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Coordinateur du pôle politique

La phrase

Au nom de quoi devrais-je m'abstenir de penser que les oeuvres de Bach ou Mozart sont infiniment plus profondes, plus riches et plus précieuses à tous égards que le tambourin ou le flûtiau de ce que Lévi-Strauss appelle les "sociétés sauvages" ? Un tel jugement de valeur n'implique nulle xénophobie, pas davantage la moindre volonté colonisatrice ou impérialiste, simplement l'expression d'un choix dont on voit mal au nom de quelle morale débile il devrait être interdit. 

Luc Ferry, Le Figaro, le 9 février 2012.

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Culture de rupture
[vendredi 01 février 2008 - 11:00]
"La culture a besoin d’aide si on ne veut pas que la loi du profit à court terme ne décide…". Tels étaient les mots du candidat Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle.

Le 1er août 2007 le nouveau président de la République adressait une lettre de mission à la Ministre de la Culture et de la communication Christine Albanel. Celle-ci s’applique à définir comme priorité aux politiques de l’Etat la "popularité" de l’offre culturelle. Cette lettre de mission suggère également de "veiller à ce que les aides publiques à la création favorise du public" au nom de "l’obligation de résultats". Il est vrai qu’aujourd’hui aucun directeur de théâtre ni artiste ne se soucie d’avoir une salle vide ou des spectateurs déçus… L’évaluation ministérielle de Christine Albanel par le cabinet Mars & Co, annoncée début janvier, se basera dans le même esprit sur "l’évolution de la fréquentation des musées".

Aujourd’hui, l’incompréhension et le mécontentement sont grands dans le monde de la culture. Les appels se multiplient. Depuis le 15 octobre, une contre-lettre de mission adressée à madame Christine Albanel a déjà recueillie plusieurs centaines de signatures, et rencontre chaque jour de plus en plus d'écho . Ce manifeste contre-attaque en répondant méthodiquement, point par point, à la lettre du président de la République. Certains ajouts ou reformulations peuvent paraître anodins, des détails, mais produisent au final une tonalité radicalement différente, qui pointe d'autant mieux les déviances et les préjugés dont l'original est victime.

Ce projet initié par Jean-Gabriel Carasso, directeur de l’Oizeau rare , compte notamment comme premiers signataires Philippe Meirieu, Nicolas Frize (compositeur) ou encore Jean Jack Queyrannne, Président du Conseil Régional Rhône-Alpes et ancien ministre.

Voir, en vis-à-vis, les deux lettres de mission, dont une que vous pouvez signer, en tant que "citoyen libre".

"Quant à la révolution numérique, elle doit être l’occasion de conduire un public toujours plus nombreux vers le patrimoine culturel français et de langue française [...]". Monsieur le Président, Nonfiction.fr est là pour ça.
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