostic est sombre. Le salut passe pour l’auteur par un rôle accru des acteurs politiques et sociaux (partis démocratiques, syndicats), ce qui augmenterait la demande pour une politique macroéconomique plus stable et pour plus de protection sociale.

 

*À lire également sur nonfiction.fr :

-Dani Rodrik, One Economics, Many Recipes. Globalization, Institutions and Economic Growth (Princeton University Press), par Éric Monnet.

-Patrick Artus et Marie-Paule Virard, Globalisation. Le pire est à venir (La Découverte), par Aquilino Morelle.




 

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