On parle souvent des victimes directes des printemps arabes mais rarement des 2000 morts migrants, tués par non-assistance à personne en danger qui, abandonnés par l’Europe, se sont échoués dans des conditions épouvantables. L’Union européenne a fait des printemps arabes une tragédie qui a été celle des migrants tragiquement noyés, dont les oppresseurs ne sont ni Moubarak, ni Ben Ali mais les responsables européens. 
Bertrand Badie, sur nonfiction.fr, le 31 janvier 2012.
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Début avril 1971, les membres des Rolling Stones sont forcés de quitter l'Angleterre pour échapper au fisc auquel chacun d'eux doit plus de 200 000 livres. Keith Richards, guitariste et compositeur du groupe, qui vient de sortir d'une nouvelle cure de désintoxication, s'envole vers le sud de la France avec son fils Marlon, pour rejoindre une villa que ses agents lui ont louée. Anita Pallenberg, mannequin, actrice, mère de Marlon et muse de Richards, les y rejoindra dès qu'elle aura fini sa propre cure de désintoxication une dizaine de jours plus tard.
Jusqu'au 29 novembre de la même année, date du départ définitif des Stones de France pour Los Angeles, la villa louée par Richards, prénommée Nellcote et située dans les hauteurs de Villefranche sur Mer, va devenir le lieu d'habitat et de défonce de Richards et Pallenberg, où l'on croisera toutes sortes de personnages, alimentés par toutes sortes de substances, tandis que les caves humides de la maison seront aménagées pour servir de studio d'enregistrement au prochain album des Stones – Exile on Main Street – qui doit préfigurer leur retour aux Etats-Unis pour une gigantesque et légendaire tournée. Cette série de concerts américains de 1972 fut le sujet du premier livre de Robert Greenfield sur les Stones, STP À travers l’Amérique avec les Rolling Stones publié en 1977. Trente ans plus tard, Greenfield décide de nous conter l'année 1971, bien plus terrible.
Ce qui se passa à Nellcote cette année là est entouré de mystère et recouvert d'une aura mythique ; Keith Richards devenant à la fois Bob Dylan qui enregistre avec The Band les Basement Tapes dans la cave de Big Pink, ou Des Esseintes, héros de À Rebours, perdu dans sa solitude décadente. Ce fut peut-être surtout une histoire de drogues... Selon le mot de Mick Taylor – second guitariste du groupe à l'époque, cité par Greenfield en exergue : « Pour moi, ce n'était rien d'autre qu'une bande de musiciens défoncés essayant d'enregistrer un disque enfermés dans une cave ».
1 commentaire
anotherbyrd
Merci de citer Gram Parsons, on a trop tendance à oublier ce garçon qui a composer avec Richards le sublime "Wild Horse" (crédité Jagger-Richards...) et qui est mort en 1973 à l'age de 26 ans.