Au nom de quoi devrais-je m'abstenir de penser que les oeuvres de Bach ou Mozart sont infiniment plus profondes, plus riches et plus précieuses à tous égards que le tambourin ou le flûtiau de ce que Lévi-Strauss appelle les "sociétés sauvages" ? Un tel jugement de valeur n'implique nulle xénophobie, pas davantage la moindre volonté colonisatrice ou impérialiste, simplement l'expression d'un choix dont on voit mal au nom de quelle morale débile il devrait être interdit. 
Luc Ferry, Le Figaro, le 9 février 2012.
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Mathieu Gaulène est journaliste. Diplômé de l'Institut d'Études Politiques d'Aix-en-Provence et de Sciences Po Paris, en master politique comparée Asie, il a notamment écrit pour Le Monde, Rue89, L'Express.fr, Slate.fr et InaGlobal, la revue des industries créatives et des médias. Spécialisé en études japonaises, il a rédigé en 2009 un mémoire de recherche sur le mouvement antinucléaire japonais.
Il collabore depuis mars 2010 à Nonfiction.fr et coordonne le pôle Asie.