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La phrase

Au nom de quoi devrais-je m'abstenir de penser que les oeuvres de Bach ou Mozart sont infiniment plus profondes, plus riches et plus précieuses à tous égards que le tambourin ou le flûtiau de ce que Lévi-Strauss appelle les "sociétés sauvages" ? Un tel jugement de valeur n'implique nulle xénophobie, pas davantage la moindre volonté colonisatrice ou impérialiste, simplement l'expression d'un choix dont on voit mal au nom de quelle morale débile il devrait être interdit. 

Luc Ferry, Le Figaro, le 9 février 2012.

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Tony Judt est mort
[lundi 09 août 2010 - 09:00]
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L'historien britannique Tony Judt est mort ce vendredi 6 août 2010 à l'âge de 62 ans. Il était atteint depuis septembre 2008 d'une sclérose latérale amyotrophique qui le laissa paralysé la dernière année de sa vie, sans pour autant l'empêcher de poursuivre ses travaux et ses enseignements.

Directeur de l'Erich Maria Remarque Institute de la New York University, spécialiste de l'histoire intellectuelle française de l'après-guerre  , Tony Judt est notamment l'auteur du monumental Après-guerre : Une histoire de l'Europe depuis 1945 (Armand Colin, 2007, trad. P.-E. Dauzat).

Intellectuel engagé et attentif à la politique internationale, à l'Europe et à l'avenir de la social-démocratie, et à Israël, il fut un contributeur régulier de la New York Times Review of Books, de la London Review of Books et du journal pro-israélien modéré The New Republic, dont il fut chassé fin 2003 pour ses prises de positions en faveur d'un Etat bi-national en Palestine.

Tony Judt était membre du Comité de parrainage de Nonfiction.fr.

 

 

* À lire sur Nonfiction.fr les recensions d'Après-guerre :

- "Postwar - Une histoire de l'Europe depuis 1945", 27.10.2007.

- "Naissance de la Guerre Froide", par Guillaume Calafat qui revient sur l'immédiat après-guerre (et la première partie du livre).

- "Tony Judt, l'Europe et l'Allemagne", par Maxime Lefebvre qui traite de la place de l'Allemagne dans l'histoire européenne.

- "L'Europe à la sauce britannique", par Mathias Mégy qui revient sur l'histoire de l'Union Européenne.

- "Une histoire post-idéologique de l’Europe", par Frédéric Martel qui commente l'histoire de la chute du communisme (et la quatrième partie du livre).

 

* À lire également sur Nonfiction.fr :

- Thomas Richard, "A propos du débat sur les colonies israéliennes", 30.06.2009.

- Stanislas Kraland, "Tony Judt et le mal, du bon usage de la Shoah", 19.02.2008.

 

 

 * Nonfiction.fr republie dans son intégralité l'article du New York Times consacré à la mort de Tony Judt :

 William Grimes, "Tony Judt, Chronicler of History, Is Dead at 62", The New York Times, 07.08.2010.

Tony Judt, the author of “Postwar,” a monumental history of Europe after World War II, and a public intellectual known for his sharply polemical essays on American foreign policy, the state of Israel and the future of Europe, died on Friday at his home in Manhattan. He was 62.

The death was announced in a statement from New York University, where he had taught for many years. The cause was complications of amyotrophic lateral sclerosis, known as Lou Gehrig’s disease, which he learned he had in September 2008. In a matter of months the disease left him paralyzed and able to breathe only with mechanical assistance, but he continued to lecture and write.

“In effect,” Mr. Judt wrote in an essay published in January in The New York Review of Books, “A.L.S. constitutes progressive imprisonment without parole.”

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2 commentaires

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La Rédaction

19/08/10 10:45
L'article était bien publié dans le New York Times, comme indiqué dans le texte.
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cinnaro

19/08/10 09:24
C'est le NEW YORK REVIEW OF BOOKS. Rien à voir avec le New York Times !
(Voir alinéa 3).

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