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Atelier n°1 : Maison d'éditions 2.0. Faut-il tout réorganiser ?
[vendredi 11 janvier 2013 - 09:00]

Sur l’organisation d’une maison d’édition à l’ère du livre numérique, se pose la question de savoir s’il faut un service numérique sectoriel ou quelque chose de plus transversal et diffus au sein de l’organisation et du processus d’édition. Le numérique implique, pour les différents services d’une maison d’édition, une nouvelle manière de coopérer. La difficulté étant de créer une interaction intelligente entre la vie du papier et la vie du numérique. De manière plus globale, se pose également pour les maisons d’éditions la question du choix entre l'internalisation ou l'externalisation de la compétence numérique.

Cette première table-ronde a abordé trois angles :

- Comment fait-on un livre numérique ? Ce qui n’était pas évident pour les fabriquant traditionnels de livres.

- Comment les vend-on ? Ce qui soulève le problème de la distribution mais également celui de la diffusion. Quels sont les relais de vente ?

- Qu’est-ce qu’on fait comme livre numérique ? Les outils du livre numérique n’étant pas nécessairement adaptés au livre papier.

Pour certains participants, la vraie question est celle de la diffusion des livres numériques, avec entre autres la question des méta-données. Cela suppose une évolution de toutes les structures (éditeurs, librairies…), notamment pour faire face à l’arrivée de nouveaux entrants sur le marché qui ne viennent pas du monde du livre. Il y a d’importantes marges de progrès en B2C  et webmarketing. Aujourd’hui, les maisons d’éditions ont encore trop tendance à faire rentrer le livre numérique dans le même circuit que celui du livre papier, alors que le système de diffusion doit être différent. Avec l’enjeu, pour les éditeurs, de garder la main sur le marketing du livre numérique pour contrer la tendance à la désintermédiation.

Pour les services commerciaux, plus précisément, les questions sont de savoir comment on vend du numérique, comment on s’adresse aux lecteurs. Certains participants font le constat d’un déport phénoménal de l’attaché presse sur le numérique. Mais il s’agit d’une nouvelle fonction remplie par défaut, en l’absence de réel  poste spécifique au travail de communication sur Internet. Les maisons d’édition devraient réfléchir à développer en leur sein une vraie fonction de community management. Mais demeure toutefois la question de savoir comment faire une véritable animation commerciale sur le livre numérique. Pour certains secteurs, comme la BD ou le manga, où les lecteurs sont déjà très habitués à la lecture numérique, mais gratuite sur Internet, la question se pose d’équiper les ménagers pour un usage commercial du livre numérique.

Toujours sur le marketing, certains éditeurs font état d’un calendrier sensiblement différent du livre papier. Le livre numérique connait d’autres moments forts que la rentrée littéraire, comme la saison estivale par exemple.

Au-delà du développement d’un marché du livre numérique, au demeurant encore marginal, les maisons d’édition doivent être attentive à une autre révolution du numérique : l’archivage numérique et, plus encore, l’impression numérique. Cette dernière permet notamment de faire revivre des livres épuisés et de faire des tirages parfaitement ajustés à la demande. La gestion se fait alors différemment.

Si le livre numérique demeure encore aujourd’hui marginal, certains secteurs spécifiques de l’édition vivent d’ores et déjà une révolution. C’est notamment le cas pour l’édition universitaire, notamment pour la production de revues académiques. Certains participants n’hésitent pas à dire que le numérique a sauvé cette branche de l’édition.

Certains participants font le constat d’un important retard chez certains éditeurs de numérisation de leur catalogue. Pour eux, c’est l’offre qui va faire exploser la demande. Le numérique devient intéressant pour les lecteurs à partir du moment où ils peuvent accéder à un catalogue complet.

 

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