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On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire.

Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans. 

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Pourquoi Emmanuelle Mignon quitte-t-elle l'Elysée ?
[mardi 08 décembre 2009 - 17:00]

"J'ai besoin de prendre du recul." Emmanuelle Mignon recule-t-elle pour mieux sauter? La conseillère de Nicolas Sarkozy, directrice des études à l'UMP avant la campagne présidentielle de 2007, et directrice de cabinet du président après l'élection, quitte l'Elysée pour retourner au Conseil d'Etat.

Nonfiction.fr avait publié un entretien avec Emmanuelle Mignon en janvier 2008 dans lequel elle décrivait le travail intellectuel de fond qu'elle avait effectué aux côtés de Nicolas Sarkozy pour donner une 'substantifique moelle' à son programme. Elle nous avait donné un aperçu des rouages de la machine à idées Sarkozy, de ses réseaux intellectuels et de ses méthodes de fonctionnement. Tant qu'il s'agissait de conquérir le pouvoir, la machine semblait bien huilée, et la hiérarchie des décisions bien respectée. Après deux ans et demi d'exercice du pouvoir, serait-elle grippée?

Une hypothèse serait qu'Emmanuelle Mignon aurait en quelque sorte perdu la bataille interne des conseillers de l'Elysée, marginalisée par l'omnipotent Claude Guéant et l'omniscient Henri Guaino.  De la campagne de 2007 ne restent que Claude Guéant et Franck Louvrier, conseiller en communication, à suivre quotidiennement les activités du président après les départs successifs de Georges-Marc Benamou, conseiller à la culture, de Patrick Ouart, conseiller à la justice, et l'éloignement de Cathérine Pégard. Henri Guaino serait de plus en plus isolé du centre névralgique des prises de décision.

On peut aussi supposer qu'Emmanuelle Mignon va se consacrer entièrement à la préparation de l'échéance de 2012. "Je veux prendre un temps de ­réflexion sur des enjeux de fond, comme la reconfiguration des clivages politiques. Il faudrait être aveugle pour penser que la crise de 2008 n'a rien bouleversé."

Il faudrait aussi être aveugle pour ne pas voir la droite se mettre en ordre de bataille.

 

* A lire sur nonfiction.fr :

- La machine à idées de Sarkozy

- Emmanuel Mignon: Bio-Express

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2 commentaires

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luc

09/12/09 11:42
on devrait avant tout savoir, sur ce site historien, que l'on n'écrit pas l'histoire des proches du pouvoir avec ce qu'ils disent d'eux-mêmes...
Pour le reste, et sans vouloir accorder à cette personne plus d'importance que n'est la sienne, j'émettrais volontiers une autre hypothèse : si après Christine Boutin elle est à son tour débarquée c'est qu'en réalité le chef-de-la-bande n'a même plus besoin de cautions "individuelles" du côté de la droite-catho, qui plus que jamais, triomphe ! Et c'est sans soulever de protestations majeures que la nommée Roselyne Bachelot a pu nommer un fou-de-Dieu (déjà condamné pour actions anti-avortement par les tribunaux) à la tête d'un... hôpital psychiatrique.
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Cicéron

09/12/09 09:27
Plus qu'Emmanuelle Mignon, c'est Patrick Buisson, la tête pensante...

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