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Le numérique en première ligne du rapport Attali
[jeudi 24 janvier 2008 - 17:00]
Ce mercredi 23 janvier, la commission Attali à remis son rapport pour la libération de la croissance française, 245 pages qui présentent "300 mesures pour changer la France". Le rapport est  désormais disponible en libre consultation sur internet. 

Dans les "20 décisions fondamentales" qui résument le rapport,  près du quart concernent le numérique, un secteur que la commission perçoit comme le fer de lance de la futur croissance économique française. On peut citer parmi les mesures préconisées : l’intégration de l’informatique aux groupes des savoirs fondamentaux dont les bases doivent être maitrisées à la sortir de l’école primaire, des mesures pour redynamiser la recherche informatique, la création de villes nouvelles (désignées come "Ecopolis") intégrant développement durable et technologies de communication, et plus généralement une série de mesures visant à repositionner la France pour qu’elle devienne à terme un leader dans les "secteurs de l’avenir". 

Certaines parties du rapport sont particulièrement intéressantes comme par exemple les décisions 53 et 54 qui proposent de rendre le respect des normes ISO (normes publiées par l’Organisation Internationale de Normalisation) obligatoire dans les appels d’offres (et plus généralement de promouvoir "les services labélisés au niveau européen"), Microsoft qui soutient le standard OpenXML ne doit pas être particulièrement ravi. La disposition 58 se propose de soutenir ouvertement les logiciels libres en préconisant de porter leur part à "20% dans tous les développements publics",  cette disposition propose également de "considérer fiscalement les aides aux communautés des logiciels libres comme de mécénat de compétence". 

Nous l’avons compris, le numérique et l’informatique constituent l’un des grands axes qui articulent un rapport plus qu’intéressant qui propose des orientations audacieuses sur des thèmes aujourd’hui centraux pour la croissance française.


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Crédit photo: www.flickr.com/ "fredcavazza"
Vassily A. KLIMENTOV

1 commentaire

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robin

01/02/08 17:37
Vouloir soutenir les standards technique est une bonne intention, obliger au respect systématique des normes ISO est malheureusement une idée se révélant particulièrement stupide en pratique.

En effet, on trouve sous le label ISO à boire et à manger, et encore diverses choses bien moins sympathiques. Un exemple type: le corps des spécifications MPEG. Si elles brillent dans les codages audio et vidéo, les normes MPEG (qui sont toutes estampillées ISO) couvrant d'autres domaines sont d'une qualité remarquablement basse. La raison en est simple: ces spécifications (la plupart des chapitres de MPEG-4, MPEG-7, MPEG-21, etc.) ne servent qu'à promouvoir les produits propriétaires de certaines sociétés en leur donnant un label "standard". Elles se laissent donc entre elles faire leur petit bout de norme pour des besoins purement marchands, et sans aucune logique d'applicabilité industrielle, ou de vision sociale. Un autre intérêt des ces organismes est de permettre à divers mammouths de la recherche (par exemple Orange) de maintenir une illusion de valeur autour de leur portefeuille de propriété intellectuelle en échangeant l'usage de leurs brevets les plus inutiles entre eux.

De surcroît l'ISO n'a aucune cohérence d'ensemble. Sur certains domaines l'ISO a ratifié la normalisation de spécification couvrant exactement le même domaine, mais contradictoire entre elles. L'exemple souvent cité est la binarisation XML, où l'ISO a créé trois normes différentes, dont aucune ne répond aux besoins du marché.

Finalement la représentation à l'AFNOR est largement un cache-sexe pour quelques grosses sociétés où le copinage prime sur la valeur d'une norme. Il en va de même pour les organismes nationaux dans beaucoup d'autres pays. J'ai vu des normes être acceptées par tous les pays alors que leurs représentants avaient été alertés de défauts majeurs — ils ont néanmoins préféré maintenir de bonne relations plutôt que d'intervenir.

Aussi, l'ISO n'a aucun objectif social, quand d'autres organismes de normalisation ont compris que la technologie devait se plier aux besoins de la société. C'est ainsi que bien des spécifications ISO ne prennent pas en compte les besoins des handicapés par exemple. Le fait que la plupart des spécifications ISO ploient sous le poids des brevets (et donc des royalties qu'il faut payer pour les utiliser), et le fait qu'il faille payer pour obtenir la plupart des normes qu'ils produisent — le tout pour se voir livrer un document Microsoft Word donnent une bonne idée de leur sens de l'ouverture et de la transparence.

Pour conclure, l'ISO fait du bon travail sur certains domaines mais pas sur tous — notamment dans le domaine technique où certains bons efforts sont souvent noyés au milieu de beaucoup d'incompétence. Accepter sa production tout de bloc est donc une idée dangereuse.

J'aimerai pointer vers d'autres organismes dont il serait possible de valider toute la production, et bien que la plupart soient meilleurs que les pires exemples ici cités il n'en existe pas. Le seul moyen applicable de bien soutenir ces normes serait d'avoir un organisme national choisissant celles qui sont bonnes. Une réforme de l'AFNOR la rendant à la plus démocratique et plus méritocratique pourrait lui permettre de tenir ce rôle.

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