On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire. 
Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans.
Différents professeurs de Sciences Economiques et Sociales se sont également prononcés sur la réforme à titre individuel sur différents sites et blogs (Arnaud Parienty, Gérard Grosse, Denis Colombi) et par le biais de l'AEF (dépêche d'Alain Beitone, accessible uniquement aux abonnés) de dimanche à mardi. Les positions y sont diverses sans être forcément contradictoires : Alain Beitone juge le programme trop lourd mais capable d'amener à des questionnements économiques et sociaux pertinents socialement et scientifiquement moyennant un travail didactique des professeurs consistant à reformuler les questions du programme (en réintroduisant par exemple la question du pouvoir d'achat) ; Denis Colombi trouve que les outils intellectuels demandés aux élèves sont plus précis mais que les questions formulées comportent moins d'enjeux sociaux qu'auparavant (retrait de la question du chômage par exemple) ; Gérard Grosse considère également que le programme est trop lourd, regrette que les questions formulées comportent moins d'enjeux sociaux qu'auparavant et déplore que les outils économiques présentés dans le programme ne représentent qu'une des manières d'enseigner l'économie en France, enseignement proche des recommandations de l'Institut de l'Entreprise ; enfin, Arnaud Parienty regrette la lourdeur du programme alors que les horaires de Sciences Economiques et Sociales sont réduits en Seconde et que le cours ne devrait être qu'un enseignement d'exploration, et regrette également la proximité du programme avec des attentes universitaires bien différentes des attentes du secondaire.
Depuis mardi, l'information relative au programme de Seconde a été reprise par différents médias. Alternatives Economiques a ouvert le bal. Rue89 a relayé l'information des différents blogs, reprise par Zinfos et Libération le soir même. Le Figaro a cloturé la soirée de mardi en publiant une interview de Luc Chatel n'abordant pas le détail du programme mais simplement "l'esprit de la réforme" et jugeant que "personne n'est sacrifié", ni les professeurs de Sciences Economiques et Sociales, ni les professeurs d'Economie et Gestion, ni les différentes sciences sociales antérieurement enseignées en Seconde.
3 commentaires
ln
Que pour le reste le chômage (conjoncturel mais aussi sans cesse plus, structurel) soit une des composantes de cette réalité, c'est l'évidence.
Si cela ennuie dupont-la-joie et consorts qu'on le rappelle, c'est leur problème.
Mais qu'ils aient au moins le courage de leurs opinions et qu'ils ne viennent pas s'abriter derrière des considérations épistémologiques à la mormoil'.
Vitalie
dupont la joie
Que celui qui prétend tenir un discours intelligent sur le chomage pendant plus de 5 minutes sans connaitre ce B.A.BA jete la première pierre sur cette Xième réforme des programmes.
Bon, d'un autre côté, s'il s'agit juste d'abonder au café du commerce des idées bien pensantes, on peut soutenir le combat des profs...