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Critique à nonfiction.fr

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L'existence même de la réunion du 28 juillet sur les Roms était indigne d'un gouvernement qui se réclame de la République, les annonces faites par Brice Hortefeux sont dans la continuité.

Pouria Amirshahi, secrétaire national du PS aux droits de l'homme

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"L’Europe de Lisbonne : une concurrence potentielle au sommet." Entretien avec Renaud Dehousse, Directeur du Centre d’études européennes de Sciences Po.
[vendredi 05 février 2010 - 14:00]
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Nonfiction.fr- Barack Obama a renoncé au Sommet Union européenne-Etats-Unis qui devait se tenir à Madrid, en mai, prochain. Est-ce un revers pour l’Europe de Lisbonne ?

Renaud Dehousse- Non, à mon sens, cela traduit simplement le fait que, pour Barack Obama, l’Europe n’est pas une priorité. Barack Obama est une personnalité atypique. Il est moins le produit de l’Amérique traditionnelle que ses prédécesseurs. Il est l’incarnation d’un certain multiculturalisme. Cela le dispose à mieux comprendre l’Europe. Et pourtant, dans son discours inaugural, l’Europe n’apparaissait pas. L’Europe n’est pas placée très haut dans son agenda. En décembre dernier, à Copenhague, lors du Sommet de l’ONU sur le climat, Obama a cherché avant tout à négocier avec la Chine.

Nonfiction.fr-
Un responsable américain a pointé du doigt la confusion qui règne dans la représentation extérieure de l’Europe. Est-ce que le Traité de Lisbonne va permettre à l’UE de disposer enfin d’un numéro de téléphone unique ?

Renaud Dehousse- Le traité de Lisbonne crée une certaine confusion. L’Europe a plusieurs visages ; celui du Président du Conseil européen, Hermann Von Rompuy, du Haut représentant pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, Catherine Ashton, de la Présidence tournante et enfin, celui du Président de la Commission européenne, José-Manuel Barroso. Cependant, Catherine Ashton dispose d’une certaine autorité ayant en main le budget de la Commission européenne.

Nonfiction.fr- Dans votre ouvrage, vous écrivez que "la création d’un poste de Haut représentant traduit les réticences des Etats à transférer des pouvoirs à des institutions autonomes dans des domaines sensibles". Catherine Ashton aura-t-elle plus de latitude que celle dont disposait le haut représentant pour la Politique étrangère et de sécurité commune (PESC), Javier Solana ?

Renaud Dehousse- Le problème du poste de Javier Solana est qu’il gravitait hors de l’orbite communautaire. L’objectif du Traité a été de rapprocher le haut représentant de la Commission européenne. Mais le texte ne va pas au-delà sur la voie de l’intégration. Les réticences que j’ai soulignées perdurent...Pour satisfaire les Britanniques, l’appellation « Ministre des affaires étrangères » a été supprimée. Par ailleurs, la mise en place d’une présidence stable du Conseil européen et le rôle qui lui est donné en matière de représentation extérieure, crée une concurrence potentielle au sommet. Le choix d’Hermann Van Rompuy est, certes, dicté par la volonté de ne pas choisir quelqu’un de trop autoritaire. Il a d’ailleurs dit lui-même ne pas souhaiter faire de l’ombre à Catherine Ashton. Mais les problèmes structurels auxquels s’est heurté Javier Solana subsistent. S’il n’y a pas de consensus au sein des Etats membres sur un dossier, que pourra faire Ashton ? Il n’y a pas de changement de rapport de force entre les Etats membres et le Haut représentant. La politique étrangère reste l’affaire des grands Etats.

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2 commentaires

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alain

11/03/10 14:51
Ahston n'a aucune marge de manoeuvre. Elle est tiraillée entre les Etats membres côté Conseil et José Manuel Barroso à la Commission européenne.
L'Europe de Lisbonne peine à montrer sa valeur ajoutée pour l'instant
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gerard

10/03/10 17:15
La méthode communautaire me semble clairement remise en question. La pratique quotidienne de l'Europe démontre un choix prononcé en faveur de l'intergouvernemental..;

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