La phrase

Au nom de quoi devrais-je m'abstenir de penser que les oeuvres de Bach ou Mozart sont infiniment plus profondes, plus riches et plus précieuses à tous égards que le tambourin ou le flûtiau de ce que Lévi-Strauss appelle les "sociétés sauvages" ? Un tel jugement de valeur n'implique nulle xénophobie, pas davantage la moindre volonté colonisatrice ou impérialiste, simplement l'expression d'un choix dont on voit mal au nom de quelle morale débile il devrait être interdit. 

Luc Ferry, Le Figaro, le 9 février 2012.

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Fiche personnelle
Anne COUDREUSE
critique à nonfiction.fr
Biographie

Maître de conférences en littérature du XVIIIe siècle à l’université de Paris-XIII et membre de l’Institut universitaire de France, Anne Coudreuse est normalienne et agrégée de lettres modernes.

Auteur d’une thèse publiée en deux volumes (Le Goût des larmes au XVIIIe siècle, PUF, 1999, et Le Refus du pathos au XVIIIe siècle, Champion, 2001), elle a également fait paraître une étude sur Jacques le Fataliste (Gallimard, 1993), une sur La Chute (PUF, 1997) et une autre sur Le Mariage de Figaro (Bordas, 2005). Elle s’intéresse particulièrement à l’écriture de soi, aussi bien au XVIIIe siècle que dans ses aspects les plus contemporains. Elle tient la chronique littéraire dans la revue Les Moments littéraires.

Depuis décembre 2007, elle est critique de littérature sur le portail des livres et des idées, nonfiction.fr.