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Critique à nonfiction.fr

La phrase

Au nom de quoi devrais-je m'abstenir de penser que les oeuvres de Bach ou Mozart sont infiniment plus profondes, plus riches et plus précieuses à tous égards que le tambourin ou le flûtiau de ce que Lévi-Strauss appelle les "sociétés sauvages" ? Un tel jugement de valeur n'implique nulle xénophobie, pas davantage la moindre volonté colonisatrice ou impérialiste, simplement l'expression d'un choix dont on voit mal au nom de quelle morale débile il devrait être interdit. 

Luc Ferry, Le Figaro, le 9 février 2012.

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Vous n'êtes pas aussi intelligents que vous le croyez
[lundi 15 septembre 2008 - 11:00]
Economie
Couverture ouvrage
C'est (vraiment ?) moi qui décide
Dan Ariely
Éditeur : Flammarion
302 pages / 19 € sur
Résumé : Un ''must'' pour ceux qui souhaitent mieux connaître l’un des domaines de recherche les plus dynamiques de la science économique aujourd’hui.
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Notre peur du sida est-elle à géométrie variable ? C’est ce qu’affirme Dan Ariely, professeur d’économie au Massachusetts Institute of Technology et auteur d’un livre passionnant sur les forces cachées qui déterminent nos décisions quotidiennes. La manière dont un stimulus sexuel peut influencer notre comportement – nous sommes ainsi bien plus susceptibles d’abandonner des mesures élémentaires de protection dans le feu de l’action – est l’objet de l’un des treize chapitres de l’ouvrage, tous construits sur le même modèle : une proposition a priori iconoclaste, des observations empiriques la confirmant (souvent très drôles) et une explication théorique lumineuse. C’est (vraiment ?) moi qui décide est un must pour ceux qui souhaitent mieux connaître l’un des domaines de recherche les plus dynamiques de la science économique aujourd’hui.

 

Pas tout à fait un économiste


Dan Ariely est un spécialiste de l’économie comportementale, une discipline qui se propose d’associer les outils et les enseignements de la psychologie et de l’économie pour mieux comprendre les ressorts des comportements humains. La science économique – que ce soit dans ses développements académiques ou dans ses applications pratiques – a été depuis longtemps dominée par la vision classique de l’homo œconomicus, qui suppose que l’être humain est un froid calculateur de son meilleur intérêt en toute circonstance – autrement dit, un individu parfaitement rationnel. Cette hypothèse de travail simplificatrice a été essentielle pour la construction des plus importantes théories économiques, mais a été progressivement remise en cause par l’observation de comportements que personne ne pouvait qualifier de rationnels (l’exemple le plus évident étant les mouvements moutonniers des investisseurs sur les marchés financiers). La montée en puissance de l’économie comportementale en tant que champ disciplinaire a été actée par l’attribution du prix Nobel d’économie 2002 à Daniel Kanheman et Vernon Smith pour leurs travaux pionniers dans ce domaine.

Dan Ariely s’est orienté vers l’économie comportementale à la suite d’un accident qui a laissé la plupart de son corps brûlé au troisième degré. Souffrant chaque jour le martyr pendant le changement de ses bandages, l’auteur trouva refuge dans l’étude des "pourquoi". Pourquoi les infirmières choisissaient-elles d’enlever ses protections brutalement mais rapidement plutôt que délicatement mais plus lentement ? Et pourquoi pensaient-elles que l’ordre dans lequel les bandages étaient retirés (de la surface la plus douloureuse à la moins douloureuse, ou inversement) n’avait aucune importance du point de vue du patient ? Ayant rejeté la négligence, la méchanceté ou la bêtise, Dan Ariely répond qu’ "elles étaient très probablement victimes de biais inhérents à leur perception de la souffrance de leurs patients – biais qui apparemment n’avaient pas été corrigés par leur longue expérience" . Dès sa sortie de l’hôpital, le futur économiste se plongea dans la physiologie du cerveau et les expériences en laboratoire pour creuser ces questions.

Titre du livre : C'est (vraiment ?) moi qui décide
Auteur : Dan Ariely
Éditeur : Flammarion
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2 commentaires

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Peter

12/10/08 18:08
EXCELLENT
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CGR1

10/10/08 22:18
tous ceux qui ont vécu la dure expérience de devoir relever les prix d' un produit que l'on a positionné trop bas - mettant ainsi en difficulté son image même - ne peuvent qu' approuver , je vais lire

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