Au nom de quoi devrais-je m'abstenir de penser que les oeuvres de Bach ou Mozart sont infiniment plus profondes, plus riches et plus précieuses à tous égards que le tambourin ou le flûtiau de ce que Lévi-Strauss appelle les "sociétés sauvages" ? Un tel jugement de valeur n'implique nulle xénophobie, pas davantage la moindre volonté colonisatrice ou impérialiste, simplement l'expression d'un choix dont on voit mal au nom de quelle morale débile il devrait être interdit. 
Luc Ferry, Le Figaro, le 9 février 2012.
Bientôt de nouveaux résultats !
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Après un BTSA en agriculture, Mathieu Fribault a suivi un cursus universitaire en ethnologie et anthropologie, s’intéressant aux processus d’innovation technique et d’appropriation de la nature.
À la suite du DEA, il a fait partie durant deux ans de l’équipe pluridisciplinaire de l’Observatoire de la Guinée maritime, comme attaché de recherche du volet Innovation, travaillant en anthropotechnologie ainsi que sur des méthodes de description du foncier et des pouvoirs. Il a réalisé ensuite un long terrain de thèse chez les Baga et Susu, en Guinée, étudiant les modalités de mise en œuvre d’innovations par les populations et les pratiques sociales d’engagement dans l’action de ces communautés. Son intérêt envers une ethnologie appliquée l’amène à travailler sur les dispositifs méthodologiques propres à cette discipline.
Mathieu Fribault est actuellement doctorant à l’EHESS et rattaché au laboratoire Techniques et Culture du CNRS. Depuis deux ans il dispense des cours d’ethnologie aux ingénieurs agro-développement de l’Institut régions chaudes (SupAgro) et de l’ISTOM.