Je ne crois à l'éclatement, ni de la droite, ni de la gauche, parce que le système présidentiel l'empêche. [...] Du reste, pour le moment, la droite était au bord de la guerre civile et pourtant, elle n'a pas éclaté. Maintenant, Copé et Fillon sont copains comme cochons. Pourquoi ? Parce que les règles institutionnelles les empêchent de s'entre-tuer, même chose au PS. 
Jacques Julliard, entretien à nonfiction.fr
La présidente du Front national estime aujourd'hui que le seul espace de liberté est incarné par le Parlement. "Il n'y a plus d'élection présidentielle. A partir du moment où ils ont voté le Traité de Lisbonne contre l'avis des Français, ils ont transféré la souveraineté nationale à Bruxelles. Il s'agit aujourd'hui d'élire des fonctionnaires, des employés de banque, de la BCE plus qu'un président de la République (…).Evoquant son souhait d'un système où la proportionnelle serait intégrale, Marine Le Pen, qui a lancé sa campagne législative sous le nom de « Rassemblement bleu marine », a poursuivi: "je vois une Assemblée nationale où enfin le peuple sera revenu dans sa maison et qui pourra empêcher la déliquescence économique, sociale, identitaire de notre pays".
Exclue du second tour de la présidentielle, la présidente du Front nationale estime cependant que "la victoire est inéluctable. Je crois que nous allons arriver au pouvoir. Je pense que nos idées seront bientôt majoritaires. Elles avancent dans des proportions spectaculaires. Les Français s'aperçoivent que nos idées étaient justes".
La normalisation du parti reste visiblement la priorité de Marine Le Pen. "Je ne suis pas d'extrême-droite, je suis la représentante d'un parti national et patriote. Je dénie et refuse ce terme d'extrême-droite volontairement péjoratif qui a été utilisé par des organes de presse pour nous mettre dans des sacs avec des gens infréquentables, a-t-elle déclaré. Marine le Pen n'exclut d'ailleurs pas de changer le nom du parti: "si le Rassemblement bleu marine est un succès, nous nous poserons la question de le perpétuer".
7 commentaires
Diallo
A moins qu'ils ne soient eux aussi pas d'extrême-droite.
zoe22
françois
Tigo
C'est mieux ainsi? Comme ça, on vous l'a fait à l'endroit, maintenant on vous le fait à l'envers.
Reflechissons
Au-delà, il faut comprendre que MLP ne se situe pas dans le clivage droite-gauche. Dumoment que les deux candidats sont européistes et mondialistes, il n'y a aucune nécessité pour le FN de soutenir l'UMP sous prétexte que tous deux sont de droite. L'UMP n'est pas de droite : c'est un parti mondialiste ; le FN n'est pas de droite, c'est un parti souverainiste. Pourquoi aller voter pour l'UMP, pour un parti qui, en plus, vous injurie et vous considère comme un pestiféré ? Pour éviter des bagatelles telles que le mariage homosexuel ou le vote des étrangers ? Rappelons sur ce dernier point que si Sarkozy ne veut pas du droit de vote des étrangers, il travaille dans le même sens que Hollande puisqu'il naturalise à tour de bras.
Résumons : pas de réciprocité et de respect égale aucune nécessité pour MLP de s'immoler pour l'UMP, d'autant qu'il n'y a pas d'affinités politiques ni proches ni lointaines. La brisure est entre ceux qui croient en la France et et ceux qui n'y croient plus. Entre le parti de la France et le parti de l'étranger.
Croire que Sarkozy sera mieux que Hollande, c'est faire preuve de naïveté. Refuser de voir la nécessité de casser les combines et les copinages à l'assemblée (c'est cela le sens de TOUT CASSER), c'est manquer de lucidité et de courage.
Bref, Yulia, vous feriez mieux de vous informer aillers qu'au Figaro Magazine.