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Il vaut mieux que ce soit le corps français traditionnel qui se sente responsable de l'accueil de tous nos compatriotes. 
Gérard Longuet, à propos de l'éventuelle nomination de Malek Boutih à la tête de la Halde, 10 mars 2010.

Ce livre est la première traduction en français d’un économiste américain connu pour sa réflexion sur les stratégies de développement et les institutions qui favorisent la croissance économique en profitant de la mondialisation ). S’appuyant sur son travail de chercheur, Dani Rodrik a multiplié les prises de position sur l’inadéquation des politiques préconisées par le Fonds monétaire international et la Banque mondiale (rejoignant, sur un ton plus nuancé, le Stiglitz de La Grande Désillusion ).
Plutôt qu’un livre, Nations et mondialisation est un recueil de quatre articles :
- le premier s’intéresse à la mondialisation et à ses limites.
- le second discute des stratégies de développement "qui marchent ".
- le troisième est une étude sur les réformes qui ont accéléré la croissance en Inde.
- le quatrième cherche un remède à l’instabilité économique de l’Amérique Latine.
Le titre Nations et mondialisation est quelque peu trompeur, car dans l’ouvrage il est bien question de mondialisation mais peu de nations, et encore moins de "Nation" au sens historique du terme. Dani Rodrik s’intéresse plus simplement à des pays en développement dont les gouvernements cherchent la bonne politique économique à suivre, et doivent prendre en compte les intérêts et les opinions de la population. Comme d’autres recueils d’articles, Nations et mondialisation présente le défaut de juxtaposer des textes d’intérêt inégal. Les deux premiers textes de réflexion sont très intéressants et accessibles à tous ceux qui s’intéressent aux questions de développement et de mondialisation alors que les deux études de cas suivantes ont un langage plus technique et une portée moins générale.
Contre le "Consensus de Washington"
La cible de ce livre est ce que l’économiste Williamson a le premier appelé en 1990 le "Consensus de Washington" : la conviction que le développement passe par une politique macro-économique de rigueur, un rôle accru des mécanismes de marché (privatisation, dérégulation) et une ouverture totale au commerce et aux capitaux.
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