On doit avoir très peur d'écrire. Ça n'est pas un acte naturel comme manger, ou faire l'amour. D'une certaine façon, c'est un acte contre nature. C'est dire à la nature qu'elle ne suffit pas, qu'il faut une autre réalité, l'imagination littéraire. 
Carlos Fuentes, écrivain mexicain décédé hier à l'âge de 83 ans.
L'Internet et les nouvelles technologies modifient nos habitudes de lecture, même s'il semble pour l'instant que les structures traditionnelles de diffusion des écrits restent la norme : on continue à lire sur des supports papiers et à acheter nos livres dans des librairies ou dans des magasins type FNAC, éventuellement en grandes surfaces. Les nouveaux supports et les nouvelles tendances vont-ils conduire à une modification de ces structures, au fur et à mesure que les publics nés avec ces techniques représenteront la part la plus importante des lecteurs ?
Une récente enquête publiée par le journal professionel britannique The Bookseller tendrait à nous inciter à répondre par l'affirmative. Selon cette enquête, 44% des jeunes britanniques de la tranche d'âge 18-24 ans estiment que l'on ne se rendra plus dans une librairie pour acheter des livres d'ici à vingt ans. Ces mêmes 18-24 ans sont 28% à envisager l'utilisation d'un e-reader et 40% sont prêts à avoir recours au téléchargement de chapitre de livres.
(Source : Livres Hebdo)
* À lire également : notre dossier "La fin de la lecture ? La fin de la communication ? (Comme nous les connaissions)"
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