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Critiques artistiques

Environnement

L'Imposture intellectuelle des carnivores

Couverture ouvrage

Thomas Lepeltier
Max Milo , 152 pages

Une apologie de l’option végane
[samedi 10 juin 2017]


Dans le procès contre l’alimentation carnée, la parole est à l’accusation.

La question animale s’impose de plus en plus dans l’espace public, au point qu’elle ne peut plus être ignorée. Un parti dit « animaliste » a d’ailleurs été créé fin 2016 en France, après que d’autres partis semblables l’aient été à l’étranger. Déjà en 2013, comme le rappelle Thomas Lepeltier, un homme a été condamné à un an de prison ferme pour des actes de cruauté à l’encontre d’un chat . Régulièrement, des vidéos de l’association L214 font la une des médias, et certaines lois ont été récemment adoptées pour reconnaître des droits à certains animaux ou pour limiter leur souffrance. Tout dernièrement, c’est par exemple l’objet de la loi d’avril 2017 sur la reproduction des cétacés dans les parcs aquatiques. Pourtant, l’activité des abattoirs se perpétue à un rythme inchangé : rien qu’en France, chaque année, ce sont plus d’un milliard d’animaux terrestres qui sont mis à mort, ou exécutés – c’est à travers le choix du verbe que l’enjeu se dessine.

En historien des sciences habitué au traitement attentif des sources, l’auteur a examiné les propos tenus sur ce sujet par de nombreux intellectuels médiatiques, de Raphaël Enthoven à Michel Onfray en passant par Elisabeth de Fontenay, Luc Ferry, Boris Cyrulnik et une quinzaine d’autres. Son hypothèse est que si la plupart d’entre eux reconnaissent la nécessité d’en finir avec les atrocités révélées dans les abattoirs et soutiennent même parfois le choix politique consistant à opter pour un régime végétarien voire végétalien (sans œufs ni laitages), ces personnalités mettent en place, de façon plus ou moins consciente, des procédés intellectuels qui, en dernière analyse, reviennent à refuser tout changement. Ainsi, de façon très méthodique et sans que l’ouvrage s’en trouve alourdi (le texte tient sur 150 pages), l’historien déjà engagé sur ce sujet (La Révolution végétarienne, 2013) se livre à une véritable révolution intellectuelle en sept chapitres percutants : « l’oubli de l’éthique », « les apologies du meurtre », « la négation des droits », « les nouveaux Tartuffe », « la stratégie de l’évitement », « l’appel à la tradition » ou encore « l’art de l’embrouille ».

 

Imposture, malhonnêteté, incohérence ou schizophrénie ?

Sa démarche se place dans la continuité d’un ouvrage célèbre de la fin des années 1990, Impostures intellectuelles, dans lequel les physiciens Alan Sokal et Jean Bricmont dénonçaient l’usage abusif qui était fait des sciences dites exactes pour donner un vernis de scientificité à des théories relevant des sciences humaines, usant ainsi de l’argument d’autorité. Dans le cas présent, il dénonce l’« imposture intellectuelle » des carnivores, avec l’intention de « lancer un débat constructif sur la place des animaux dans la société » . Prenons quelques cas abordés par l’auteur.

Elisabeth de Fontenay est considérée par les journalistes comme une référence dès lors qu’on s’intéresse au droit des animaux depuis la parution de son livre, Le Silence des bêtes, en 1998. Elle y note, comme le rappelle Lepeltier, que « la plupart des grands écrivains et penseurs juifs qui ont connu le monde concentrationnaire et les camps de la mort ont écrit des choses bouleversantes sur la souffrance animale ». Pourtant elle s’interdit de penser cette analogie au-delà du cadre de la littérature, alors qu’Isaac Bashevis Singer ou Primo Levi ont franchi ce pas, condamnant l’élevage d’animaux de rente et leur abattage . Dans un texte de 2013, la philosophe s’attaque au « radicalisme animaliste » en reprochant à ses partisans de ne pas respecter la « tradition culinaire ». Comment une philosophe peut-elle argumenter sur le simple respect des traditions ? Lepeltier évoque l’excision, la torture (il aurait pu citer la corrida) et précise : « N’en déplaise à la grande philosophe de la cause animale, les végétaliens font de la consommation de produits d’origine animale une question éthique. Leurs analyses les ayant conduits à conclure que manger des animaux n’était pas moral, ils n’ont aucune raison de prendre en compte le fait que cette consommation relève d’une tradition culinaire. Irait-on reprocher aux anti-esclavagistes de ne pas prendre en compte la tradition esclavagiste de telle ou telle contrée dans leur lutte en faveur de l’abolition de l’esclavage ? » .

Autre philosophe, Francis Wolff, professeur émérite de l’Ecole normale supérieure, ne défend pas la tradition mais évoque un argument jugé éculé : le loup mange bien l’agneau et il n’est pas possible de trancher entre l’intérêt de chaque animal. Lepeltier rétorque : « Mais cette question n’a aucune incidence sur la question du végétarisme : quelle que soit la réponse à cette problématique du loup et de l’agneau, il est évident qu’on fera moins souffrir d’êtres sensibles en passant à une alimentation végétalienne. Nous ne sommes pas des loups. Pourquoi donc continuer à massacrer des agneaux pour se nourrir ? » .

Le cas de Dominique Lestel, autre philosophe de l’Ecole normale, est intéressant en ce qu’il est emblématique de ce que les partisans de l’option végane tiennent pour une incohérence. S’il a bien contribué à faire connaître la richesse de la vie mentale des animaux non-humains, évoquant par ailleurs des « cultures » propres aux animaux et estimant que « l’élevage industriel est une ignominie », il a écrit dans son Apologie du carnivore qu’il fallait « faire de chaque repas carné une cérémonie ». Lestel poursuit en estimant que le « végétarien éthique est un intégriste moral prêt à tout (…) qui veut abolir l’homme et l’animalité. » Les végétariens qui prônent l’égale dignité des vies animales et humaines seraient en fait, selon Lestel, les vrais spécistes qui placent l’homme au-dessus des autres espèces, puisque ce n’est qu’à l’homme qu’ils imposent des exigences concernant son régime, allant contre sa « nature ». Lepeltier répond là encore de façon intransigeante : « En quoi refuser d’égorger un agneau quand on dispose d’autres sources d’alimentation serait une façon de réhabiliter la thèse de l’exception humaine ? D’ailleurs, si on suivait la logique de Lestel, on serait antispéciste à chaque fois qu’on refuserait de se promener tout nu dans la rue ou de se renifler le derrière à chaque fois que l’on rencontre un membre de notre espèce. Mais, la seule chose que Lestel veuille conserver de sa ‘condition animale’, c’est la consommation de viande. » 

L’accusation d’imposture vise en particulier Lestel, dont le propos emprunte parfois des détours dont les subtilités peuvent échapper, à tort ou à raison. Ainsi lorsqu’il affirme : « L’une des convictions majeures (des végétariens) est qu’il convient de ne pas faire souffrir les animaux. Or la souffrance peut résulter de la suppression d’une source de plaisir. Le carnivore étant un animal qui prend beaucoup de plaisir à manger de la viande, l’empêcher de le faire revient à lui infliger une certaine souffrance. » Lepeltier révoque sans peine cet argument pour le moins désespéré en le poussant dans ses plus choquantes extrémités : « Imaginons (…) une situation où l’on s’interrogerait sur l’opportunité d’interdire le viol étant donné que celles et ceux qui en sont victimes souffrent. Lestel n’aurait qu’à répondre qu’une telle loi, en dissuadant les violeurs potentiels de commettre des viols, leur imposerait d’immenses frustrations : par conséquent, en voulant éviter que des personnes souffrent en étant violées, cette loi en ferait souffrir d’autres ; fier de lui, Lestel en conclurait qu’interdire le viol n’est pas juste ! » .

Il est étonnant de constater combien de philosophes et d’intellectuels de renom, légitimés dans leur domaine, s’emmêlent dans des raisonnements éthiques hasardeux. Jocelyne Porcher estime qu’il faut manger de la viande car les animaux consentent pour nous au don de leur vie. Dans une attitude presque schizophrène, l’éditorialiste Jacques Julliard explique d’un côté que « le XXIème siècle sera celui de la cause animale », avant d’ajouter qu’« après tant d’autres créatures dominées, les esclaves, les prolétaires, les colonisés, les enfants, les femmes, tout indique que les bêtes sont en train d’avoir leur tour »… Puis un peu plus tard, on découvre qu’il ne critique seulement l’abattage industriel ou rituel, mais qu’il appelle aussi à des assises nationales avec des « bouchers conservateurs ». On retrouve le même type d’ambiguïtés dans la prose du gourou Pierre Rabhi, qui appelle à sacrifier des animaux en leur manifestant notre « gratitude » si notre « ressenti » nous invite à en consommer .

Rédigé dans une langue directe, concise et efficace, ce livre répond aussi aux arguments qui alimentent plus ordinairement les discussions de la vie mondaine, tels que « le cri de la carotte », la convivialité du repas carné ou même la concurrence des luttes pour les droits des animaux et pour ceux des « femmes yézidies ». Sur ce dernier point, l’auteur note que, bien entendu, s’engager pour les animaux n’exclut pas d’autres causes et qu’il faudrait expliquer « en quoi la consommation de foie gras serait utile aux femmes yézidies » .

Assurément, en s’intéressant à la souffrance animale, on en vient à se prononcer sur l’alimentation humaine, un domaine encore sacré et souvent tabou. Cela explique peut-être l’inconsistance du débat et la précarité de certains des arguments de ceux qui s’affichent pourtant comme des partisans de la cause animale. Plutôt que de réfléchir sereinement au message promu par les végétaliens, celui-ci est encore le plus fréquemment balayé sans ménagement. Pourtant nombre de contemporains souscrivent sans doute au mot de Paul McCartney, selon lequel « Si les abattoirs avaient des vitres, tout le monde serait végétarien ». A sa façon, le livre de Thomas Lepeltier y ouvre des fenêtres.

 

A lire également Nonfiction :

« Le véganisme : philosophie et art de vivre », au sujet de la revue Végane

 

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25 commentaires

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Heliodore

22/06/17 23:02
Cher Jeez,
Je me permets d’attirer votre attention sur le fait qu’un préjugé que l’on prend la peine de défendre n’en est plus un. C’est une simple question de logique, n’est-ce pas ? A moins bien sûr que vous considériez que les jugements qui ne sont pas conformes au vôtre doivent être tous décorés de ce beau titre de « préjugé » ? Je n’ai aucune espèce de préjugé sur la question qui nous agite. J’ai des convictions dont il me semble avoir fait la preuve qu’elles étaient étayées, et bien plus solidement que vous ne voulez l’admettre, plus solidement que les vôtres même si j’en juge par votre absence de réponse sur le fond.
La jolie phrase de Kundera que vous citez n’est qu’une manière de pirouette. Elle ne fait qu’affirmer que nous avons des devoirs vis-à-vis des animaux. Je ne l’ai jamais nié. Ce que je nie, c’est qu’il soit criminel de s’en nourrir.
Je pense qu’il est tout à fait nécessaire de lutter pour que les animaux soient élevés dans de bonnes conditions. Je trouve indispensable de veiller à ce qu’ils soient abattus en leur évitant le maximum de souffrance. Je partage votre indignation à la vue des enregistrements récemment réalisés dans des abattoirs. Néanmoins, je n’en tire pas les mêmes conclusions. Vous pensez que cela justifie que l’on s’abstienne de manger de la viande, et je vous soupçonne même, je dois l’avouer, d’en tirer la conclusion qu’il faudrait contraindre tous les affreux carnivores que nous sommes à s’en passer une bonne fois pour toutes.
Puisque que vous m’avez montré que vous maîtrisez bien le raisonnement par analogie, j’en ai imaginé un pour vous. Que dirait-on d’un militant qui, visitant en 1930 les usines d’automobiles de Detroit, auraient été particulièrement horrifié par le sort fait aux ouvriers qui y travaillent, proposerait que l’on interdise l’automobile et son usage comme foncièrement immoraux ? On dirait probablement que ce type est un imbécile. Évidemment, ce qui est en jeu n’est nullement l’automobile mais bien la rapacité des industriels qui les fabriquent. Il faut donc agir par des règlements, par des lois et par un contrôle accru afin de contraindre ces gens-là à respecter leurs employés. Je pense que vous m’avez parfaitement suivi.
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jeez

22/06/17 17:54
Merci pour cette bibliographie exhaustive..

J'ai dit "la connaissance détermine les motifs de l'action individuelle" et que je ne comprenais pas le rapport de cette dernière proposition avec la politique.

Et pour vous, je veux dire : "l'action individuelle n'est pas de la politique".

Comprenne qui pourra.
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Anonyme

22/06/17 17:29
L'action individuelle n'est pas de la politique ? Lisez sur Arendt sur ce point et à peu près tout ce que la philo et les sciences politiques ont produit sur le sujet.

Il y a des faiblesses de définition chez nos apprentis tchékystes...
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jeez

22/06/17 17:06
Et bien, allez au festival de Yulin qui se tient actuellement, vous devriez apprécier cette glorification de la nature humaine.

Bref...Vos propos ne pouvaient pas donner plus de crédit à la citation dans mon commentaire précédent.

J'abandonne, je vous laisse avec les préjugés qu'on vous a inculqués et que vous êtes prêt à défendre dès qu'ils sont menacés, mon espoir qu'un jour vous comprendrez, et cette citation "Le véritable test moral de l'humanité, ce sont les relations avec ceux qui sont à sa merci : les animaux".
(M. Kundera)
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Heliodore

22/06/17 16:13
Inutile d'ailleurs d'aller chercher des exemples aussi lointains pour moquer gentiment la naïveté du propos.

Première variation :
Nos prisons sont pleines de meurtriers mal informés. Mais il est évident que, dès que nous aurons organisé d'efficaces campagnes afin d'apprendre à ces gens qu'il est très mal d’assassiner son prochain, nous pourrons détruire ces affreux bâtiments. Ils ne serviront plus à rien.

Variation sur le même thème :
"La plupart des [conspirationnistes] ne le sont pas devenus par idéologie ou illumination ou que sais-je...ils le sont devenus simplement en apprenant, en s'informant, en se questionnant, en démêlant les nombreuses incohérences de notre société relatives [aux attentats du onze septembre / à la domination américano-sioniste / à la toute-puissance des Illuminati...]

Jeez, je vous concède bien volontiers que j'ai été léger dans ma critique de la recension de Jérôme Ségal. Apparemment, cela vous a conduit à me prendre pour un imbécile. J'ai joué le jeu, un peu à la manière du Huron de Voltaire et cela m'a permis de goûter en connaisseur chacun de vos beaux développements. La légère condescendance de celui qui sait s’y mêle de manière assez réjouissante à la suffisance du professeur. Le tout finit par sombrer dans une naïveté qui confine à la sottise.
Vous vous êtes trompé sur mon compte. La question du véganisme ne m’est pas entièrement étrangère. Il est vrai que je ne me suis jamais plongé dans l’œuvre de Tom Regan. Mais quel besoin aurais-je de le faire ? Vous m’avez-vous-même concédé que sa théorie du droit des animaux achoppe sur la question de la réciprocité qui est pourtant centrale dans la théorie du droit ? Il est vrai que je n’ai pas non plus ouvert les livres de Peter Singer. Mais il m’a suffi d’échanger quelques minutes avec vous pour mettre le doigt sur une limite quand même très gênante du modèle qu’il propose fondé sur une assez loufoque (Je ne suis pas sûr de nourrir pour Bentham la même passion que vous) pesée des intérêts des parties en présence.
En réalité, si je n’ai pas lu ces auteurs ce n’est pas parce que la question ne m’intéresse pas, encore moins parce qu’elle m’est inconnue. C’est parce que je pense que ces gens-là apportent de mauvaises réponses à des questions plus mauvaises encore.
On ne réforme pas la société en écrivant des traités de morale, et lorsque, par malheur, on y parvient quand même, cela est toujours pour le pire. Il y a une raison à cela. Une raison qui n’échappe pas à quiconque est un peu doué de cet esprit de finesse que Pascal opposait à l’esprit de géométrie. Une raison qui apparemment vous échappe complètement.
Pour vous faire comprendre de quoi il s’agit, je vous propose une petite expérience de pensée comme les affectionnent les philosophes anglo-saxons que vous semblez apprécier.
Imaginons deux extra-terrestres, deux braves géants, comme le Micromégas de Voltaire par exemple. Ils arrivent sur terre. Toute civilisation a disparu. Ils ne découvrent pour se faire une idée de ce qu’étaient les habitants de la Terre qu’une petite bibliothèque contenant deux fonds ? D’un côté, un fonds de littérature, avec les œuvres mettons de Balzac, de Flaubert, de Stendhal et de Proust (Soyons français !). De l’autre une bibliothèque philosophique avec disons Descartes, Kant, Hume, Bentham, pourquoi pas ?, et Peter Singer. Chacun lit l’un des fonds. Qui, d’après vous, aura de l’homme l’idée la plus juste ?
C’est parce que la philosophie n’est pas capable, non par essence sans doute mais du fait qu’un philosophe n’est rien qu’un homme, d’embrasser véritablement l’ensemble des éléments qui devraient être pris en considération dans chaque situation qu’il faut la considérer avec prudence. Souvent là où il faudrait de la chair, elle ne livre que des épures bonnes peut-être pour des géomètres mais dont nous autres humains n’avons rien à faire. Un monsieur comme Peter Singer est sans doute un brave homme. C’est aussi un type très intelligent. Mais pour ce qui est de juger de l’homme, j’en connais beaucoup qui valent bien mieux que lui.
« Quand nous achetons de nouveaux vêtements, pas pour avoir chaud mais pour être « bien habillé », nous ne satisfaisons aucun besoin important. » Voici une citation de lui que l’on peut lire sur la page Wikipédia qui lui est consacrée. Un type qui écrit de pareilles inepties, tout en étant en plus persuadé d’œuvrer pour le bien de l’humanité, comment le prendre tout à fait au sérieux ? Ignore-t-il vraiment qu’on peut mourir pour une cravate ? N’a-t-il jamais visité un musée des arts premiers où s’étalent sous nos yeux émerveillés les mille parures inventées par les hommes de tous les continents depuis toujours pour satisfaire ce besoin sans importance ? Peter Singer est très probablement un misérable puritain, ce qu’on appelait il y a peu encore, un pisse-froid. Et le véganisme est typiquement une idéologie de pisse-froid.

Je crois que le mot qui caractérise le mieux ce genre de pensée, c’est le mot « kitsch » dans le sens que lui donnait Milan Kundera dans l’Insoutenable Légèreté de l’être :
« Le kitsch, par essence, est la négation absolue de la merde ; au sens littéral comme au sens figuré : le kitsch exclut de son champ de vision tout ce que l'existence humaine a d'essentiellement inacceptable. »
Restons des hommes, rien que des hommes et mangeons de la viande.

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