Au nom de quoi devrais-je m'abstenir de penser que les oeuvres de Bach ou Mozart sont infiniment plus profondes, plus riches et plus précieuses à tous égards que le tambourin ou le flûtiau de ce que Lévi-Strauss appelle les "sociétés sauvages" ? Un tel jugement de valeur n'implique nulle xénophobie, pas davantage la moindre volonté colonisatrice ou impérialiste, simplement l'expression d'un choix dont on voit mal au nom de quelle morale débile il devrait être interdit. 
Luc Ferry, Le Figaro, le 9 février 2012.
Bientôt de nouveaux résultats !
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Rémi Mathis est conservateur au département des Estampes et de la Photographie de la Bibliothèque nationale de France.
Diplômé de l'École nationale des chartes (archiviste paléographe, 2007) et de l’École nationale supérieure des sciences de l’information et des bibliothèques (enssib, 2008), il prépare une thèse de doctorat sur le département des Affaires étrangères sous Louis XIV à l’université Paris-Sorbonne.
Impliqué dans la diffusion de la culture, il est président de Wikimédia France. Il a dans ce cadre notamment travaillé au dialogue avec les institutions artistiques et patrimoniales (BnF, ministère de la Culture, châteaux de Versailles et de Chantilly, Archives nationales, etc.). Il est également membre du conseil d'administration de nonfiction.
Après avoir dirigé la bibliothèque de sciences humaines et sociales Paris Descartes-CNRS, il est désormais conservateur des estampes du XVIIe siècle à la BnF et rédacteur en chef des Nouvelles de l'estampe.
Il a dernièrement publié Les bibliographies nationales rétrospectives. Entre recherche d'identité et identité de la recherche (2010) et codirigé les actes du colloque Les « mondes à part » : représentations symboliques et critiques de la mise à l'écart au XVIIe siècle publiés dans les Papers on French Seventeenth Century Literature (2010).