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Critique à nonfiction.fr

La phrase

Au nom de quoi devrais-je m'abstenir de penser que les oeuvres de Bach ou Mozart sont infiniment plus profondes, plus riches et plus précieuses à tous égards que le tambourin ou le flûtiau de ce que Lévi-Strauss appelle les "sociétés sauvages" ? Un tel jugement de valeur n'implique nulle xénophobie, pas davantage la moindre volonté colonisatrice ou impérialiste, simplement l'expression d'un choix dont on voit mal au nom de quelle morale débile il devrait être interdit. 

Luc Ferry, Le Figaro, le 9 février 2012.

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Joël Cornette : ''un contact avec ceux qui vivent l'Histoire comme un désir''
[lundi 13 octobre 2008 - 16:00]

nonfiction.fr : Est-ce votre première participation aux Rendez-vous de l’histoire de Blois ?

 
Joël Cornette : C’est la deuxième fois.
 
 
nonfiction.fr : Que représentent pour vous les Rendez-vous de l’Histoire ?
 
Joël Cornette : C’est l’occasion de rencontres, ça concerne beaucoup de monde, on a un contact avec le public, avec la vraie société, avec ceux qui vivent l’Histoire comme un désir, un besoin, un public assez spécialisé. Regardez les 20 exemplaires de mon livre sont déjà partis (ndlr : Le marquis et le régent, ouvrage sur la tradition orale bretonne, qui sort le 16 octobre en librairie).
 
 
nonfiction.fr : N’a-t-on pas aujourd’hui une accentuation du décalage entre le public et les historiens ? je prends pour exemple votre ouvrage sur Louis XIV par rapport à celui de Max Gallo - qui est loin d’être spécialiste - et qui connaît pourtant un succès certain auprès du public ? 
 
Joël Cornette : Joker. Non, ce que je peux dire c’est que comme il y a des publics, il a aussi plusieurs histoires, il n’existe pas une vérité. Le public a la liberté de choisir, moi je fais une histoire que je revendique scientifique, je ne veux pas jeter d’anathèmes contre les autres, il y a des histoires. Et ce qui est justement intéressant ici, à Blois, c’est qu’on est au carrefour de ces différentes histoires et des différents publics, on a plutôt des rendez-vous des histoires en fin de compte.
 

nonfiction.fr : Et quel est votre regard sur l’affaire Gouguenheim, auteur d'Aristote au Mont-Saint-Michel ? 
 
Joël Cornette : Pour moi, il faudrait vraiment une explication de Sylvain Gouguenheim, j’ai été très surpris que le débat se tienne sans lui, il faut qu’il s’explique.
 
 
nonfiction.fr : Vous avez participé ce matin à un débat intitulé "Pourquoi tant de guerres en Europe ?", vous avez évoqué notamment le rôle de la concurrence entre États à l’époque moderne, des conflits comme facteur de progrès de la civilisation européenne et de son expansion. Pouvez-vous revenir sur cette idée ?
 
Joël Cornette : Oui, les guerres entre les États européens ont eu un rôle essentiel dans le progrès de l’Europe. Je ne donnerais qu’un exemple : à l’Académie des sciences sous Louis XIV, quasiment toutes les recherches étaient tournées vers l’amélioration de l’outil militaire au sens large, que ce soient la ballistique, les méthodes de consolidation de citadelles,….
 
 
* Propos recueillis à Blois le 11.10.2008
 
 

* À lire également sur nonfiction.fr : 

- "Rendez-vous de l'histoire de Blois 2008 : choses vues"

- l'entretien avec Élie Barnavi ;

- l'entretien avec Patrick Boucheron.

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2 commentaires

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Ludwig Speter

16/10/08 14:39
L'opinion de Joël Cornette est on ne peut plus neutre puisqu'il appel à un réel débat, ce qui se fait normalement quand il y a une controverse, il ne choisit pas un des deux "camps", il pense qu'il serait simplement plus simple que l'auteur accepte de débattre pour justement empêcher ce sentiment d'"exécution publique" dont serait l'objet Monsieur Gouguenheim.
Quant à Monsieur Urvoy, je pense avoir exprimé assez largement son sentiment dans le résumé de la conférence, mais pourquoi pas s'il, l'acceptait, un entretien avec lui.
Si par ailleurs vous possédez des informations que vous jugez dignes d'intérêt, il vous est possible d'en faire part au site. Cependant, je ne pense que les autorités de l'ENS n'auraient jamais dû s'impliquer ainsi, ce n'est pas un problème qui les regarde mais un problème qui se déroule au sein de la communauté des historiens, cette affaire a pris une démesure qu'elle n'aurait jamais dû prendre.
Je le rappelle une nouvelle fois: la question est le livre de Gouguenheim est-il ou non un livre historique ? Toutes les controverses annexes n'ont aucun sens à mes yeux.
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BYzance

16/10/08 00:44
"Pour moi, il faudrait vraiment une explication de Sylvain Gouguenheim, j’ai été très surpris que le débat se tienne sans lui, il faut qu’il s’explique."

M. Cornette pour chacun de vos bouquins passables vous passerez vous expliquer auprès du proviseur et ensuite vous battrez votre coulpe en public devant les autres élèves. Sinon c'est une tape sur les doigts...

Nonfiction ce serait bien une interview de Dominique Urvoy, vous ne trouvez pas. ça donnerait un coté moins uniforme aux opinions exprimées. Qu'en pensez vous ?

Et au fait dites nous ce qu'a dit ENS Lyon Sciences Humaines à SG ? Rien ou pas grand chose, j'ai le pdf. Mais ça c'est trop demander, le feu oui mais l'eau pour l'éteindre...

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