Au nom de quoi devrais-je m'abstenir de penser que les oeuvres de Bach ou Mozart sont infiniment plus profondes, plus riches et plus précieuses à tous égards que le tambourin ou le flûtiau de ce que Lévi-Strauss appelle les "sociétés sauvages" ? Un tel jugement de valeur n'implique nulle xénophobie, pas davantage la moindre volonté colonisatrice ou impérialiste, simplement l'expression d'un choix dont on voit mal au nom de quelle morale débile il devrait être interdit. 
Luc Ferry, Le Figaro, le 9 février 2012.
Bientôt de nouveaux résultats !
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Alain Policar enseigne à la faculté de droit et des sciences économiques de Limoges depuis 1988. Il est également chercheur associé au Cevipof (IEP de Paris). Son enseignement et ses recherches portent sur l’histoire de la pensée sociologique. Il vient de publier en avril 2009 Bouglé. Justice et solidarité aux Éditions Michalon.
Parmi ses autres centres d’intérêt : la justice sociale, essentiellement du point de vue de la philosophie politique (voir La Justice sociale. Les enjeux du pluralisme, Armand Colin, Cursus, 2006) et la question du racisme. Il est membre du comité scientifique et coordonnateur du Dictionnaire historique et critique du racisme (à paraître en 2010, sous la direction de P.-A. Taguieff). Il a participé à de nombreux ouvrages collectifs dont, en 2003, le Dictionnaire de l’altérité et des relations interculturelles (G. Ferréol et G. Jucquois dir.) chez A. Colin. Il est l’auteur d’une cinquantaine d’articles et d’une trentaine de tribunes (Libération, Le Monde, La Vanguardia, etc.). Il travaille actuellement à un ouvrage sur le libéralisme et ses critiques.