Au nom de quoi devrais-je m'abstenir de penser que les oeuvres de Bach ou Mozart sont infiniment plus profondes, plus riches et plus précieuses à tous égards que le tambourin ou le flûtiau de ce que Lévi-Strauss appelle les "sociétés sauvages" ? Un tel jugement de valeur n'implique nulle xénophobie, pas davantage la moindre volonté colonisatrice ou impérialiste, simplement l'expression d'un choix dont on voit mal au nom de quelle morale débile il devrait être interdit. 
Luc Ferry, Le Figaro, le 9 février 2012.
Bientôt de nouveaux résultats !
En mars 2008, l'historien Sylvain Gouguenheim publiait Aristote au Mont Saint-Michel. Les racines grecques de l'Europe chrétienne (Seuil), et suscitait une vive polémique dans la communauté des historiens médiévistes.
Les Grecs, les Arabes et nous. Enquête sur l'islamophobie savante (Fayard) est une réponse collective à ce qui fut perçu comme un déni de la transmission arabe du savoir grec vers l'Occident médiéval.
Nonfiction.fr vous propose de revenir sur cet ouvrage et sur le débat qu'il relance.
5 commentaires
19694
Comme l'écrit Bruno Etienne, " l'Islam n'est pas une religion orientale puisque ses fondements sont bien la Bible et la pensée grecque- que les Arabes et les Juifs ont connue bien avant la chrétienté latine.
En ces temps de dénégation historique, de temps du mépris, d'agents pollueurs, la résistance passe par la langue, et à rester debout, aux aguets et à " être dans le bond."
Byzance
Spartel
Le travail Gougenheim me fait penser à cet historien espagnol qui passa sa vie à expliquer que la présence Arabe en Espagne était impossible et qui finit, dit-on dans le port de Barcelone.
" Au fait quelle heure est-il là-bas ?" Pour sortir de la bêtise ambiante et du charlatanisme de pacotilles, puis-je suggérer la lecture du livre de Serge Gruzinski
SandorBrisefeu
En somme, pas de contradiction possible avec votre point de vue : tout revient dans l'ordre ; les "imprudents" (parmi lesquels vous rangez Heers) sont punis. Tout redevient si lisse.
Byzance