Au nom de quoi devrais-je m'abstenir de penser que les oeuvres de Bach ou Mozart sont infiniment plus profondes, plus riches et plus précieuses à tous égards que le tambourin ou le flûtiau de ce que Lévi-Strauss appelle les "sociétés sauvages" ? Un tel jugement de valeur n'implique nulle xénophobie, pas davantage la moindre volonté colonisatrice ou impérialiste, simplement l'expression d'un choix dont on voit mal au nom de quelle morale débile il devrait être interdit. 
Luc Ferry, Le Figaro, le 9 février 2012.
Bientôt de nouveaux résultats !
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Cynthia Fleury, philosophe de formation, est chercheur à l’Institut des sciences de la communication du CNRS (ISCC), Research Fellow et Associate Professor à l’American University of Paris (School of Government).
Ses travaux portent sur les conduites entropiques des démocraties, la réforme des institutions et des comportements, les outils de régulation démocratique et de gouvernance publique. Elle est maître de conférences à l’Institut d'études politiques de Paris. Sa conférence porte sur "les principes, les pratiques et les pathologies des démocraties adultes" (Tronc commun/Philosophie Publique – Cours Magistral de P. Raynaud, 4&5e année ; Tronc Commun Enjeux Politiques – Cours Magistral Dominique Reynié, 2e année) et l’usage perverti ou rénové des fondamentaux démocratiques.
Elle a publié plusieurs livres dont Dialoguer avec l’orient (2004, PUF), Les pathologies de la démocratie (Fayard, 2005) et Imagination, imaginaire, imaginal (PUF, 2006).