Au nom de quoi devrais-je m'abstenir de penser que les oeuvres de Bach ou Mozart sont infiniment plus profondes, plus riches et plus précieuses à tous égards que le tambourin ou le flûtiau de ce que Lévi-Strauss appelle les "sociétés sauvages" ? Un tel jugement de valeur n'implique nulle xénophobie, pas davantage la moindre volonté colonisatrice ou impérialiste, simplement l'expression d'un choix dont on voit mal au nom de quelle morale débile il devrait être interdit. 
Luc Ferry, Le Figaro, le 9 février 2012.
Bientôt de nouveaux résultats !
Bientôt de nouveaux résultats !

Ancienne élève de l’École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud et agrégée d’histoire, Emmanuelle Loyer enseigne l’histoire contemporaine à l’Institut d’études Politiques de Paris.
Spécialisée dans l’histoire culturelle des sociétés contemporaines, elle est l’auteur (en collaboration avec Pascale Goetschel) d’une Histoire culturelle de la France, de la Belle Époque à nos jours (A.Colin, réed 2005), et d’un livre sur Le Théâtre citoyen de Jean Vilar, une utopie d’après-guerre (PUF, 1997) et Familles de scènes en liberté, Théâtre citoyen 2, Association Jean Vilar, 1998 ; plus récemment, elle a publié Paris à New York. Intellectuels et artistes français en exil, 1940-1947 (Grasset, 2005, rééd. Pluriel, Hachette Littérature, 2007) et d’une Histoire du Festival d’Avignon (Gallimard, 2007) en collaboration avec Antoine de Baecque.
Son dernier livre porte sur Mai 68 : Mai 68 dans le texte, Complexe, 2008.
À côté de ses activités d’enseignement et de recherche, Emmanuelle Loyer est productrice extérieure à France-Culture, et participe régulièrement à la table critique de l’émission "Tout arrive" d’Arnaud Laporte.