On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire. 
Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans.

Porté par une écriture agréable et synthétique, reliant la sociologie à l’écologie, cet essai ouvre une réflexion pertinente et originale sur les rapports ville-nature et sur l’écosystème des villes mortes. Sous des propos aux relents parfois prophétiques-inéluctablement puisqu’il construit son travail sur la fin de l’homme- Mike Davis parvient à éviter les écueils d’un exercice qui pourrait s’installer dans la pure prospective. Si cette réflexion semble parfois se disperser dans diverses directions, l’auteur finit par réunifier l’ensemble des pistes tracées pour en faire un ouvrage cohérent et convaincre le lecteur de l’importance qu’émerge une nouvelle écologie urbaine. Certains traduiront cette analyse comme une marque de défaitisme de la part de l’auteur, nous y verrons davantage une réflexion nécessaire pour reprendre conscience du rapport de l’homme à son environnement. Et comme un nouvel avertissement à humaniser la ville sous peine de voir le cauchemar de Ruskin se réaliser, celui d’une "métropole tuée par ses propres toxines"![]()
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