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Atelier n°6 : Les nouveaux modes de commercialisation du livre numérique
[vendredi 11 janvier 2013 - 09:00]

"Le livre numérique est un produit très peu connu du grand public", analyse, lors de ce 6ème atelier, une employée des Centres Leclerc. "Si l'on veut que les lecteurs s'approprient ce livre, il faut que cela passe par des lieux physiques", ajoute-t-elle. Car avec l'arrivée du livre numérique, et des géants comme Amazon ou Apple, les habitudes des vendeurs et des acheteurs se modifient. "La plupart des libraires sont quant même allergiques au numérique !", s'agace un participant. Christophe Grossi, libraire en ligne et blogueur sur epagine.fr, explique que la librairie La Procure a expérimenté la vente de livres numériques via des bornes installées au sein même de la librairie : "Les gens avaient l'impression que les bornes étaient des outils de consultation. En plus, les libraires partaient dès que quelqu'un leur posait une question. Ca a été un échec..." Un constat, général, que dément une employée de la Fnac : "Kobo s'appuie sur des librairies. Les acheteurs de readers sont avant tout des gros lecteurs, pas des geeks !"

Côté éditeur, la commercialisation des ouvrages numériques pose aussi question : "Dans la vente au consommateur, il y a certes la vente du livre papier, mais pour le numérique, on peut aussi penser abonnements ou feuilletons, avec des prix pour le lecteur et des rémunérations pour les auteurs différents", avance Hélène Bourguignon, des Presses de Sciences Po. "On fait déjà de l'abonnement papier. Mais l'abonnement numérique, on n'arrive pas à l'exploiter aujourd'hui", lui répond Stéphane Aznar, des éditions Harlequin. "Dans le marché éditeur-bibliothécaires, il existe l'achat de licences ou de bouquets. Certains éditeurs revendent des licences à 150 % du prix papier !", défend Hélène Bourguignon.

Alors que beaucoup de participants notent que le marché du livre numérique n'est pas totalement mûr dans l'Hexagone, nombreux sont ceux qui voient une complémentarité numérique/papier plutôt qu'une concurrence : "Les digital native achètent encore des objets physiques. Le livre reste un objet culturel autonome, à l'inverse du film ou de la musique", note Arnaud Lionel, directeur BD-manga des éditions Glénat. Pour Raphaëlle Liebart, de Christian Bourgois éditeur, le livre numérique ne peut se penser sans le livre papier : "Les livres numériques qui se vendent le mieux sont les livres papiers qui se vendent le mieux... Comme pour le papier, les livres numériques ont besoin de la presse."

 

* Lire aussi sur nonfiction.fr et livreshebdo.fr :
- Tous les comptes-rendus de cette journée professionnelle
Au CNL, le numérique dans tous ses états 
Journée sur le livre numérique réussie au CNL 

 

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