La phrase

Au nom de quoi devrais-je m'abstenir de penser que les oeuvres de Bach ou Mozart sont infiniment plus profondes, plus riches et plus précieuses à tous égards que le tambourin ou le flûtiau de ce que Lévi-Strauss appelle les "sociétés sauvages" ? Un tel jugement de valeur n'implique nulle xénophobie, pas davantage la moindre volonté colonisatrice ou impérialiste, simplement l'expression d'un choix dont on voit mal au nom de quelle morale débile il devrait être interdit. 

Luc Ferry, Le Figaro, le 9 février 2012.

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Fiche personnelle
Jacques HOARAU
critique à nonfiction.fr
Biographie

Professeur de philosophie à Paris, Jacques Hoarau a appris à lire et à écrire à Benisaf, en Algérie, et fait ses études de philosophie à l'Ecole normale supérieure. Il est aussi titulaire d'une DEA d'histoire et de philosophie des sciences.

Ses intérêts portent sur les théorie de la justice et de l'injustice, le marxisme, l'épistémologie des sciences sociales, la psychologie de la perception, l'esthétique et la philosophie de l'art, la psychanalyse. Ses publications, articles, traductions de l'anglais et de l'allemand, critiques de peinture, en découlent et sont dans feue la revue M (mensuel, marxisme, mouvement), Actuel-Marx, Société (Montréal), les cahiers philosophiques (CNDP), La Célibataire, etc.   Il est aussi le fondateur d'une revue en ligne à paraître, pour le compte du Manifeste des libertés, La Mêlée.

Il est affilié depuis août 2007 aux pôles de philosophie, de sciences cognitives, de psychiatrie et de psychanalyse, d'essais politiques de non-fiction.