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Au nom de quoi devrais-je m'abstenir de penser que les oeuvres de Bach ou Mozart sont infiniment plus profondes, plus riches et plus précieuses à tous égards que le tambourin ou le flûtiau de ce que Lévi-Strauss appelle les "sociétés sauvages" ? Un tel jugement de valeur n'implique nulle xénophobie, pas davantage la moindre volonté colonisatrice ou impérialiste, simplement l'expression d'un choix dont on voit mal au nom de quelle morale débile il devrait être interdit. 

Luc Ferry, Le Figaro, le 9 février 2012.

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Barack Obama s'est entouré de 300 conseillers pour construire sa politique étrangère
[vendredi 25 juillet 2008 - 16:00]

Près de 300 conseillers - officiels, experts, conseillers informels - entourent désormais Barack Obama pour construire sa politique étrangère, révèle un long article à la "une" du New York Times aujourd'hui.

L'équipe, pilotée par Denis McDonough, est constituée par une vingtaine de groupes, en fonction des régions et des sujets. Elle est organisée comme un "mini Departement of State" et a intégré la plupart des conseillers diplomatiques d'Hillary Clinton, à commencer par les anciens Secrétaires d'Etat Madeleine Albright et Warren Christopher, l'ancien National Security Adviser Anthony Lake ou encore Susan Rice, ancienne Secrétaire d'Etat adjointe pour les affaires africaines de l'administration Clinton. En revanche, Richard Holbrooke, ambassadeur auprès des Nations Unies de Clinton et qui a aidé à résoudre le conflit bosniaque, n'en ferait pas partie.

On retrouve aussi dans l'équipe Obama, Philip Gordon, de la Brookings Institution, bon connaisseur de la France, auteur d'un livre sur la mondialisation en France (avec Sophie Meunier, The French Challenge : Adapting to Globalization), et qui est en charge de l'équipe européenne du candidat.

Cette large équipe internationale du candidat démocrate vise certainement à corriger l'image de Barack Obama, dont l'expérience limitée en matière de politique internationale apparaît toujours comme un problème pour nombre d'électeurs. La question reste de savoir si trop de conseillers ne signifie pas trop peu d'idées de la part du candidat et si les tensions et mécontentements inhérents à ce type d'organisation pléthorique ne l'empêcheront pas de bâtir un discours original et cohérent.

* Lire l'article du New York Times

 

* Pour aller plus loin :

- La critique de la nouvelle biographie, inédite en français, de Barack Obama, Obama from promise to power, par Guillaume Calafat.

- Les critiques du discours de Barack Obama, De la race en Amérique, par S. Balaji Mani et Henri Verdier.

- La critique du livre de Barack Obama, L'audace d'espérer, par Frédéric Martel.

- La critique du livre de François Durpaire et Oliver Richomme, L'Amérique de Barack Obama, par Alexandre Rios-Bordes.

- La critique du livre d'Audrey Claire, Obama : le roman de la nouvelle Amérique, par Benoît Thirion.

 

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