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Scandale au concours de l'ENS-LSH
[jeudi 24 avril 2008 - 10:00]
Cette semaine se déroulent les écrits du concours d'entrée à l'École normale supérieure Lettres et Sciences Humaines de Lyon. Au programme de l'épreuve de littérature française : Corneille, avec La place Royale, Monstesquieu, L'Esprit des lois, Stendhal, La Chartreuse de Parme et Jacques Roubaud, Quelque chose noir. Rare qu'un auteur vivant soit inscrit au programme d'un concours d'entrée d'une des trois ENS, et ce choix n'a pas, selon les rumeurs, fait l'unanimité. Parce qu'il était impensable que celui-ci "tombe" le jour de l'épreuve, qui s'est déroulée mardi 22 avril, certains professeurs de classes préparatoires n'avaient pas jugé bon de correctement préparer leurs élèves sur ce texte. Or, la tuile ! Mardi, l'épreuve portait sur Roubaud.

A 13h50, alors que l'épreuve était presque terminée pour les 2000 candidats réunis au centre de La Plaine - Saint-Denis, une alerte à la bombe retentit. Un "appel anonyme" a donné l'information, qui s'est bien sûr révélée fausse. Alors que dans un premier temps les organisateurs de l'épreuve ne comptaient pas l'annuler, elle a été reportée à ce samedi 26 avril suite à plusieurs plaintes. Un report qui n'est pas au goût de tous et est vécu comme injuste par nombre de khâgneux.


A voir

> L'annonce de l'incident par Jean-François Piquet reprise par François Bon, et le fil des événements, une réponse de Jacques Roubaud et de certains candidats, sur tiers livre, le blog|journal. Des liens aussi pour mieux découvrir l'auteur au-delà de la polémique.
> Un article de Jean-François Piquet, auteur vivant, Qui a peur de Jacques Roubaud ?, sur remue.net.
> Une pétition pour annuler le report de l'épreuve au samedi 26 avril et le maintien de celle de mardi.


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crédit photo : cyf/flickr.com
Hervé CHARTON
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17 commentaires

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M12

14/05/08 15:05
en réponse aux candidats et aux parents de province: je suis la simple maman d'un candidat qui a passé le concours a paris et croyez moi ,nous sommes aussi déçus et degoutés que vous. a croire que HENRI IV a le monopole de l'ens, mais cela restera sans plus de commentaires.....DE la a esperer que les 2 copies seront prises en compte afin d'obtenir une moyenne des 2:personnellement je n'y crois pas,mais bon....arreter une epreuve a 10 mn de la fin et surtout ne pas la considerer du tout ,ça dépasse l'entendement,mais nous n'avons certainement pas fait assez d'etudes pour comprendre une telle démarche!!!!!
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Clémentine

12/05/08 18:51
Haha, je confirme! Albert, tu as beau te la péter intello, tu as l'orthographe d'un élève de collège... quant à Héloïse, si elle croit réussir son épreuve en ne sachant même pas accorder ses participes...
... que de vanité dans le monde des prépas... que de vanité...
Désolée si ce commentaire provoque un 'taulé'... bande de prétentiards...
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Louison

11/05/08 12:16
Cher contributeurs, veuillez surveiller votre orthographe, c'est indécent.
Merci.
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Albert

09/05/08 15:29
Que savent-ils de la poésie?
A peu près tout et puis vraiment rien. Voilà qu'il y a taulé littéraire parce que le concours le plus prestigieux de France propose un contemporain (vivant) comme sujet d'épreuve d'admission. Les poussiéreux snobinards des lycées parisiens jouissent, et dans leurs frocs ils arrosent d'immondices la modestie. Par orgeuil on en traite pas un tel sujet. Alors, à cause de la fierté et de l'ambition avide de rien, des dizaines de salles ouvriront leurs portes le samedi 26 avril vers 8h30 pour laisser entrer tous ces mornes étudiants larvaires n'étant là que parce qu'ils le devaient à on ne sait quoi ou bien selon leurs espoirs et ambitions...La presse parle de "mépris pour la littérature contemporaine" en paraphrasant les grands électeurs de sujets. Il y a mépris en effet...
Mais sans une justification (que veut dire "il n'y a de bon écrivain que mort"?) ce mépris est ridicule et vaniteux. Comment une promotion d'élèves parfaits de bouches à connaissances, que dis-je! de matriciens luxueux, eh bien comment "eux" peuvent montrer du doigt ce qui leur est inconnu? Que savent-ils de la poésie? Mais plus simplement, que savent-ils de la création ? Les cahiers, les cahiers par tous les diables! On ne peut mélanger l'art et l'administration. Ou bien si ils sont génis et faiseurs de choses, qu'ils le montrent, qu'on le sache.
Pour Roubaud que dire? Ce pauvre vieux mathématicien rimailleur à la tête bonhomme et commune ne méritait rien de tout cela. Ni l'intérêt, ni la querelle...Sa petite poésie sentant parfois trop l'Oulipo est un peu mal mise. On peut le détester comme poète. Après tout il ne fait qu'écrire, comme moi ici même! Mr Roubaud a plus l'air d'un égaré satisfait que d'un faiseur de choses. Ou alors une part de sa poésie doit être lue en écoutant les sons de Wangtone. A ce compte, "Méditation du 12/5/85" dans la première partie de "Quelque chose Noir" est une réussite. Le poème doit être épaulé par des sonorités concrètes. Roubaud poète du son et non de l'image?
Cependant Mr Roubaud a eu son heure de gloire, ayant même droit à un petit frétillement de la bite des intellectuels non-publics.
Mais c'était du nouveau qu'il fallait en guise d'épreuve! Pourquoi pas Germain Nouveau alors? Ah! Ne parlons pas des Rimbaud et compagnie... Ce grand et trop classique voleur de feu peut toujours se vanter de laminer les effusions de tous genres du fond de sa tombe ensoleillée. Mettre tout le monde d'accord: voilà une tâche peu aisée!! Mais celui-là pour être sûr de le voir aussi bien que la fadasserie roubauldienne, il faudrait s'encrapuler un peu...Ah les crapules! Où sont-ils donc tous ces chiens de l'Enfer? L'Arthur n'a-t-il donc pas semé de bonnes graines? Pensait-il à l'administration lui? Non, il faisait des choses...
Il est peut-être trop tard...C'est ainsi que pour ma part je préfère porter mon regard naïf sur le Rien ou sur les débats de la masturbation intellectuelle. Oisiveté ou délire, nous avons le choix aujourd'hui.
Alors il n'y a plus grand chose à craindre dirons-nous...
Moi, je ne sais rien. Mais eux, que savent-ils de la poésie?
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héloïse

05/05/08 12:57
Je suis Khâgneuse en province. Je ne pense pas personnellement avoir réussi le sujet sur Roubaud, qui reste pour moi relativement obscur. Cependant, je suis restée durant toute l'épreuve et est fait de mon mieux. J'ai été vraiment déçue de devoir recommencé un samedi matin après une semaine d'épreuve. Je pense comme vous que les deux copies devraient être prises en compte par respect pour Roubaud (que j'ai pu rencontrer lors de la conférence de Poitiers, qui m'a beaucoup intérressée)et pour le travail des candidats.
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