Au nom de quoi devrais-je m'abstenir de penser que les oeuvres de Bach ou Mozart sont infiniment plus profondes, plus riches et plus précieuses à tous égards que le tambourin ou le flûtiau de ce que Lévi-Strauss appelle les "sociétés sauvages" ? Un tel jugement de valeur n'implique nulle xénophobie, pas davantage la moindre volonté colonisatrice ou impérialiste, simplement l'expression d'un choix dont on voit mal au nom de quelle morale débile il devrait être interdit. 
Luc Ferry, Le Figaro, le 9 février 2012.
Bientôt de nouveaux résultats !
A l'instar de l'an dernier, comme nous avions parlé ici et là, l'enseignement de Sciences Economiques et Sociales au lycée devrait connaître différents changements. Parmi les nombreux points de la réforme jugés problématiques par l'Association des Professeurs de Sciences Economiques et Sociales (APSES), les médias se sont emparés depuis mardi 26 janvier de la question du programme enseigné en Seconde et du retrait particulier de la question du chômage (pour comparaison, voir le BO actuel).
Envoyé le 21 janvier 2010 aux éditeurs à partir du travail préparatoire (et non final) d'un groupe d'experts mandaté par le Ministère de l'Education Nationale , le nouveau programme a soulevé en effet différentes interrogations reprises dans la presse.
L'APSES fut la première à réagir par un communiqué de presse publié le 24 janvier et mettant en avant trois critiques : le retrait des différents enjeux économiques et sociaux du programme (comme la question du chômage et du pouvoir d'achat), la marginalisation des sciences sociales autres que l'économie (puisque, sur les 12 questions à traiter, 7 à dominante économique sont obligatoires et 1 seule à dominante sociologique est obligatoire, sans mentionner la disparition des approches anthropologiques et ethnologiques) et l'inadaptation des notions au niveau actuel d'élèves de 15 ans (qui devraient apprendre à interpréter des élasticités, des coûts marginaux et des coûts moyens sans avoir appris en tronc commun de mathématiques à calculer des taux de variation et des dérivées).
3 commentaires
ln
Que pour le reste le chômage (conjoncturel mais aussi sans cesse plus, structurel) soit une des composantes de cette réalité, c'est l'évidence.
Si cela ennuie dupont-la-joie et consorts qu'on le rappelle, c'est leur problème.
Mais qu'ils aient au moins le courage de leurs opinions et qu'ils ne viennent pas s'abriter derrière des considérations épistémologiques à la mormoil'.
Vitalie
dupont la joie
Que celui qui prétend tenir un discours intelligent sur le chomage pendant plus de 5 minutes sans connaitre ce B.A.BA jete la première pierre sur cette Xième réforme des programmes.
Bon, d'un autre côté, s'il s'agit juste d'abonder au café du commerce des idées bien pensantes, on peut soutenir le combat des profs...